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Dans certains lycées, 32% des Musulmans sont fondamentalistes et ne condamnent pas les attentats

Posted by on mars 20, 2017 at 9:55

Une enquête du CNRS auprès de 7000 élèves montre qu’une minorité de jeunes musulmans adhère au «fondamentalisme».

Les idées radicales religieuses ont-elles gagné l’univers lycéen? À 14-16 ans, moment clé de la construction identitaire, quel est le degré d’adhésion à ces idées radicales? Quels sont les facteurs de prédisposition? C’est sur ces questions que les deux chercheurs et leurs équipes se sont penchés en prenant le parti de mener l’enquête dans 21 lycées où sont surreprésentés les jeunes de classe populaire (41 % de milieu ouvriers), d’origine immigrée (38 %) et de confession musulmane (25 %). Un échantillon «raisonné et diversifié», pour reprendre les mots des chercheurs, qui permet d’étudier des segments de la jeunesse habituellement sous-représentés dans les enquêtes quantitatives.

Parmi eux, 11 % adhèrent au «fondamentalisme». Le CNRS préfère d’ailleurs le terme d’«absolutisme religieux», mesuré chez les lycéens à travers deux réponses: «il y a une seule vraie religion» et «dans l’explication de la création du monde, c’est la religion qui a raison plutôt que la science». La proportion grimpe à 32 % pour les musulmans, contre 6 % chez les chrétiens et 0,6 % chez les sans religion. «Un écart frappant, estime Olivier Galland, sociologue spécialiste de la jeunesse. Pour autant, les deux tiers des musulmans n’adhèrent pas à ces idées», ajoute-t-il. Cette surreprésentation des jeunes musulmans se retrouve également dans la tolérance à la violence ordinaire (voir encadré).

Que dit cet échantillon, volontairement biaisé, des facteurs de prédisposition à la radicalité? Celle-ci est-elle intrinsèque à la religion ou relève-t-elle de facteurs économiques et sociaux, d’un sentiment de frustration-victimation? Dans le monde des chercheurs, ces deux grands types d’interprétations s’affrontent sur le sujet. «L’appartenance à la religion musulmane est le facteur le plus prédicteur», tranche ici le CNRS, qui parle d’«effets intrinsèques». «Un phénomène qui reste à interpréter», ajoute-t-il.

Sans surprise, l’enquête pose que, dans un paysage sécularisé, les jeunes musulmans font l’objet d’une éducation religieuse active. Pour autant, la laïcité, l’égalité homme-femme et la liberté pour chacun d’organiser sa vie privée selon ses orientations personnelles sont assez largement reconnues. Sauf sur le point de l’homosexualité: 64 % des jeunes originaires d’Afrique et de confession musulmane estiment ce n’est «pas une façon comme une autre de vivre sa sexualité».

32 % à ne pas condamner totalement les attentats contre Charlie et de l’Hyper Cacher

Comment les jeunes sondés ont-ils perçu les attentats de 2015? Ils sont 32 % à ne pas condamner totalement les attentats contre Charlie et de l’Hyper Cacher, contre 10 % dans l’échantillon témoin représentatif de l’ensemble de la population .

(…)

Voler un scooter, tricher, conduire sans permis, dealer, affronter la police… Des comportements déviants acceptés par 33 % des musulmans, 20 % des chrétiens et 22 % des sans-religion. Parmi les lycéens cumulant cette tolérance de la violence et l’adhésion a des idées religieuses radicales, 70 % ne condamnent pas les auteurs des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Ils sont 44 % à penser qu’il est acceptable, «dans certains cas dans la société actuelle», «de combattre les armes à la main pour sa religion».

(…) Le Figaro

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Nice : un enseignant-chercheur du CNRS relaxé pour avoir convoyé des migrantes africaines

Posted by on janvier 6, 2017 at 4:16

Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur du CNRS poursuivi pour avoir convoyé des Érythréennes venues d’Italie, a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Nice, devant lequel le procureur avait requis fin novembre à son encontre six mois de prison avec sursis.

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Un collégien sur 50 pourrait être sensible au discours jihadiste

Posted by on novembre 28, 2016 at 2:23

Le CNRS organise lundi 28 novembre un colloque de restitution pour présenter les premiers résultats des recherches lancées après les attentats du 13 novembre 2015. L’une d’elles est consacrée à la réceptivité des adolescents aux discours de Daech, un enjeu stratégique pour établir des politiques de prévention adaptées.

Les adolescents sont-ils réceptifs au discours de Daech et si oui, dans quelles conditions ? Deux recherches, parmi les 66 « actions » lancées par le CNRS après les attaques du 13 novembre, se penchent sur cette question, essentielle pour comprendre les conditions de la radicalisation et établir des politiques de prévention efficaces. Les chercheurs en présenteront lundi 28 novembre les premiers résultats.

Parmi eux, Sebastian Roché, chercheur au CNRS, qui a mené une enquête sur « la justification de la violence et l’identification au collectif ». Elle a porté sur un échantillon de 12 000 collégiens dans tout le département des Bouches-du-Rhône. […]

La Croix

Merci à handsome55

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Les insectes envahissants coûtent au moins 69 milliards par an

Posted by on octobre 4, 2016 at 5:25

Quelque 69 milliards d’euros par an. C’est ce que coûtent, chaque année, les dégâts provoqués par une dizaine d’insectes envahissants dans le monde, estime une étude publiée ce mardi dans la revue « Nature Communication ». Et encore ne s’agit-il que d’une « estimation minimale », souligne Franck Courchamp, écologue et directeur de recherche au CNRS, qui a mené cette étude avec une équipe internationale de chercheurs.

