Sauvage agression d’un ami : cela aurait pu tomber sur vous… ou sur moi

agressionracailles2Je viens de croiser un ami, béquille et bras dans une attelle, il m’a souri s’excusant presque, ce n’est pas sa faute, il s’est fait agresser par un noir auquel Allah a ordonné de tuer. Il s’est acharné sur lui à coups de couteau, de poings, de pieds. 6 côtes cassées, une oreille coupée, balafrée diront-ils, des hématomes sur tout le côté droit, la mâchoire enflée au point de ne pouvoir parler, la main gauche emprisonnée dans un carcan, couteau, poing, pied, je ne sais. Il est pudique, sur ses blessures, sur les circonstances, « ça va mieux » m’affirme ce petit bonhomme ordinairement jovial et très apprécié du quartier. 1m60, rondouillard chauve, un sourire indécrottable, d’une gentillesse…

En le voyant ainsi, j’ai cru à un accident de voiture, ou que sais-je mais son regard triste, le ton de sa voix et son aveu me font froid dans le dos. Agressé, le verdict tombe, il rajoute, conscient de la situation « ça aurait pu arriver à n’importe qui ».  C’est une voisine d’en face qui en poussant ses volets a vu la scène et a appelé les secours. Ceux-ci sont intervenus rapidement, et ont trouvé l’agresseur encore « occupé » à frapper mon ami à terre. « Je suis passé à ça », dit-il en joignant la parole au geste, collant son index au pouce. Le « présumé », même pris en flagrant délit, agresseur a répété sa litanie « Allah m’a ordonné de tuer ». Les policiers consignent sa déposition tandis que mon ex-voisin atteint l’hôpital, toutes sirènes hurlantes. Encore un déséquilibré ?  C’est bizarre comment on essaie de chasser ça de son esprit, le « ça aurait pu arriver à n’importe qui ». On console, on compatit, la victime s’épanche, il raconte la surprise, la violence, les coups, la peur, le vide, puis le déni, il est tombé dans les escaliers, comme les femmes battues, l’incompréhension, pourquoi lui ? Il était 6h du matin, il embauchait, dans sa petite guérite. L’ayant un peu perdu de vue suite à son déménagement, je sais qu’il travaillait près de la Victoire où a eu lieu ceci :

http://www.infos-bordeaux.fr/2014/actualites/bordeaux-malgre-sa-condamnation-mohamed-jami-ne-sera-pas-expulse-6172

Je ne sais pas s’il s’agit de mon ami mais c’est le même quartier à la même date, sauf que son agresseur était noir. Il était noir et même beau, m’avoue son amie, antillaise ou martiniquaise haute en couleur, j’entends par là grande gueule !, « on lui aurait donné le bon dieu sans confession ». « Vous n’auriez jamais imaginé une telle chose de sa part »dit-elle avec cette pointe d’accent créole, qui a fait la renommée d’ »Autant en emporte le vent ».  Il avait juste un nom « connoté », me souffle-t-elle (mais connoté comment ?), puisque les flics le lui ont révélé mais qu’il a refusé de me le donner. Il connait mes idées, les partage. A un an de la retraite, il souffre de séquelles physiques et morales, les secondes étant hélas irréversibles. Sa compagne m’expliquait qu’il y a encore 15 jours, il pleurait en racontant son histoire, les conseils de son psy l’invitant à évacuer. Elle me racontait aussi comment Juppé avait poussé sa gueulante et s’était investi, comment, de quelle façon, je l’ignore.

Je n’ai pas voulu me montrer trop indiscrète, je réalise que j’ai eu tort.

Durant cette petite demi-heure, trois personnes nous ont rejoints et la même phrase revenait, « ç’aurait pu arriver à n’importe qui », comme si le seul fait de travailler à l’aurore, de faire un jogging nous désignait de facto comme victimes potentielles. Mon esprit rationnel (parfois) se refuse à entrer dans ce conditionnement de peur, de crainte, de regarder les autres avec méfiance et suspicion.

Je sais bien pourtant que tout est possible avec ces fous d’Allah mais je ne peux envisager que ceux-ci conditionneront mon existence à la peur d’être égorgée, décapitée, violée au nom de ces préceptes, je veux rester libre d’être dans un pays où cette putain de religion et ce foireux dogme disparaîtront. Je suis Française, ne vous déplaise !

Jeanne Bourdillon

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