education nationale

Le ras-le-bol d’enseignants de banlieue des discriminations envers des élèves en sorties scolaires En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2017/03/21/le-ras-le-bol-des-profs-de-banlieue-contre-les-discriminations-des-eleves-en-sorties-scolaires_5098415_1473685.html#JELwg4OXOPdeWDVM.99

Posted by on mars 21, 2017 at 6:43

Remarques désobligeantes, sécurité renforcée, contrôles d’identité : des enseignants témoignent de difficultés rencontrées par des élèves de cités lors d’excursions.

Une professeure d’histoire-géo raconte le harcèlement dont sa classe de ZEP a été victime au Musée d’Orsay

« Cela devient insupportable. A chaque fois c’est pareil. » Elise Boscherel, 34 ans, professeure de lettres et d’histoire au lycée professionnel Louise-Michel à Epinay-sur-Seine, dans la Seine-Saint-Denis, en a assez. Mercredi 1er mars, à la gare du Nord, alors qu’elle rentre avec sa classe d’un voyage scolaire à Bruxelles, trois de ses élèves sont contrôlés par la police, malgré sa présence à leurs côtés. D’abord Ilyas, sur le quai, en descendant du train. Puis Mamadou et Zakaria, dans le hall : le premier est « attrapé par le bras et tout de suite tutoyé » ; le second doit ouvrir sa valise.
Pour l’enseignante, qui a déjà vécu ce genre de situation deux ans auparavant dans cette même gare, le délit de faciès ne fait aucun doute. Elle en est convaincue : c’est parce qu’ils ont des origines étrangères, qu’ils viennent de banlieue, que ses élèves ont été contrôlés. « Fatigués par le voyage, ils n’étaient pas agités du tout. D’ailleurs la police n’a donné aucune justification, simplement “on fait notre travail” », raconte-t-elle. Outre le contrôle en lui-même, c’est l’attitude des forces de l’ordre qui la révolte : « Devant toute la classe, l’un des policiers a dit que Mamadou avait un casier judiciaire. C’est une humiliation ! »

(…) Lassés par les incidents qui troublent leurs sorties scolaires, certains professeurs en viennent à appréhender ces sorties, comme Mme Boscherel. « Au stress de devoir surveiller nos élèves s’ajoute la crainte des réactions extérieures. » Décidée à ne pas se laisser faire, l’enseignante demande une circulaire pour interdire les contrôles policiers pendant les sorties scolaires. Elle appelle aussi les personnels d’éducation à dénoncer les discriminations chaque fois qu’ils y sont confrontés. Elle-même dit envisager de porter plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale et de saisir le Défenseur des droits, Jacques Toubon.
Ce serait une première : à ce jour, aucune réclamation relative à des contrôles d’identité ou à des cas de discrimination lors de sorties scolaires n’a jamais été enregistrée par le Défenseur des droits. Au ministère de l’éducation nationale, on souligne par ailleurs que la majorité des sorties se passe extrêmement bien, et que les incidents sont rares. Rien d’étonnant pour M. Lelorrain : « Les profs de banlieue intériorisent cette situation. Nous savons que ces mésaventures peuvent arriver. Pour nous, cela fait partie des données du problème. » Aussi n’a-t-il pas signalé à son établissement l’épisode du musée strasbourgeois. Une chose est sûre cependant : il n’y retournera pas.

Le Monde

(Merci à Apokrif)

PARTAGEZ ! ...

Créteil (94) : à 16 ans, il assène un coup de tête à son proviseur

Posted by on mars 21, 2017 at 3:44

Un élève de Terminale au lycée Saint-Exupéry de Créteil (Val-de-Marne) a été placé en garde à vue mardi matin après avoir donné un violent coup de tête à son proviseur, qui a été hospitalisé.

Il voulait tout simplement sortir de cours un élève qui perturbait la classe. Le proviseur du lycée Saint-Exupéry à Créteil (Val-de-Marne) a reçu un coup de tête, ce mardi, vers 9h30. Son nez est fracturé. Les policiers se sont rendus dans l’établissement pour interpeller cet adolescent de 16 ans scolarisé en Terminale. Il a été placé en
garde à vue.

(…) Le Parisien

PARTAGEZ ! ...

Dans certains lycées, 32% des Musulmans sont fondamentalistes et ne condamnent pas les attentats

Posted by on mars 20, 2017 at 9:55

Une enquête du CNRS auprès de 7000 élèves montre qu’une minorité de jeunes musulmans adhère au «fondamentalisme».

Les idées radicales religieuses ont-elles gagné l’univers lycéen? À 14-16 ans, moment clé de la construction identitaire, quel est le degré d’adhésion à ces idées radicales? Quels sont les facteurs de prédisposition? C’est sur ces questions que les deux chercheurs et leurs équipes se sont penchés en prenant le parti de mener l’enquête dans 21 lycées où sont surreprésentés les jeunes de classe populaire (41 % de milieu ouvriers), d’origine immigrée (38 %) et de confession musulmane (25 %). Un échantillon «raisonné et diversifié», pour reprendre les mots des chercheurs, qui permet d’étudier des segments de la jeunesse habituellement sous-représentés dans les enquêtes quantitatives.

Parmi eux, 11 % adhèrent au «fondamentalisme». Le CNRS préfère d’ailleurs le terme d’«absolutisme religieux», mesuré chez les lycéens à travers deux réponses: «il y a une seule vraie religion» et «dans l’explication de la création du monde, c’est la religion qui a raison plutôt que la science». La proportion grimpe à 32 % pour les musulmans, contre 6 % chez les chrétiens et 0,6 % chez les sans religion. «Un écart frappant, estime Olivier Galland, sociologue spécialiste de la jeunesse. Pour autant, les deux tiers des musulmans n’adhèrent pas à ces idées», ajoute-t-il. Cette surreprésentation des jeunes musulmans se retrouve également dans la tolérance à la violence ordinaire (voir encadré).

