Étranger

Pro-Russia-TV

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de La Voix de la Russie. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation. Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par le mainstream médiatique français, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 21 janvier 2013 :

  • L’Islam : des données bien différentes en France et en Russie
  • Immigration : les rois de France exilés dans leurs tombeaux pendant que Vladimir Poutine protège la Russie
  • Piraterie en Somalie : Quand la France casque, la Russie cogne.
  • Mali : Hollande ne sait plus ce qu’il a dit, alors sait-il encore ce qu’il fait ?
En bref et en détail :
  • Syrie : la presse indépendante assassinée, à qui profite le crime ?

 

Islam en Europe – La France n’est pas la Russie

Il n’est un secret pour personne que la religion musulmane pose de plus en plus de problèmes tant en France que dans le reste de l’Europe. L’Islam, seconde religion du pays, est devenu en très peu de temps un instrument politique majeur capable de modifier le fonctionnement d’une France fille aînée de l’Église puis de la République. À moins de se voiler … la face, et de nier la réalité, nombre de revendications sont le fait de minorités ethnico-religieuses qui souhaitent modifier profondément le paysage français en imposant des coutumes ou des conceptions étrangères tant sur la forme que sur le fond. Par le biais d’une immigration massive imposée à la population, la société civile est bouleversée. Le terrorisme intellectuel du politiquement correct anglo-saxon s’est imposé aux Français par l’abandon ou la collaboration des élites politico-médiatiques. Il dénie le droit aux réfractaires de réagir et les accuse au mieux d’islamophobie, au pire de racisme, les vouant ainsi à des condamnations dignes de fatwas judiciaires.

Pourtant, la place de l’islam occupe dans la vie quotidienne de nombreux Français n’est nullement représentative de son importance dans la société civile. En réalité, ce n’est pas la religion qui est en soi problématique, mais l’utilisation politique qu’en retirent certaines populations qui refusent de s’intégrer au schéma national ou certains lobbys qui délitent le pays pour mieux y régner. De par sa proximité géographique et historique, le monde musulman est depuis sa création en relation avec le monde chrétien, alternant périodes d’oppositions et périodes d’échanges. Tout au long de son histoire, la France, fille aînée de l’Église catholique, a toujours entretenu des relations avec des populations ou des états musulmans sans que la question religieuse ne soit un obstacle.

En Russie, comme en France, l’Islam n’est que la deuxième religion du pays. Mais le modèle russe présente une situation d’équilibre éthique et religieux unique en son genre. Aux antipodes du communautarisme anglo-saxon ou d’un égalitarisme forcené à la française, la société russe reconnaît la présence de l’islam comme une partie structurante de son identité historique, mais pas à n’importe quel prix. Regroupant la plus importante communauté d’Europe, avec près de 20 millions d’adeptes sur une population totale de 142 millions, la particularité de l’Islam en Russie repose sur le socle d’une quarantaine d’ethnies. L’Islam est apparu dans la deuxième moitié du VIIe siècle dans le Caucase Nord, presque concomitamment à la christianisation du pays à la fin du Xe siècle. Mais on peut véritablement commencer à dater l’histoire de l’Islam en Russie à partir de 1552 avec la prise de Kanha de Kazan par Ivan le Terrible. Plus tard, la révolution bolchévique s’attaquera aux religions traditionnelles et détruira autant les églises que les mosquées. Depuis, de nombreux lieux de culte ont été reconstruits, principalement en Asie Centrale. La renaissance religieuse en Russie a entrainé l’identification des musulmans de Russie en tant que force politique, mais pas au point de confondre identité nationale et identité religieuse. Il est vrai qu’il n’existe pas de communauté musulmane unique en Russie tant les expressions varient en fonction des populations autochtones et des sphères ethnico-géographiques. D’origine altaïque, ses populations souvent turcophones pratiquent un islam moins intégriste que les populations du Proche-Orient. La région Volga/Oural représente un bel exemple d’harmonie réussie entre orthodoxes, musulmans et païens. Les religions sont des éléments culturels encore structurants dans les villages nationaux et sont aussi des facteurs d’identité parmi d’autres. Cela tient à l’histoire impériale d’un état multiethnique qui n’a jamais cherché à assimiler ses populations allogènes. Du reste, il n’a jamais été question de faire en sorte que les Tatars deviennent Russes. Car il n’y avait pas de distinction entre Russes et Tatars. Le Tsar Boris Godounov lui-même était Tatar. Le rejet et les marques d’islamophobie récemment apparus en Russie concernent un islam plus ostentatoire et plus provocateur.

