États-Unis : « 9 afro-américains sur 10 affirment avoir déjà subi une discrimination »

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L’historien François Durpaire, spécialiste des États-Unis, était l’invité du Soir 3 ce samedi 30 septembre.

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Discours en Français de Trump devant le Congrès (immigration, mur, terrorisme) – 78% des Américains convaincus

Grand Discours de Donald Trump devant le Congrès américain. Il a réitéré ses promesses sur l’immigration, le mur, l’obamacare, le terrorisme, l’emploi, seul le ton a changé face aux représentants de la nation. Il a été très applaudi et a convaincu 78% des Américains.
– France 24, 1er mars 2017, 3h00

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Vers 13:10, il parle de la criminalité, cartels, trafic de drogue
14:22 – Frontières, Immigration
15:28 – Construction du mur avec le Mexique
16:32 – Terrorisme islamique radical, il rappelle les attentats aux Etats-Unis et en Europe
18:44 – « Elaboration d’un plan pour détruire l’Etat Islamique avec l’aide de nos alliés »
19:55 – Il évoque sa nomination du Juge Suprême Neil Gorsuch
20:24 – Il fait applaudir la veuve d’Antonin Scalia que Neil Gorsuch va remplacer
21:35 – Economie des Etats-Unis et Situation sociale
26:56 – Il va réformer l’immigration pour la baser sur le mérite
30:23 – Emplois
31:15 – Abrogation de l’ObamaCare
38:18 – Il fait applaudir Megan Crowle (20 ans) qui souffre d’une maladie rare et grave
41:59 – Il fait applaudir Denisha Merriweather, Afro-Américaine issue d’un milieu pauvre qui va rentrer à l’université
43:00 – Homicides record
45:09 – Création de l’Association Voice pour aider les victimes de crimes ignorées des médias
46:02 – Il fait applaudir le père d’un garçon de 17 ans abattu par un immigrant sortant de prison
46:54 – Il fait applaudir deux veuves de policiers abattus par des immigrants clandestins
48:52 – Augmentation du budget de l’Armée
50:15 – Moment émouvant où il rend hommage à Carryn Owens, veuve d’un soldat
54:08 – Il soutient l’OTAN à condition que les partenaires remplissent leur obligations financières
57:10 – Main tendue implicite à la Russie « l’Amérique est prête à trouver de nouveaux amis(…)même parmi ses anciens ennemis »

 
78% des Américains ont été convaincus par son discours.

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Pour François Durpaire, débattre du bilan de la colonisation, « c’est du révisionnisme, du négationnisme »

RMC | Radio Brunet | 16-02-2017 (extraits)
Invité de Radio Brunet ce jeudi, l’historien et essayiste Dimitri Casali a vivement critiqué le fondateur du mouvement En Marche! et candidat à l’élection présidentielle. « On voit bien qu’il y a une espèce d’ignorance de l’histoire coloniale en France, qui n’est malheureusement plus apprise à l’école, déplore le coauteur avec Nicolas Cadet de L’empire colonial français, quand la France rayonnait dans le monde 1608-1931). Il faut arrêter! Nous sommes déjà les champions du monde de l’autoflagellation! Il n’y a qu’en France que l’on entend des discours pareils »
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« Donald Trump choisit de s’entourer de Minis-Trumps » (François Durpaire)

Malgré un vote populaire divisé, Donald Trump choisit de ne faire aucune concession. Il nomme à des postes-clef des personnes qui sont sur sa ligne dure. Pour François Durpaire (spécialiste des Etats-Unis), « Il s’entoure de personnes qui lui ressemblent, sont loyales, des «Minis-Trumps» sur le fond, politique, mais aussi sur la forme, la manière d’être (…) Michael Flynn avait par exemple tweeté que la peur des musulmans était rationnelle. »

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– Jeff Sessions (Ministre de la Justice) est ferme sur l’immigration et veut bloquer l’accès des musulmans aux Etats-Unis. Ronald Reagan voulait le nommer juge en 1986 mais le Sénat l’avait rejeté à cause d’accusations de racisme.

– Michael Flynn (Conseiller à la sécurité nationale) est un général à la retraite à la réputation de «dur». Il a été poussé à la retraite par Barack Obama. Il ne condamne pas la torture et considère que la lutte contre le Djihadisme justifie un rapprochement avec la Russie.

