signes religieux

Macron-Collomb : un exécutif qui se veut libéral sur la laïcité et ferme contre l’islam radical

Posted by on mai 19, 2017 at 6:46

Quelles relations demain entre l’Etat et les religions, en particulier l’islam? Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb ont déjà annoncé la couleur de leur politique, nourrie par une vision libérale de la laïcité mais ferme contre l’islam radical et identitaire.

Le dossier a certes été moins présent qu’attendu dans la campagne présidentielle, après un quinquennat Hollande marqué par des débats sur la place de l’islam dans la société rendus encore plus électriques par le contexte de menace terroriste.

Mais le candidat d’En Marche! n’a pas éludé le sujet dans son programme: « Trop de Français confondent la laïcité et l’interdiction des manifestations religieuses et certains font de cette confusion leur fonds de commerce« , y lit-on.

Comme l’Observatoire de la laïcité le préconise, le candidat Macron a promis un renforcement de la formation des agents des services publics, qui devront être « vraiment neutres« . Mais pas question d’étendre à l’université la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l’école, ou encore d’empêcher l’expression « raisonnable » de sa foi si elle respecte l’ordre public.

Sans surprise, il veut laisser « de la marge de manoeuvre aux entreprises » sur ces questions. Dans la droite ligne de la loi Travail, qui permet de graver la neutralité des salariés dans le marbre des règlements intérieurs. […]

news.yahoo

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Le « fait religieux » fait débat à la SNCF, des fichés S auraient été déplacés

Posted by on novembre 14, 2016 at 9:36

Après des années de tolérance, la SNCF a durci ses positions ces derniers mois sur le « fait religieux ». Une dizaine de cheminots fichés S auraient été déplacés.

À la SNCF, la question religieuse divise depuis de nombreuses années. La position de l’entreprise sur la question prête d’ailleurs à confusion.

« Il y a une dizaine d’années, à l’approche de la campagne présidentielle de 2007, une politique d’emploi axée sur les banlieues a été développée » explique Rémi Aufrere, secrétaire général adjoint du syndicat CFDT Cheminots.

Un manuel de la diversité a été diffusé. Il évoquait la possibilité de faire sa prière dans les locaux de l’entreprise. « On a sombré dans cette mode de prendre les diversités au sens large et adopté une tolérance regrettable», déplore le syndicaliste. […]

«Nous sommes confrontés à une augmentation du fait religieux, bien qu’il n’y ait pas de crispation forte notable, témoigne le directeur du service de presse de la SNCF, Loïc Leuliette. Il est important d’adopter une position stricte. Dans les établissements publics, le principe de laïcité s’applique. Il faut donner les clés aux managers pour qu’ils puissent gérer le problème. »[…]

S’agissant de l’exercice du culte en entreprise, la CFDT considère qu’il est «hors de question» de mettre à disposition des salles de prière pour les salariés. «Depuis deux,trois ans, nous faisons face à certains de nos collègues qui se radicalisent, et ce n’est pas acceptable. Une dizaine de cheminots fichés S ont été déplacés», confie-t-il. […]

Le syndicat prône l’application totale et inconditionnelle du principe de laïcité et de neutralité. «Nous sommes opposés à toute démonstration de prosélytisme, renchérit le secrétaire général adjoint. Ce qui inclut les kippas, les foulards, tous les signes religieux ostentatoires. Nous considérons que la liberté religieuse n’est pas supérieure à la liberté politique. On ne peut pas accepter qu’un salarié fasse sa prière pendant le temps de pause, et refuser qu’un autre soutienne ostensiblement un parti politique ». Il reproche, par ailleurs à d’autres syndicats, comme le syndicat Sud Rail d’encourager le communautarisme en « acceptant l’adhésion collective de groupes de personnes issues de l’immigration ». Sud Rail rejette ces accusations. […]

Le Point

Merci à Stormisbrewing

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Mgr Pontier : «Interdire les signes religieux, c’est encourager les courants fondamentalistes»

Posted by on octobre 12, 2016 at 9:44

Le président de la Conférence des évêques de France tend la main à la communauté musulmane et exhorte les Français à davantage accueillir les réfugiés…

[…] Interrogé sur le débat sur les signes religieux, le président de la Conférence des évêques de France s’est également déclaré inquiet. « Interdire les signes religieux, c’est encourager les courants fondamentalistes, les courants les plus durs. C’est ressenti comme une provocation et comme la négation d’une foi personnelle, de la possibilité de vivre sereinement sa religion au sein de la société », explique Mgr Pontier.