Les islamistes autochtones étant très peu nombreux, la participation d’islamistes radicaux aux conflits régionaux ne doit pas être vue comme le signe d’un clivage religieux, car la plupart d’entre eux sont d’origine étrangère. Les attentats qui se succèdent depuis cet été contre les hauts personnages de l’islam marquent le début d’une diffusion de l’islamisme halogène soutenu par des puissances étrangères comme c’est le cas en Europe, en Syrie, au Mali, en Libye et dans beaucoup d’autres zones. Les mêmes méthodes de délitement et de haine sont à l’œuvre, l’empire anglo-saxon les utilise depuis plus de 200 ans. Ce qui est nouveau, c’est l’union de pétromonarchies partageant la définition d’un islam totalitaire. La Russie est à la croisée des chemins et se retrouve l’objet d’attaques multiples. Son existence même incarne une alternative au modèle de ces deux puissances suprématistes. L’une matérielle visant à la création d’un monde unipolaire basé sur la puissance atlantiste, l’autre se voulant religieuse, mais qui tend à imposer sa définition unique d’un islam rigoriste ne tolérant aucune autre forme de spiritualité. Deux visions dominatrices et totalitaires qui associent leurs moyens pour faire ployer les puissances opposées à leur hégémonie. Les peuples d’Europe, d’Afrique ou d’ailleurs sont aujourd’hui en première ligne de cette lutte sans merci. Mais ils ne sont plus seuls, dorénavant, c’est à chacun de prendre conscience de leurs vrais ennemis et des nouveaux jougs que l’on veut leur imposer.

 

Face à l’immigration – Les méthodes française et russe

Quand le Front National de Jean-Marie Le Pen parlait dès les années 80 d’immigration-colonisation, le mainstream politique médiatique français hurlait à la démagogie, au populisme, au racisme et au passage il changeait quelques lois pour restreindre la liberté d’expression. Là, il va être difficile de polémiquer ou d’interdire puisque c’est le très officiel Institut national des statistiques et des études économiques, la très célèbre INSEE, qui le dit. Dans le département de Seine-Saint-Denis, autrefois connu dans les livres d’histoire pour sa basilique nécropole des Rois très chrétiens de France et dont la spécialité actuelle serait plutôt le barbecue de voitures, un enfant de moins d’un an sur deux est né d’une mère immigrée.

On peut parler de contre-colonisation comme l’écrivain Renaud Camus ou de colonisation de peuplement comme Marine Le Pen et Car Lang, les leaders de la droite nationale en France, ou encore de projet pervers et dégueulasse du patronat comme le disait Alain Soral, le charismatique leader d’égalité et réconciliation dès 2002 en parlant du regroupement familial. Peu importent les formules, les faits sont bien là. Les Rois de France seront bientôt des expatriés dans leurs tombeaux comme de simples Depardieu, mais eux ne l’auront pas choisi.

Le problème n’est pas que français. À Londres, les Anglais de souche sont déjà minoritaires : 54% des élèves de primaire et 48,5% des élèves de secondaire ne parlent pas l’anglais comme première langue. Il existe bien une volonté de briser, de diluer et au final de faire disparaître l’identité des nations européennes afin de transformer un berceau de civilisation en caddy de consommateur.

La Russie elle aussi est confrontée à ce problème, mais elle le prend à bras-le-corps. Le président Vladimir Poutine a signé toute une série de lois visant à durcir la lutte contre l’immigration illégale et organisée. Il est prévu dans le nouveau dispositif de punir tant les travailleurs étrangers illégaux que les organisateurs des migrations illégales, et donc ceux qui leur prêteraient assistance. L’entrée en Russie sera dorénavant interdite pendant trois ans aux étrangers ayant violé précédemment le délai de séjour dans le pays. Et les peines seront plus dures pour les organisateurs des migrations illégales qui pourront être condamnés jusqu’à 7 ans de réclusion. De quoi en faire réfléchir plus d’un quand on sait que les prisons russes ne disposent pas des mêmes conditions de rétention qu’en France, même si elles sont plus saines que les prisons délabrées de Marseille ou de Rouen. Moscou estime comme dans tous les pays mesurés qu’il est nécessaire de contrôler les migrations. La Russie s’accorde à juger ces nouvelles mesures positives parce qu’elles rendent le marché du travail plus transparent et encadré.