– Mike Pompeo (Directeur de la CIA) est un des Républicains qui se sont opposés le plus violemment à Barack Obama sur l’Obamacare ou l’attaque de Benghazi.

– Steve Bannon (Conseiller Spécial) a fait gagner Donald Trump en lui disant de rester sur sa ligne dure au moment où durant la campagne il devait choisir entre arrondir son discours pour devenir présidentialisable ou rester sur sa ligne de départ.

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Bariza Khiari (sénatrice PS) : « En politique, les femmes des minorités visibles ont plus de chance »

Cinéma, théâtre, et plus largement la télévision…Quelle place pour les minorités visibles? Le paysage culturel et médiatique est-il le véritable reflet de la société ? Pour en débattre, Nora Hamadi reçoit dans l’émission Un Monde en Docs Firmine Richard, comédienne, Bariza Khiari, Sénatrice PS de Paris et François Durpaire, historien spécialiste de la diversité culturelle.

Pour François Durpaire, l’autocensure et la transmission des stéréotypes dans la société passe par le processus d’identification des jeunes : « Le préjugé le plus dur, c’est celui qu’on a contre soi même. Quand le garçon noir dit j’ai plus de chance en basket qu’en littérature, il y a un problème. » Il ajoute : « On le voit bien dans le documentaire, Pascal Légitimus et Lucien Jean-Baptiste disent qu’ils sont rentrés dans le métier parce qu’ils ont vu Henri Salvador. Ils ont vu un noir qui faisait rire à la télé puis se sont dit : ça, on peut le faire. On peut imaginer que les enfants aujourd’hui qui regardent la télévision française en 2016, voient Harry Roselmack sur TF1, Karine Guiock sur M6, Aurélie Casse sur BFMTV, Audrey Pulvar sur I Télé, et se disent, peut-être que je peux non pas seulement faire rire, mais aussi être journaliste».

Bariza Khiari enchérit: « Le rôle des médias est éminent car ils formatent les représentations. Le voleur, le voyou, le violeur, serait souvent noir ou arabe, et le médecin sera souvent blanc. Alors que dans la vraie vie, quand nos compatriotes vont dans les hôpitaux, notamment aux urgences, le médecin sera plus souvent noir ou arabe car il sera la variable du budget de l’hôpital, parce qu’il est payé moins cher. C’est la problématique des diplômes étrangers. »

Entre le clown Chocolat de la fin du 19eme et aujourd’hui rien n’aurait changé ?

Pas si sûr, pour Bariza Khiari. Elle souligne : « les choses ont régressé par endroit, les choses ont avancé par ailleurs. Au Sénat, il y avait un président qui s’appelait Gaston Monerville, dans les années 60. Aujourd’hui, on ne pourrait pas imaginer un Président du Sénat noir. Là, c’est la régression ». François Durpaire ajoute « Gaston Monerville disait que La France n’est pas un pays raciste car le deuxième personnage de l’État est noir. La France est un pays raciste car je suis le seul ».

Mais les choses changent au sein du monde politique, des quotas ont été instaurés. Ils visent à pallier la sous-représentation des femmes. Selon l’INSEE, en 2015, les femmes représentaient respectivement 45,9% et 50 % des parlementaires européens et des conseillers régionaux français. Pour Bariza Khiari, «En politique, les femmes des minorités visibles ont plus de chance, parce qu’elles sont les variables d’ajustement de la parité. C’est-à-dire, d’une part, en étant femme, d’autre part, en étant issue de l’immigration, on remplit deux quotas. Donc les femmes ont plus de chance que les hommes en politique. Il suffirait d’avoir un petit handicap pour remplir un troisième quota. »

Des quotas dans l’industrie culturelle ?

Firmine Richard répond : « J’étais dès le départ, pour les quotas » dans le cinéma (…) « S’il n’y avait pas eu de quotas aux États-Unis, nous n’aurions pas eu la même représentativité ».