« Indigne d’instrumentaliser les événements »

Concernant les musulmans de France, « il est indigne d’instrumentaliser les événements causés par le courant de Daesh pour durcir les relations avec le reste de la population ». « C’est risqué, aussi, car il n’y a que deux solutions : ou nous arrivons à trouver le chemin du vivre-ensemble, ou nous nous faisons la guerre », a-t-il expliqué lors de cet entretien. […]

Le président de la Conférence des évêques de France a également dénoncé l’accueil fait aux réfugiés en France. « Cette réalité des réfugiés aussi est instrumentalisée. J’ai un peu honte pour notre pays quand je vois que la petite Jordanie accueille 1,5 million de réfugiés, le Liban autant, quand la Grèce et l’Italie font ce qu’elles peuvent depuis des années. J’ai un peu honte, et pour des chrétiens encore plus s’ils n’arrivent pas à saisir ce devoir d’humanité que nous avons aujourd’hui, et ce devoir de fraternité pour employer le mot de la République, qui est aussi un mot chrétien », a-t-il déclaré au Monde.

20 minutes

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Bruno Le Maire : « L’islam politique gangrène la France depuis des années »

Posted by on octobre 9, 2016 at 10:16

Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite, se dit « prêt à ouvrir le débat sur le port des signes religieux ostensibles dans les services publics« , dans une interview au JDD où il juge ce débat « pas organisé » jusqu’alors.

La France a été la première en Europe à interdire le voile intégral, burqa ou niqab, dans tout l’espace public, en 2010. Le voile à l’école est lui prohibé depuis 2004. « Quand on voit des femmes se promener en niqab dans des communes de France, cela heurte la décence commune. Parlons-en« , poursuit-il. Le port de la burqa (ou niqab) doit passer « d’une simple contravention à un délit » et la récidive être plus durement sanctionnée, selon lui.

Pour M. Le Maire, il n’y a jusqu’alors qu’ »une suite de critiques et de remarques, mais il n’y a pas de débat organisé » sur ces sujets. Comme on lui oppose qu’Alain Juppé met en garde contre un risque de guerre civile, à force de stigmatiser les musulmans, M. Le Maire objecte que c’est « en ne voulant pas voir les difficultés et en ne combattant pas l’islam politique qu’on risque d’aller vers des difficultés sérieuses dans la société française« .

Convaincu que « l’islam politique gangrène la France depuis des années« , il rappelle notamment ses propositions de « rassembler tous les textes qui existent – lois, règlements, jurisprudences – pour publier un code de la laïcité » clarifiant règles et sanctions, ou d’organiser différemment l’islam de France, actuellement « sous influence des puissances étrangères« , avec par exemple « un référent laïcité » dans chaque préfecture.

Le Figaro

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Jean-Louis Harouel (juriste) : «L’islam est un code de droit qui prétend remplacer le droit du pays d’accueil»

Posted by on août 16, 2016 at 7:20

Pour Jean-Louis Harouel, professeur agrégé de droit à Paris, l’interdiction du burkini sur certaines plages est parfaitement conforme au droit. Pour lui, le port du vêtement islamique traduit une volonté politique d’imposer une culture et des modes de vie contraires à notre histoire et nos valeurs.

Jean-Louis Harouel est l’auteur de «La grande falsification. L’art contemporain», «Le vrai génie du christianisme» et «Revenir à la nation» (Editions Jean-Cyrille Godefroy). Son dernier ouvrage Les droits de l’homme contre le peuple est paru aux éditions Desclée de Brouwer.

Aujourd’hui, dans le contexte d’un affrontement de civilisations donnant lieu à un conflit armé ayant fait en un an des centaines de victimes sur le territoire national , il est logique que reviennent au premier plan les exigences de l’ordre public, et le juge des référés a d’ailleurs invoqué «le contexte de l’état d’urgence et des récents attentats» pour justifier sa décision en la fondant sur «un risque de troubles à l’ordre public».

Est-ce un premier pas vers l’interdiction de tous les signes religieux dans l’espace public? N’est-ce pas une vision de la laïcité excessive ? Cette dernière sert-elle de cache-sexe à un combat plus spécifique contre l’islam politique ?