80% des migrants qui arrivent en Russie sont citoyens de la CEI. Contrairement à la France qui abandonne toute défense et qui réserve plus de droits et de prestations aux immigrants qu’aux nationaux, la Russie, elle entend maîtriser le flux des populations qu’elle accueille. Les villes russes ne connaissent pas de « quartiers ghettoïsés » ni d’émeutes ethniques comme en France. Le taux de criminalité à l’égard des citoyens étrangers est en baisse en Russie, alors que la population migrante a augmenté de près d’un tiers par rapport à l’année dernière. Ce qui confirme que la situation économique dans le pays est satisfaisante. Les gens se rendent en Russie pour travailler. Ces mesures démontrent que la Russie met le cap sur une nouvelle politique de migration attrayante pour les migrants légaux et dure pour ceux qui violent les lois. Bref, tout le contraire de la France et de l’Union Européenne. Et pour cause, la Russie, elle, a décidé de rester russe.

 

Face à la piraterie – Les méthodes française et russe

Il n’y a pas à dire, la France et la Russie n’abordent pas les problèmes de la même façon. Prenez la piraterie au large de la Somalie, dans le golfe d’Aden et dans l’Océan Indien. La France y a subi des prises d’otages, des pertes aussi et ses navires y sont régulièrement attaqués. L’affaire la plus célèbre fût sans doute celle du Ponant, un luxueux voilier de croisière dont les 30 membres d’équipage furent pris en otage par un groupe appelé les « Somali Marines », l’un des groupes de pirates locaux les plus puissants. Une rançon est exigée : 2 millions de dollars américains. Le 1er avril 2008, deux gendarmes du GIGN et un commando de marine du groupe Hubert font l’échange avec les otages. Mais la marine piste les pirates qui se dispersent à terre. Un 4×4 est neutralisé par un commando qui appréhende 6 hommes en arme et une partie de la rançon. Ils sont alors transférés sur la frégate Jean Bart pour être jugés en France.

Le verdict a été rendu au mois de juin. Nous ne contesterons pas une décision de justice d’un pays souverain, nous ne ferons que rapporter les faits. Alors qu’ils ont tous été arrêtés dans un véhicule transportant la rançon et des armes moins d’une heure après un acte de piraterie, alors que le ministère public réclame ente 10 et 15 ans de prison, deux Somaliens sont acquittés, un autre est condamné à 4 ans et sort donc libre du tribunal, deux autres à 7 ans, et vont pouvoir dès à présent demander une remise de peine et une libération anticipée et le dernier, le seul à avoir avoué, a été condamné à 10 ans.

La France généreuse va accorder 90.000 euros, oui vous avez bien entendu 90.000 euros, à chacun des deux Somaliens acquittés pour indemnisation de détention injustifiée. Ils pourront bien évidemment rester en France. Au final, vus les moyens militaires déployés, et les risques encourus par nos soldats (d’ailleurs les familles de ces soldats auraient-elles touché elles 90.000 euros si l’un des commandos avait été tué au cours de la mission … on en doute vu qu’ils n’arrivent même pas à toucher leur solde depuis deux mois), vus également les frais de justice, les frais de détention et en prime vus les dommages et intérêts versés, on peut se demander si la France n’aurait pas dû laisser l’armateur payer la rançon, qui aurait été remboursée par les assurances et donc par les contribuables français. La note aurait été moins lourde assurément.

Ou alors, on aurait pu aussi appliquer la méthode russe. Voici un film tourné par des commandos de la marine russe quand de biens imprudents pirates somaliens ont cru attaquer un navire de commerce. Dommage pour eux, c’était un navire de guerre. La suite en images.

Navire arraisonné, pirates appréhendés, armes saisies et le tout mis hors d’état de nuire. Nous n’avons pas plus de renseignements sur le sort des pirates, mais une chose est sûre, les contribuables russes, eux, n’ont pas eu à verser 90.000 euros à chacun.