Hormis quelques exceptions, les discriminations sont toujours présentes dans le paysage culturel et médiatique français. Pour combattre le manque de diversité dans la culture, des initiatives sont prises pour les jeunes comédiens ayant subit la discrimination dans la pratique de leur métier. La formation 1er Acte, dispensé par le Théâtre National de Strasbourg, le Théâtre National de la Colline et le CCN2- Centre chorégraphique National de Grenoble, tente de promouvoir une plus grande diversité culturelle. Mais le chemin reste long. […]

(Merci à oxoxo)

Public Sénat

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La non-mixité raciale, outil d’émancipation ou repli ? (Le Monde)

La non-mixité raciale est-elle un outil d’émancipation ou le signe d’un dangereux repli communautaire s’interroge Sylvia Zappi journaliste au Monde ? La polémique fait rage depuis l’organisation d’un camp d’été « décolonial », prévu du 25 au 28 août, réservé « aux personnes subissant le racisme » – les non-Blancs.

Quand on est issu d’une famille immigrée et pauvre, disent ces militants, comment se ­reconnaître dans ces organisations où dominent les quinquagénaires blancs issus de ­milieux favorisés ?

Comprendre plutôt que condamner : telle est la démarche que prône aujourd’hui l’historien François Durpaire. « Il faut éviter de voir ce phénomène de manière émotionnelle et analyser les motivations de ses acteurs », explique-t-il.

Lancée par les militantes antiracistes Sihame Assbague et Fania Noël, cette initiative fait suite à d’autres événements « non mixtes », où ceux qui se nomment les « racisés » entendent se retrouver pour discuter et élaborer leurs outils de lutte. Un même élan a poussé des étudiantes de l’université Paris-VIII, frappées par l’absence de minorités visibles lors des assemblées générales contre la loi El Khomri,à organiser une semaine de débats intitulée « Paroles non blanches ».

Ces réunions ont aussitôt été dénoncées comme excluantes, voire dangereuses. Cette «dérive identitaire» est le signe d’une «déstructuration complète de la politique», a estimé le politiste Laurent Bouvet. «Sous couvert d’antiracisme, notre pays risque de voir émerger des “Ku Klux Klan inversés , où «le seul critère qui vaille sera la couleur de peau», a renchéri le président de la Ligue internationale contre le racis­me et l’antisémitisme (Licra), Alain Jakubowicz. Quant à la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, elle a condamné «absolument» ces réunions qui «confortent une ­vision racisée et raciste de la société». […]

Les associations antiracistes existantes, comme la ­Ligue des droits de l’homme ou le MRAP, leur semblent exsangues et surtout dépassées. […]

Souvent taxés de « communautarisme », ils sont, depuis qu’ils organisent des moments non mixtes fondés sur l’origine raciale, soupçonnés de racisme. « C’est extrêmement négatif car ils racialisent les rapports sociaux, estime ainsi Didier Leschi, ancien préfet à l’égalité des chances de Seine-Saint-Denis et coauteur de La Laïcité au quotidien. Guide pratique ­(Folio, 110 p., 7,10 euros). C’est un mécanisme d’exclusion qui ne peut que renforcer ceux qui pensent qu’il y a une division de l’humanité organisée sur la race, ce qui est le cas de l’extrême droite. » […]

Le Monde

Merci à handsome55

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François Durpaire : « Dans les manuels scolaires, l’islam équivaut à l’islamisme! »

A travers d’un ouvrage écrit par François Durpaire et Béatrice Mabilon-Bonfils, les deux chercheurs proposent une « laïcité d’inclusion » en mesure de faire de l’école une arme puissante d’intégration, meilleur rempart contre les haines. En studio, François Durpaire souligne qu’il y a un problème dans les programmes et manuels scolaires, notamment sur l’occurrence « islam ».

(Merci à JB)

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« Fatima moins bien notée que Marianne » : l’islam stigmatisé dans les manuels scolaires (Màj)

09/01/2016

L’islam associé à l’étranger, à l’islamisme, au terrorisme… Dans les manuels scolaires, les préjugés sur les musulmans et l’islam ont la vie dure, à en croire l’étude de deux chercheurs, la sociologue Béatrice Mabilon-Bonfils et l’historien François Durpaire, dans leur ouvrage paru jeudi 7 janvier, Fatima moins bien notée que Marianne  […]

