Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet : « L’islam est désormais perçu comme une menace par une frange importante des chrétiens »

Posted by on janvier 12, 2018 at 7:16

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Avec À la droite de Dieu, Jérôme Fourquet décrit le grand retour des catholiques à la politique. Manif Pour Tous, primaires de la droite, chrétiens d’Orient… le directeur du Département opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP nous plonge au cœur de la «cathosphère». Vous estimez également qu’il y a eu un changement […]

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Jérôme Fourquet : « Pour les Corses, leur identité est menacée par le haut, l’État jacobin, et par le bas, une immigration importante »

Posted by on décembre 5, 2017 at 4:37

« Il y a 2 facettes dans l’aspiration identitaire en #Corse : la plus historique est la relation avec #Paris ; l’autre est que l’identité Corse, pour un certain nombre de Corses, est menacée par le haut, l’État jacobin, et par le bas, une immigration importante ». Jérôme Fourquet pic.twitter.com/wLiLbsBqbO — C dans l’air (@Cdanslair) December 5, […]

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Fourquet (Ifop) : « La France de l’Ouest résiste au FN car ce sont des territoires moins concernés par l’immigration »

Posted by on mai 17, 2017 at 5:50

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Jérôme Fourquet : «Chez les enfants d’immigrés, voter PS ne va plus de soi»

Posted by on mai 12, 2017 at 10:12

Traditionnellement acquis au PS, le vote des Français musulmans et d’origine africaine s’est tourné vers Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, puis Emmanuel Macron. Logique, selon Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, pour lequel le PS paye la déception Hollande.

Comment ces électeurs se sont-ils comportés dans cette élection inédite ?
Cet électorat, dont une bonne partie réside dans des quartiers populaires, s’est tout d’abord davantage abstenu. Sa participation est plus de 10 points en dessous de la moyenne nationale. S’il y a toujours une prime très importante à la gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon qui en a le plus profité puisqu’il fait 37 % parmi les électeurs déclarant une ascendance maghrébine (on rappellera qu’en 2007 et 2012, ces électeurs s’étaient massivement prononcés en faveur de Ségolène Royal, puis François Hollande pour le PS, au premier comme au second tour à chacune de ces élections). Ensuite, viennent Emmanuel Macron à 28,5 % et Benoît Hamon à 11 %. De manière plus marginale, Marine Le Pen fait 9 % et François Fillon 8,5 %.

(…) Libération

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« Le spectre de la guerre civile s’est propagé au-delà des marges »

Posted by on février 11, 2017 at 9:35

Les attentats islamistes ont instillé dans les esprits l’éventualité d’affrontements communautaires en France mais la société résiste à la tentation d’une « spirale de la haine », constate le sondeur Jérôme Fourquet, de l’Ifop, auteur de « La nouvelle guerre d’Algérie n’aura pas lieu », avec Nicolas Lebourg.

La France est-elle guettée par la guerre civile ? Plusieurs voix politiques et médiatiques, Eric Zemmour en tête, se plaisent à instiller cette idée dans l’opinion publique depuis les attentats islamistes. Certains vont plus loin : 60 ans après la bataille d’Alger, nous serions en train de vivre les suites d’une guerre d’Algérie jamais réellement terminée, alimentées par des tensions communautaires exacerbées. […]

En perpétrant des attentats très choquants, ils cherchent à susciter des représailles aveugles contre les populations de confession musulmane, et donc à provoquer la scission des sociétés occidentales. Ils veulent faire en sorte qu’à mesure de cette montée en puissance de la violence, ces populations se rallient à la cause de Daech, voire que les territoires où elles sont très représentées fassent sécession.

Vous écrivez dans votre livre que « les prophéties de guerre intérieure se diffusent des marges vers le centre du débat politique ». Le spectre de la guerre civile, qui apparaissait comme un fantasme extrémiste, imprègne-t-il désormais une grande partie de l’opinion ?

Oui. Cette idée de guerre civile sur fond communautaire est présente depuis des décennies dans les publications de l’extrême droite. A l’occasion de la montée de la menace terroriste et des tensions communautaires, ce spectre de la guerre civile s’est aujourd’hui propagé bien au-delà des marges, à tel point qu’il est présent dans la littérature. On peut citer le roman Soumission de Michel Houellebecq ou Les Evènements d’Olivier Rollin. Nos sondages confirment que l’idée gagne les esprits.