Que dit cet échantillon, volontairement biaisé, des facteurs de prédisposition à la radicalité? Celle-ci est-elle intrinsèque à la religion ou relève-t-elle de facteurs économiques et sociaux, d’un sentiment de frustration-victimation? Dans le monde des chercheurs, ces deux grands types d’interprétations s’affrontent sur le sujet. «L’appartenance à la religion musulmane est le facteur le plus prédicteur», tranche ici le CNRS, qui parle d’«effets intrinsèques». «Un phénomène qui reste à interpréter», ajoute-t-il.

Sans surprise, l’enquête pose que, dans un paysage sécularisé, les jeunes musulmans font l’objet d’une éducation religieuse active. Pour autant, la laïcité, l’égalité homme-femme et la liberté pour chacun d’organiser sa vie privée selon ses orientations personnelles sont assez largement reconnues. Sauf sur le point de l’homosexualité: 64 % des jeunes originaires d’Afrique et de confession musulmane estiment ce n’est «pas une façon comme une autre de vivre sa sexualité».

32 % à ne pas condamner totalement les attentats contre Charlie et de l’Hyper Cacher

Comment les jeunes sondés ont-ils perçu les attentats de 2015? Ils sont 32 % à ne pas condamner totalement les attentats contre Charlie et de l’Hyper Cacher, contre 10 % dans l’échantillon témoin représentatif de l’ensemble de la population .

(…)

Voler un scooter, tricher, conduire sans permis, dealer, affronter la police… Des comportements déviants acceptés par 33 % des musulmans, 20 % des chrétiens et 22 % des sans-religion. Parmi les lycéens cumulant cette tolérance de la violence et l’adhésion a des idées religieuses radicales, 70 % ne condamnent pas les auteurs des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Ils sont 44 % à penser qu’il est acceptable, «dans certains cas dans la société actuelle», «de combattre les armes à la main pour sa religion».

(…) Le Figaro

PARTAGEZ ! ...

Talamoni fait faire un recensement ethno-religieux dans les collèges et lycées de Corse

Posted by on mars 19, 2017 at 9:24

De l’aveu même du rectorat, le sujet est « hypersensible ». Il met en émoi le monde de l’éducation insulaire et au premier chef les syndicats d’enseignants. La cause de cette inquiétude ? Deux questionnaires d’une vingtaine de pages chacun sur la « diversité en Corse » – émanant de l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE), réalisés à la demande du président de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, dans le cadre d’une commission chargée de travailler sur la diversité culturelle – que Corse-Matin a pu consulter.

Le premier vise les écoliers du primaire, le second les collégiens et les lycéens, invités à répondre de manière anonyme à quelque 70 questions à la teneur parfois surprenante.

« Est-ce que tu portes une croix, une kippa, un voile ? »

Ainsi les questions N°51 à 60, sont axées sur les pratiques religieuses des élèves et de leur famille (« As-tu une religion ? », « Est-ce que tu crois en : Allah, Dieu, Yahvé ? », « Est-ce que ta mère croit en Allah, Dieu, Yahvé ? », « Pendant le Ramadan, manges-tu dans la journée ? », « Dans la vie de tous les jours, est-ce que tu portes une croix, une kippa, une médaille, un voile ? »).

Une autre partie du questionnaire, très détaillée (les questions N°25 à 50), concerne quant à elle les pratiques linguistiques des élèves et de leur entourage proche.

Officiellement, ce document « élaboré par les enseignants-chercheurs de l’Università di Corsica » et placé sous la triple égide de l’ESPE (ancien IUFM, qui forme les professeurs des écoles) de Corse, de l’université et de l’assemblée de Corse est destiné à la « réalisation d’un état des lieux quantitatif rendu indispensable pour évaluer l’importance de chacun des groupes culturels au sein de la population ».

Mais des élus, des syndicats d’enseignants et des professionnels de l’éducation s’élèvent contre le caractère « intrusif » et « tendancieux » de tels questionnaires. « Des questions sur l’orientation de la religion ou la vie privée des élèves n’ont rien à faire dans un système éducatif laïc et républicain, estime Fabien Mineo, secrétaire du SNUIPP. Nous sommes clairement en dehors des clous. En tant que fonctionnaires, il nous est absolument impossible de proposer à des enfants de répondre à ce type d’enquête ».

« Ce n’est pas digne d’un questionnaire destiné à des scolaires, s’indigne la FSU. On essaie de mettre en oeuvre une politique éducative comme si la Corse était un Etat. Nous sommes une région, au sein de laquelle les règles nationales s’appliquent ».

Corse Matin

(Merci à Vertumne)

PARTAGEZ ! ...

Najat Vallaud-Belkacem favorable aux mères voilées à l’école

Posted by on mars 10, 2017 at 2:56


 


 

PARTAGEZ ! ...

Créteil (94) : manifestation pour la carte scolaire

Posted by on mars 7, 2017 at 5:36

Une manifestation d’enseignants et de parents d’élèves a été organisée devant la préfecture de Créteil ce mardi après midi alors que doit se tenir le comité départemental de l’Éducation nationale. Les organisations syndicales et fédération de parents d’élèves (FCPE) dénoncent la carte scolaire présentée la veille par la directrice départementale de l’Éducation nationale (inspection académique).

Le département devrait accueillir 1674 élèves supplémentaires à la rentrée de septembre, pour le moment ils dénoncent le manque de moyens (de classes et de postes) pour faire face et accueillir les élèves dans de bonnes conditions d’apprentissage.

PARTAGEZ ! ...