Les deux auteurs ont procédé à une analyse lexicale de quinze manuels d’histoire destinés aux élèves de 2nde, 1re et terminale du lycée général en usage cette année, ainsi que neuf manuels destinés aux professeurs, publiés par les principaux éditeurs scolaires. Il en ressort deux constats. D’une part, quand le mot « islam » est présent dans une réponse, il est très souvent associé aux termes « attentats », « islamisme », « terrorisme », « 11-Septembre », « Ben Laden » ou « Al-Qaida ». D’autre part, cette religion apparaît comme étrangère à la France. […]

« Une telle représentation de l’islam peut conduire à alimenter une phobie et à produire une vision caricaturale de cette religion. Nous plaidons pour des contenus plus inclusifs, qui éduquent au vivre ensemble plutôt qu’à la peur. » […]

Dans les manuels, « l’islam n’est abordé que sous l’angle des conflits internationaux récents […] Cet accent mis sur la conflictualité conduit à véhiculer une image erronée de l’islam. On pourrait aussi s’intéresser à l’accroissement des échanges, la mondialisation, la sécularisation des sociétés à laquelle, justement, l’islamisme vient en réaction. » […]

L’image de l’islam dans les manuels serait « dépassée et simpliste », selon l’étude de l’institut allemand Georg Eckert, portant sur les manuels de cinq pays européens, dont la France. Elle tendrait à nourrir la perception d’une religion menaçante pour l’Occident et en contradiction avec les valeurs de la République […]

Résultat, à l’issue du lycée, « les élèves n’auront entendu parler de l’Islam et des musulmans que comme source de problèmes, nationaux ou internationaux ».

Le Monde


08/01/2016

Nouveau libre de François Durpaire :

Fatima moins bien notée que Marianne pour un devoir équivalent, Issam et Kader plus punis que Mathieu pour un même comportement, des écoles publiques qui concentrent 90 % ­d’enfants musulmans quand d’autres n’en comptent aucun, des manuels scolaires qui réduisent l’islam à l’islamisme… Il ne s’agit pas là d’impressions jetées en pâture au débat polémique, mais du résultat d’années d’enquêtes et de recherches ­scientifiques.
Cette réalité a des conséquences. En janvier 2015, les ­réactions de certains élèves lors de la minute de silence en hommage aux victimes des attentats contre Charlie Hebdo questionnent sur le degré d’adhésion à notre République. Les attaques du 13 ­novembre 2015 interrogent sur le ressentiment de jeunes radicalisés qui ont fait leur scolarité au sein du système éducatif français.
François Durpaire et Béatrice ­Mabilon-Bonfils n’en sont pas ­restés au simple constat. Ils ­proposent une « laïcité d’inclusion » en mesure de faire de l’école une arme puissante ­d’intégration, meilleur rempart contre les haines.

L’Aube

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BD : victoire de Marine Le Pen en 2017, « une jouissance malsaine ? » (MàJ)

04/03/2016

Marine Le Pen élue présidente en 2017 : plusieurs ouvrages récents l’anticipent. Des récits qui se veulent réalistes mais qui traduisent surtout les « fantasmes malsains » de leurs auteurs.

Après la bande-dessinée La présidente de François Durpaire et Farid Boudjellal, la semi-fiction politique Le séisme, de Michel Wieviorka propose à nouveau d’imaginer la France dirigée par Marine Le Pen. Mais il ne s’arrête pas là : à son avis, ce scénario est « loin d’être une fiction farfelue » comme il l’affirme dans Paris Match. En cas de duel François Hollande contre Marine Le Pen au second tour, cette dernière l’emporterait du fait des reports de la droite. En quoi un tel scénario est-il beaucoup plus « une fiction farfelue » que ne le prétend Michel Wieviorka (au regard des sondages et de la comptabilité électorale) ?

Erwan Lestrohan : On peut considérer que Marine Le Pen est dans la meilleure position aujourd’hui pour se qualifier pour le second tour ; mais pour ce qui est d’un succès par la suite, sa donne électorale est trop réduite, dans la mesure où c’est un parti qui n’a pas d’alliance en vue avec une formation politique d’envergure. […] Le scénario décrit est donc très peu envisageable. Le FN n’est toujours pas un parti comme les autres aux yeux de l’opinion, et le vote de rejet est à l’origine de ce « plafond de verre » que le parti de Marine Le Pen ne peut franchir aujourd’hui.