 

La Hollandie au Mali – Areva a de l’influence

François Hollande : Nous ferons en sorte de soutenir logistiquement, avec aussi de la formation, cette préparation. Mais en aucun cas, la France n’interviendra elle-même au Mali, parce que là encore, ce n’est pas ce que nous voulons faire. Je m’en suis expliqué dans un discours prononcé devant les députés du Sénégal, pour dire que nous avions avec l’Afrique une relation et de confiance par rapport à ce qu’est l’avenir de cecontinent, et de respect. Et que si nous sommes aux côtés des Africains, pour qu’ils puissent assumer leur propre développement et leur propre sécurité, ce sont eux et eux seuls qui en décident. Et ils l’ont montré. Je voudrais ici saluer cet engagement et cette prise de responsabilité par les présidents de ces pays de la CDAO.

Mais quelle mouche a piqué le président de la République française ? Engagé en novembre à ne pas intervenir directement au Mali, François Hollande a donné son feu vert à une intervention militaire. Il déclarait pourtant vouloir rompre avec la politique menée jusqu’à présent et appelait les pays africains à l’émancipation. Le caractère indolent de certains états ou la volonté algérienne de parvenir à une solution politique ne coïncidait visiblement pas avec un certain calendrier. Malgré la version officielle développée par le mainstream médiatique, ce n’est pas la France qui fait la guerre au Mali dont l’instabilité est le résultat direct de l’intervention de l’OTAN en Lybie. À qui fera-t-on croire en effet que la France sous tutelle permanente de la puissance atlantiste et dont le commandement militaire a été intégré à l’OTAN aie pu agir ainsi sans avoir obtenu une autorisation voire une aide à la planification d’une telle action. Au mieux, est-elle devenue le représentant local d’un empire qui délègue une partie de ses objectifs géostratégiques.

Le Mali est un pays clé pour ses ressources minières et les hydrocarbures exploités par ces firmes internationales. Mais elle est aussi située sur l’axe transversal Est-Ouest que développent les États-Unis dans leur projet de nouvelle route commerciale vers l’Asie, quitte à diviser le continent africain en deux selon la coulée du Sahel pour intégrer sa partie nord à l’OTAN. Comment oublier que bon nombre des cadres de cette armée islamiste formée et encadrée par les Américains ont permis le renversement du président malien permettant le chaos et la partition du pays. AQMI ou Al-Qaida au Maghreb Islamique est étroitement lié au groupe libyen combattant islamiste au nom duquel la France est intervenue sur la demande du péripatéticien-pacificateur BHL. Au nom des pseudo-révolutions populaires arabes, le réagencement géopolitique a commencé.

Envahie par procuration, la Lybie est en guerre civile permanente provoquant la partition du pays, mais surtout la création d’un sanctuaire de ce que les médias nomment Al-Qaida. Véritable tremplin d’invasion d’autres pays au moyen de terroristes lourdement armés, entraînés et financés par l’OTAN, comme en Syrie ou au Caucase d’ailleurs. Provoquant autant de casus belli, les puissances occidentales ont ainsi un prétexte à l’invasion et une source de mercenaires quasi inépuisable. Ces conflits attirent de nombreux radicaux fanatisés par un hypothétique projet de Kalifa mondial. Servant à la fois de miroir aux alouettes pour certains musulmans, et d’épouvantails pour les populations occidentales.

L’Algérie qui a des frontières communes avec la Libye comme le Mali craint à juste titre la radicalisation de la région. En effet, le débordement du conflit pourrait provoquer une déstabilisation et l’éclatement d’une guerre civile, alors que les autorités avaient su jubiler les tentatives de subversion durant les phases préparatoires du printemps arabe. Ce que sait parfaitement notre ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, qui n’a pourtant pu s’empêcher d’impliquer l’Algérie malgré le souhait contraire de cette dernière. La France, après avoir recopié le programme présidentiel d’Obama, utilise jusqu’aux recettes les plus éculées de la propagande américaine. Véritable viol des consciences, une intense préparation médiatique prépare l’opinion publique à un recours violent, parce que nécessaire, pour contrer une menace terroriste islamiste que l’on a soi-même contribué à développer, voire créée de toutes pièces.