L’islam est, par nature, politique. On ne saurait trop le rappeler: l’islam est un système total qui mêle le religieux, le politique, le juridique, la civilisation.

L’islam est un code de droit qui prétend remplacer le droit du pays d’accueil. Si bien que toute concession faite à l’islam comme religion est un abandon consenti à l’islam comme système politico-juridique ainsi qu’à la civilisation islamique.

Face à l’islam, la laïcité conçue comme neutralité ne suffit pas. Le cas de figure n’est pas le même qu’avec le catholicisme. Notre laïcité s’est certes construite contre l’Église, mais en accord avec les paroles fondatrices du christianisme: rendre à César et à Dieu ce qui leur revient respectivement.

L’islam est au contraire l’anti-laïcité par excellence, si bien que notre État laïque devrait le combattre beaucoup plus durement qu’il n’a combattu le catholicisme.

Ainsi que je le préconise dans mon récent livre Les droits de l’homme contre le peuple, il faut pour l’islam un régime dérogatoire comme en Suisse où la construction de minarets est interdite alors qu’on peut bien sûr y construire des clochers.

Il faut impérativement nommer l’ennemi. Or, en l’espèce, celui-ci est double : d’une part les djihadistes violents qui massacrent dans notre pays ; et d’autre part, les djihadistes «civilisationnels», qui œuvrent inlassablement à rendre toujours plus présents sur notre sol leur civilisation, leurs règles et leur mode de vie. […]

Il est clair qu’en Corse où la population est restée plus près de son sol, plus ancrée dans ses villages, elle se montre plus réactive face au processus de la conquête islamiste non dite mais bien réelle dont l’Europe occidentale est l’objet. Cependant, même dans l’Hexagone, de plus en plus de gens ont conscience du lien qui existe entre les carnages des terroristes islamistes et le folklore identitaire arabo-musulman qui est le terreau où se nourrit le djihadisme.

Le Figaro

Merci à Stormisbrewing

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UE : les entreprises peuvent interdire le voile selon la Cour de justice

Posted by on mai 31, 2016 at 8:44

C’est une opinion, pas encore un arrêt. Mais elle va faire date en droit européen : l’interdiction de porter le foulard islamique «peut être licite dans une entreprise», dès lors qu’elle se fonde sur une règle interne de neutralité au travail, d’après des conclusions de l’avocate générale allemande de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

Les avis de la juridiction européenne vont souvent dans le même sens que l’analyse de l’avocat général. C’est ce qui donne tout leur poids aux conclusions publiées mardi par la magistrate européenne, Juliane Kokott.

La cour de Luxembourg, chargée entre autres d’interpréter le droit de l’Union, rendra sa décision définitive «à une date ultérieure», autrement dit, pas avant plusieurs mois. Elle a été sollicitée par la Cour de cassation belge. Les avis de la juridiction européenne vont souvent dans le même sens que l’analyse de l’avocat général. C’est ce qui donne tout leur poids aux conclusions publiées mardi par la magistrate, Juliane Kokott, également professeur à la prestigieuse université de Saint-Gall, en Suisse.

L’affaire concerne Samira Achbita, une réceptionniste de confession musulmane qui conteste la rupture de son contrat de travail par la société de surveillance et de sécurité G4S Secure Solutions. Lorsqu’elle a insisté, après trois ans d’activité, pour pouvoir porter un foulard islamique au travail, elle a été licenciée du fait que le port de signes religieux, politiques et philosophiques visibles était interdit par la firme.

La jeune femme, s’estimant discriminée en raison de sa religion, a contesté son licenciement devant la justice belge, en première instance, puis en appel, sans succès. Saisie à son tour, la Cour de cassation du royaume a demandé à la CJUE de l’éclairer, avant de trancher, sur ce que dicte le droit européen en la matière.

Dans ses conclusions, l’avocate générale Kokott estime que l’interdiction faite à une travailleuse de religion musulmane de porter au travail un foulard islamique «ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion, dès lors que cette interdiction s’appuie sur un règlement général de l’entreprise interdisant les signes politiques, philosophiques et religieux visibles sur le lieu de travail (…). Dans un tel cas, il n’y a en effet pas de traitement moins favorable fondé sur la religion.»

[…]

Le Figaro

Merci à Joe le Rassis

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