Denis Tillinac : Il est effectivement très improbable que Marine Le Pen accède à l’Elysée, dans un scénario tel qu’il est décrit. Néanmoins, cela n’est pas tout à fait impensable pour autant, eu égard au rejet d’un système perçu comme celui des élites seules ; et à la perte de légitimité du président de la République. Bien que cela ne soit pas invraisemblable, cela ne représente pas plus de 10 à 15% de chances… puisqu’il serait improbable (encore une fois) que nous n’assistions pas à un rejet massif de la part de la gauche. […]

Parmi les passages les plus abracadabrants de ce livre, nous avons relevé le ralliement de Guaino, Morano, Wauquiez et d’autres à Marine Le Pen […] .

Denis Tillinac : C’est proprement absurde. Aucune des personnalités citées ne rallieront Marine Le Pen. Ni Henri Guaino, ni Nadine Morano, ni Eric Zemmour, pas plus que Laurent Wauquiez ou Alain Finkielkraut. Pas un seul n’entrerait dans son gouvernement. En revanche, il est très probable que les ralliements ponctuels et locaux – notamment aux élections législatives – se multiplient. […]

Libération

Merci à oxoxo

12/11/2015


François Durpaire, historien et consultant sur BFMTV et Farid Boudjellal, auteur de scénarios et d’albums sur le thème de l’immigration ou du racisme, cosignent une BD sur les conséquences de l’élection de Marine Le Pen en 2017.

Un tableau noir (comme les dessins), assumé par les auteurs qui préviennent d’avance leurs lecteurs de l’objectif recherché : «Maintenant, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas».

L’histoire se base sur quatre personnages, Fatty, Antoinette, Tariq et Stéphane. Cette mixité d’acteurs est voulue afin que l’aventure touche le plus grand nombre, qu’elle soit intergénérationnelle et interculturelle.

Dimanche 7 mai 2017. Il est 20 heures. Le visage de Marine Le Pen apparaît sur l’écran télé, avec son score : 50,41%. François Hollande est battu. «Elle devient la huitième chef de l’Etat de la Ve République ! C’est une déflagration. Un séisme politique sans précédent», annonce le journaliste à l’antenne. Ce scénario sert de point de départ à une BD qui sort en librairies ce 12 novembre aux éditions les Arènes, intitulée «La Présidente». […]

Jour après jour, ils imaginent le pays en état de choc : les éditorialistes qui se succèdent sur les plateaux télés (spécialement BFMTV, à l’honneur dans cet ouvrage); Jean-Marie Le Pen, réconcilié avec sa fille, qui crie victoire; Nicolas Sarkozy accusant François Bayrou et François Fillon, candidats contre lui au 1er tour, d’avoir causé la défaite de la droite républicaine; Florian Philippot héritant du perchoir à l’Assemblée nationale; des affrontements place de la Bastille entre manifestants anti-FN et forces de police…

Le 20 mai, Marine Le Pen forme son gouvernement : elle fait appel à un premier ministre issu de l’ex UMP qui a fréquenté l’extrême-droite dans sa jeunesse, l’ancien ministre de la Défense Gérard Longuet. Marion Maréchal Le Pen devient «ministre de l’école et des savoirs», Nadine Morano «ministre de la famille et de la natalité» et le jeune sarkozyste Geoffroy Didier «ministre de la Justice». Pas sûrs que tous soient ravis d’être ainsi promus, ne serait-ce qu’en bande dessinée.

En quelques semaines, la France change d’ambiance : grèves dans les médias de service public, expulsions de clandestins, arrestations en série de rappeurs pour encouragement au terrorisme, sortie de l’Euro et perte brutale de pouvoir d’achat. Les auteurs dénoncent aussi l’usage que pourraient faire selon eux Marine Le Pen et son ministre de l’Intérieur, Nicolas Bay, de la loi de surveillance votée après les attentats de «Charlie Hebdo», en procédant à un fichage généralisé, à commencer par les journalistes.

Page après page, c’est le climat du pays qui se tend et un mécanisme de radicalisation se met en place. Jusqu’à aboutir à la violence et à voir Marine Le Pen débordée sur sa droite… mais chut, on ne dévoilera pas ici tous les ressorts scénaristiques de cette BD, qui suit aussi le destin d’une famille de Belleville dans ces jours mouvementés. […]

source 1 ; source 2

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