Soros et d’autres financiers organisent la résistance contre Trump

Des méga-donateurs du Parti démocrate, y compris le milliardaire George Soros, se sont réunis derrière des portes closes à Washington avec des leaders politiques et syndicaux pour planifier une «guerre de tranchée totale» contre Donald Trump, révèle le site Politico.

En complément d'information : l'influence de George Soros et des organismes qu'il a fondés sur la politique du gouvernement Trudeau et sur une universitaire du Québec
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(Politico) - George Soros et d'autres riches libéraux qui ont dépensé des dizaines de millions de dollars pour tenter de faire élire Hillary Clinton se rassemblent à Washington pour une réunion de trois jours à huis clos en vue de mobiliser les riches gauchistes dans la lutte contre Donald Trump.

La conférence, qui a débuté dimanche soir au luxueux hôtel Mandarin Oriental de Washington, est parrainée par l'influent club des donateurs de la Democracy Alliance, avec la participation des dirigeants de la plupart des syndicats et groupes libéraux, ainsi que des chouchous de la gauche tels que la leader du Parti démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, la Sénatrice Elizabeth Warren et le co-président du caucus des progressistes du Congrès, Keith Ellison, selon l'ordre du jour et d'autres documents obtenus par POLITICO.

Cette conférence est le premier grand rassemblement de la gauche institutionnelle depuis la victoire choquante de Trump sur Hillary Clinton lors de l'élection présidentielle de la semaine dernière et, vu l'ordre du jour, les libéraux planifient une guerre de tranchée totale contre Trump dès le premier jour. Certaines sessions visent à préparer les élections de 2017 et 2018, tandis que d'autres visent à contrecarrer le programme des 100 premiers jours du Président élu Trump, que l'ordre du jour qualifie d'«assaut terrifiant contre les réalisations du Président Obama et notre vision progressiste d'une nation équitable et juste.»

En même temps, la conférence a lieu au moment où de nombreux libéraux sont en train de réévaluer leur approche de la politique - et le rôle de la Democracy Alliance, le club connu dans les milieux financiers Démocrates comme «DA». Au cours de la dernière décennie, la DA, ses donateurs et ses groupes bénéficiaires ont joué un rôle majeur dans la formation des institutions de la gauche, notamment en orientant certaines de leurs organisations clés autour de Clinton et en fondant leur stratégie sur l'idée selon laquelle les minorités et les femmes constituent un prétendu «électorat américain croissant» qui pourrait faire pencher les élections en faveur des Démocrates.

Cela n'a pas été le cas lors de l'élection présidentielle, où Trump a gagné en grande partie grâce au soutien des Blancs de la classe ouvrière. En outre, les sondages de sortie des urnes suggèrent que des questions comme la lutte contre le changement climatique et le rôle de l'argent dans la politique - que les groupes bénéficiaires du DA ont utilisées pour essayer de convaincre les électeurs - n'ont pas suscité beaucoup d'intérêt chez les électeurs qui ont porté Trump au pouvoir.

«La DA elle-même devrait être remise en question», a déclaré un stratège Démocrate qui a été actif dans le groupe et qui participe à la conférence. «On peut certainement faire valoir que la DA n'est rien d'autre qu'un club social pour une poignée de riches donateurs blancs et de dirigeants syndicaux qui boivent du vin et lisent des mémos pendant que le Parti démocrate est en train de passer au feu à côté d'eux.»

Un autre libéral, qui a été actif au sein de la DA depuis sa fondation, a rejeté l'idée selon laquelle le groupe - ou la gauche, plus généralement - a besoin de réorganiser complètement son approche des politiques.

«Il faut éviter de retenir les mauvaises leçons de cette élection», a-t-il déclaré, en soulignant que Clinton est en voie de remporter le vote populaire, et que Trump a obtenu moins de votes que le dernier candidat présidentiel Républicain, Mitt Romney. «Il faut que nos partisans votent en plus grand nombre. Pour cela, nous avons besoin de candidats qui les inspirent à aller voter le jour du scrutin.» (...)

Outre des sessions consacrées à la protection d'Obamacare et d'autres piliers de l'héritage d'Obama contre le démantèlement par le Président élu Trump, l'ordre du jour comprend des panels sur le réexamen des sondages et l'approche de la gauche pour gagner le vote de la classe ouvrière, ainsi que des sessions soulignant l'importance d'accorder du financement pour les élections et batailles politiques des Assemblées législatives des États, où les Républicains ont remporté d'importantes victoires la semaine dernière. (...)

La Democracy Alliance a été lancée après les élections de 2004 par George Soros, le défunt magnat des assurances Peter Lewis et une poignée de méga-donateurs Démocrates qui s'étaient joints pour financer à coup de dizaines de millions de dollars la course à la présidence du Sénateur John Kerry contre George W. Bush, laquelle a échoué.

Le but des donateurs était de créer des groupes de pression et des think tanks en dehors du Parti démocrate qui pourraient pousser le Parti et ses politiciens vers la gauche tout en les défendant contre une attaque de la droite. (...)

Depuis sa création en 2005, la DA a fourni plus de 500 millions de dollars à divers groupes, dont des piliers de la gauche politique tels que le groupe de surveillance Media Matters, le groupe de promotion de politiques Center for American Progress et la société de données Catalist - lesquels sont dirigés par des alliés des Clinton qui devraient envoyer des représentants au congrès de la DA.

Le degré auquel ces groupes pourront s'adapter au Parti démocrate post-Clinton n'est pas tout à fait clair, même si certains des donateurs clés de la DA leur ont fait de généreux dons pendant des années. (...)

Source : Soros bands with donors to resist Trump, 'take back power', par Kenneth P. Vogel, Politico, 14 novembre 2016. Traduction Poste de veille 

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Justin Trudeau est l'un des bénéficiaires de la Democracy Alliance :

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Canada 2020, «le principal centre d’études et de recherches progressiste indépendant du Canada», a tenu un sommet «Global Progress» à Montréal en septembre en partenariat avec le Center for American Progress financé par la DA:

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En septembre, le ministre fédéral de l'Immigration John McCallum annonçait que le Canada s'associait à l'ONU et au milliardaire George Soros pour exporter son programme de parrainage privé de réfugiés (source : CBC):

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Au Québec, la Professeur de sociologue Valérie Amiraux est membre d'un comité des Open Society Foundations fondées et financées par George Soros. Elle a participé à un événement de collecte de fonds pour la mosquée d'Adil Charkaoui en avril. Elle a également agi comme témoin expert de la défense dans un procès pour terrorisme et demandé que la preuve soit cachée du public afin d'éviter d'alimenter l'islamophobie, demande heureusement rejetée par la Cour.  

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(source

 

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D'après Wikileaks, certaines manifestations et émeutes qui ont cours actuellement dans plusieurs villes américaines pour protester contre l'élection de Donald Trump sont organisées et financées en partie par MoveOn.org, un organisme fondé par George Soros: 

 

 

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Les Protocoles de George Soros

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