Mais cette peur n’est-elle pas fondée ? Elle est accréditée par un certain nombre de déclarations publiques…

Tout à fait. Quand, après les attentats de janvier 2015, Manuel Valls parle d’un « apartheid territorial, social, ethnique », tout le monde a en tête le fait que le terreau est hautement inflammable et qu’il ne faut pas grand-chose pour que ça dérape. En mai 2016, le directeur général de la Sécurité intérieure, Patrick Calvar, s’inquiète devant une commission parlementaire d’une « confrontation entre l’ultra-droite et le monde musulman ». Le grand public entend tout cela.

L’image de l’islam et des musulmans est globalement mauvaise en France, mais elle ne s’est pas dégradée depuis les attentats, et les actes anti-musulmans ont même fortement baissé en 2016. Comment l’expliquer ?

Mon hypothèse est que le terrorisme a conforté ceux qui avaient déjà une image négative de l’islam, mais cela n’a pas gagné d’autres catégories de la population. Les sondages montrent l’absence d’une spirale de haine dans l’opinion publique, alors que la société française a encaissé des coups très rudes. Par ailleurs, les chiffres de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) montrent un pic d’actes anti-musulmans au lendemain de chaque attentat majeur, mais la hauteur de ce pic ne cesse de diminuer attentat après attentat. Les terroristes voulaient pousser à bout la société française pour qu’elle finisse par craquer mais pour l’instant, c’est le scénario inverse qui se dessine. […]

Marianne

Merci à oxoxo

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De Bartolone à Juppé : l’échec électoral de la stratégie «Terra Nova»

Posted by on février 4, 2017 at 2:43

Aux élections régionales de 2015, Claude Bartolone a été défait par Valérie Pécresse tandis qu’en 2016, François Fillon l’a emporté contre Alain Juppé. Jérôme Fourquet décrypte pourquoi, dans les deux cas, la stratégie Terra Nova n’a pas fonctionné.

Dans le cadre de la bataille des représentations en l’Ile-de-France à laquelle se sont livrés Claude Bartolone et Valérie Pécresse, la tête de liste de la gauche employa en meeting puis tweeta ainsi par exemple le 9 décembre la formule suivante: «L’Ile-de-France monte des start-up, cultive les champs, fait du hip-hop, se tatoue les bras!». Dans son affrontement symbolique contre une droite dépeinte comme s’appuyant sur un électorat conservateur, traditionnel (portant le «serre-tête») voire réactionnaire (les sympathisants de la Manif pour tous et de la «race blanche»), Claude Bartolone donnait à voir dans cette série de messages la «nouvelle coalition», pour reprendre une formule de la fameuse note de Terra Nova, qu’il comptait incarner et pour laquelle il se battait.

On voit ainsi apparaître une alliance sociologique composée d’acteurs de l’économie numérique et digitale, d’agriculteurs (bio?), de jeunes de banlieue ou d’amateurs de «musiques urbaines» et de tatoués, catégories censées incarner une jeunesse branchée s’opposant à une jeunesse de l’ouest parisien coincée et arborant le serre-tête. […]

Si nous ne disposons pas de données sur l’orientation politique des «joueurs ou danseurs de hip hop», l’Ifop a en revanche déjà effectué des enquêtes sur la pratique du tatouage. Il nous est donc possible d’analyser le profil politique de ce groupe qui a retenu l’attention de Claude Bartolone au point de le désigner comme une catégorie emblématique de «son» Ile-de-France. Or si le tatouage s’est fortement diffusé dans la population (13% des Français déclarant être tatoués ) et si cette pratique est «tendance» dans certains milieux branchés, nos chiffres montrent que le tatouage est deux fois plus répandu dans les milieux populaires (22%) que parmi les CSP+ (10%). Le tatouage constitue également apparemment un indice d’une certaine radicalité politique. C’est en effet parmi les électeurs de Marine Le Pen à la présidentielle de 2012 que la proportion de tatoués est la plus forte (21%), suivis par les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (16%).

Cette pratique est nettement moins répandue dans l’électorat des partis de gouvernement: 10% parmi les soutiens de Nicolas Sarkozy et 11% parmi ceux de François Hollande et est la plus rare chez les centristes (7% parmi les électeurs de François Bayrou). Le cliché d’une pratique corporelle relevant d’abord d’une jeunesse urbaine et branchée est donc battu en brèche par les chiffres, les tatoués se recrutant d’abord dans les catégories populaires et étant plutôt enclins à voter pour le FN et dans une moindre mesure pour le Front de gauche.

Le Figaro

Merci à Lilib

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