Les démocraties occidentales ne sont que les ombres d’elles-mêmes. On ne consulte plus les populations, mais on les manipule sciemment afin d’obtenir leur adhésion contrainte et forcée. Nulle voix ne s’élève dans le monde politico-médiatique pour dénoncer ce que chacun sait. L’objectif recherché n’est pas d’apaiser les tensions au Mali ou ailleurs, mais au contraire de créer des situations de chaos permanent devant faciliter l’avènement d’une nouvelle organisation régionale, mais également mondiale autour de la puissance atlantiste. Tout en s’accaparant bien sûr au passage les richesses géostratégiques, ce qui permet de s’arroger un pouvoir durable vis-à-vis des puissances émergentes, mais quasi-dépendantes comme la Chine ou le Brésil. De cet engagement, comme des précédents Libyens ou Afghans, la France ne retirera aucune sécurité ni prospérité. Au contraire sera-t-elle peut-être la victime d’attentats sur son sol comme à l’étranger commis officiellement par des membres de la nombreuse communauté immigrée malienne ou de fanatiques musulmans ayant été formés et équipés d’armes puissantes par ses soins. À moins qu’ils ne soient eux-mêmes manipulés par des officines ayant intérêt à attiser les tensions. Et il ne faudra plus compter comme jadis sur l’aide précieuse de la Syrie qui fut la principale source d’informations contre les menaces terroristes qui planaient sur la France. La France en ressortira une fois encore meurtrie et divisée. Endetté, le pays se vend au plus puissant et n’a plus les moyens de sa politique, si tant est qu’elle en ait une et non celle imposée sur une feuille de route. Le changement est certes pour maintenant, mais pas celui que les Français espéraient, bien au contraire. En Hollandie, une fois de plus, les responsables ne seront pas coupables.

 

En bref, mais en détail : L’actualité de la semaine

La Syrie toujours agressée – Le Pouvoir légal tient bon

Si l’on en juge les titres de la presse française, il ne se passe rien de nouveau en Syrie, ou presque. Hafez el Assad demeure l’ignoble dictateur que les démocraties de droit divin s’évertuent à chasser du pouvoir afin de le présenter au tribunal des vainqueurs, euh excusez-moi, au Tribunal Pénal International. En effet, n’envoie-t-il pas son armée de bouchers sanguinaires mater une révolte populaire légitime et massacrer dans une mer de sang sa population ? S’il est exact que les victimes s’amoncellent, les mensonges du fameux Observatoire des droits de l’Homme en Syrie s’accumulent avec la complicité active de la presse occidentale. Les faits sont persistants et les atrocités commises ne le sont pas par l’armée syrienne, mais bien par les mercenaires de l’OTAN que la France finance, forme et équipe, du moins une partie de son appareil d’État. Gagnant en puissance de destruction par l’utilisation d’armes balistiques et chimiques, les séides islamistes étrangers massacrent d’autant plus qu’ils perdent du terrain pour ensuite en accuser le régime syrien. Le procédé est grossier, mais semble persister malgré les preuves toujours plus flagrantes et nombreuses des manipulations médiatiques en cours. Seule la propagande officielle anti-syrienne en cours a droit de presse. Les observateurs objectifs et reporters indépendants sont le plus souvent les premiers à tomber aux côtés des civils innocents. Victimes de bavures comme Gilles Jacquier, d’enlèvement comme Ankhar Kochneva, toujours pas libérée depuis le mois de novembre, ou de meurtre comme notre confrère Yves Debay. Homme exceptionnel et baroudeur attachant, il a traîné ses appareils photo sur tous les théâtres d’opérations et immortalisé les conflits les plus lointains. Reporter de terrain, il ne se contentait pas de recueillir les potins aux bars des grands hôtels ou les versions officielles des centres de propagande. Il a trouvé la mort dans un secteur nord d’Alep au cours d’un vif échange de tirs entre rebelles et soldats. Évidemment immédiatement mis en cause par les premiers. C’était le risque majeur du métier qu’il pratiquait depuis des dizaines d’années. Il est bien possible qu’on ne sache jamais d’où est venue la balle qui l’a tué. Reste à espérer que ce grand patriote n’a pas été abattu par une balle fournie par la France aux terroristes. Les rédactions françaises de Voie de la Russie et de ProRussia.tv s’associent pour rendre hommage à notre confrère disparu.

 

Ainsi s’achève notre édition, nous vous donnons rendez-vous lundi prochain, suivez l’actualité sur le site de Voix de la Russie et n’oubliez pas que « l’heure la plus sombre précède toujours l’aurore » !

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments