Le gouvernement demande le départ de l’activiste Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique, a appelé à plus de «sérénité». Plusieurs membres du gouvernement se sont inquiétés de la présence de la militante « antiraciste » et « féministe » au sein du Conseil.

Le Conseil national du numérique a besoin de «sérénité». C’est en tout cas l’argument avancé par Mounir Mahjoubi pour en réclamer sa recomposition. Le secrétaire d’Etat au numérique a annoncé mercredi soir qu’il avait demandé à Marie Ekeland, présidente du CNNum, de revoir sa copie, quelques jours à peine après avoir dévoilé son équipe. Le gouvernement réclame le remplacement de la militante « antiraciste » Rokhaya Diallo. La nouvelle composition du CNNum doit être dévoilée la semaine prochaine.

Le gouvernement s’est inquiété de la présence de Rokhaya Diallo, écrivaine, militante féministe et connue pour ses positions antiracistes et contre l’islamophobie. Elle est également chroniqueuse au sein de l’émission Touche pas à mon poste. Mercredi, la députée Valérie Boyer s’est publiquement émue de cette nomination. C’est aussi le cas de plusieurs personnes à l’Elysée et à Matignon, qui ont alerté Mounir Mahjoubi à ce sujet. Il est notamment reproché à Rokhaya Diallo cette phrase prononcée dans une interview pour le média Regards, datant du 30 novembre. «Je ne vois pas en quoi le fait de marquer la féminité par un voile, c’est plus sexiste que de le marquer par des talons aiguilles ou minijupe», a-t-elle expliqué, en estimant qu’il y avait un «déni profond» du racisme à gauche. Valérie Boyer a également cité dans son communiqué une pétition, datant de 2011, signée par Rokhaya Diallo, qui critiquait «l’union sacrée» autour de Charlie Hebdo, après le jet d’un cocktail molotov dans les locaux du magazine.

Le Figaro

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