« Depuis des milliers d’années, les insectes ont été responsables de la propagation de maladies chez l’Homme et le bétail, et de dégâts considérables, depuis l’anéantissement des cultures et réserves, en passant par la destruction des infrastructures, jusqu’à la dévastation des forêts », précise le chercheur. Mais avec la mondialisation et l’augmentation des échanges internationaux durant ces dernières décennies, le nombre d’espèces introduites dans de nouveaux milieux a également augmenté, accentuant le phénomène.

C’est en Amérique du Nord que les pertes financières sont les plus élevées, avec 24,5 milliards d’euros par an, rapporte l’étude. Et en Europe, elles ne sont « que » de 3,2 milliards. Une différence due simplement au fait que de plus nombreuses études sont menées sur le sujet aux États-Unis qu’en Europe…

Les Échos

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Entre «radicalisations» et «islamophobie», l’impossible analyse du phénomène jihadiste

Posted by on mars 19, 2016 at 9:59

Par peur d’être soupçonnés d’islamophobie, d’analyser la spécificité du jihadisme, des chercheurs, parlent «d’Islamisation de la radicalité». Pour Gilles Kepel, professeur des universités, Sciences-Po – Ecole normale supérieure, et Bernard Rougier, professeur des universités, paris-Sorbonne-Nouvelle, cette analyse confortent la doxa médiatico-politicienne dans son ignorance de la réalité sociale et son arrogance intellectuelle.

L’une des premières victimes collatérales des attentats de 2015 est l’université française. Alors que les sciences humaines et sociales sont concernées au premier chef pour fournir les clés d’interprétation du phénomène terroriste d’une ampleur inouïe qui a frappé l’Hexagone, les institutions universitaires sont tétanisées par l’incapacité à penser le jihadisme dans notre pays. […]

Cela provient pour une part d’une politique désinvolte de destruction des études sur le monde arabe et musulman […]. Mais cela provient aussi d’un interdit idéologique : entre le marteau de la «radicalisation» et l’enclume de «l’islamophobie», il est devenu très difficile de penser le défi culturel que représente le terrorisme jihadiste, comme une bataille à l’intérieur même de l’islam au moment où celui-ci est confronté à son intégration dans la société française. […]

«Radicalisation» comme «islamophobie» constituent des mots écrans qui obnubilent notre recherche en sciences humaines. Le premier dilue dans la généralité un phénomène dont il interdit de penser la spécificité – fût-ce de manière comparative. Des Brigades rouges et d’Action directe à Daech, de la bande à Baader à la bande à Coulibaly ou Abaaoud, il ne s’agirait que de la même «radicalité», hier, rouge, aujourd’hui, peinturlurée du vert de l’islamisation. Pourquoi étudier le phénomène, apprendre des langues difficiles, mener l’enquête sur le terrain dans les quartiers déshérités où les marqueurs de la salafisation ont tant progressé depuis trente ans, puisqu’on connaît déjà la réponse ? […]

Le rapport que vient de publier le président du CNRS sous le titre «Recherches sur les radicalisations» participe de la même démarche. On aurait pu s’attendre, de la part d’une instance scientifique, à une définition minimale des concepts utilisés. Il n’en est rien. Le postulat des «radicalisations» est à la fois le point de départ et d’arrivée d’un catalogue des publications et des chercheurs où la pondération des noms cités montre, sans subtilité, le parti pris idéologique des scripteurs. […]

L’objet «islamophobie» complète le dispositif de fermeture de la réflexion, car son objectif vise à mettre en cause la culture «blanche néocoloniale» dans son rapport à l’autre – source d’une prétendue radicalité – sans interroger en retour les usages idéologiques de l’islam. […]

Libération

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La suppression des notes, « un vrai ascenseur social »

Posted by on mars 4, 2016 at 9:47

Une nouvelle étude du CNRS met en avant les bénéfices que pourraient retirer les jeunes de la suppression des notes.

Une nouvelle expérimentation menée par le CNRS en partenariat avec l’académie d’Orléans-Tours auprès de 84 établissements de l’académie sur l’année 2014/2015 démontre pour la première fois que la suppression partielle des notes permet de réduire de moitié l’écart des performances entre élèves de différentes classes sociales.

L’étude, supervisée par Pascal Huguet, directeur de recherches au CNRS, avec la participation de chercheurs des universités de Clermont-Ferrand et Aix-Marseille, a spécifiquement porté sur les mathématiques en classe de troisième. Dans les classes participantes, les enseignants ont privilégié l’évaluation par compétences et fortement limité le rôle des notes dans l’appréciation des élèves.

Les chercheurs ont ensuite comparé en fin d’année les résultats obtenus au diplôme national du brevet par les élèves impliqués dans l’expérimentation et les résultats obtenus par un groupe témoin. « Pour l’épreuve de mathématiques, nous avons constaté que l’écart entre élèves issus de classes sociales favorisées et défavorisées était divisé par deux« , résume Isabelle Régner, maître de conférences à l’université d’Aix-Marseille.

Ces résultats s’expliquent notamment par la modification du comportement des élèves par rapport aux apprentissages. « Ils ont développé des motivations non plus tournées vers la note mais davantage orientées vers une acquisition durable des connaissances« , précise sa collègue Céline Darnon, maître de conférences à Clermont-Ferrand. Autre enseignement positif de l’étude, les meilleurs élèves ont eux aussi vu leurs résultats s’améliorer. « Il y a un entraînement vers le haut, c’est donc un vrai ascenseur social« , concluent les chercheurs.

Le Point

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