«Bruno Le Roux est un apparatchik devenu Ministre de l’Intérieur sans réelles compétences» (Alexandre Devecchio)

Alexandre Devecchio (Journaliste à Valeurs Actuelles) : « Bruno Le Roux est un bon exemple d’apparatchik du Parti Socialiste, que je connais bien, qui était maire de ma ville d’Epinay-Sur-Seine (93), qu’il a d’ailleurs perdue, et qui est récompensé en devant le patron des députés socialistes, et ensuite le Ministre de l’Intérieur, sans avoir de réelles compétences là-dessus. Epinay-Sur-Seine, je peux vous dire qu’en matière de sécurité, on peut mieux faire ! »
– BFM TV, 21 mars 2017, 18h27

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Politique : Les 24 contrats des filles de Bruno Le Roux à l’Assemblée (Màj : démission du ministre et nomination de Matthias Fekl )

Matthias Fekl, franco-allemand, a été nommé ministre de l’Intérieur en remplacement de Bruno Le Roux qui a démissionné ce mardi. Il était jusqu’alors Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur et du Tourisme.

« Sur la proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de M. Bruno Le Roux et il a nommé M. Matthias Fekl, ministre de l’Intérieur« , a-t-on déclaré dans l’entourage du président François Hollande.

Selon le directeur de campagne de Benoît Hamon, le député de Seine-Saint-Denis Mathieu Hanotin joint par BFMTV, Matthias Fekl « ne pourra plus être actif techniquement, mais pourra toujours s’engager et faire campagne« . Celui qui est en charge de «  l’agenda 2017 pourrait quitter l’organigramme  » de l’équipe du candidat. Même si, à ce stade, rien n’est décidé. […]

bfmtv

Merci à Sadi Carnot, el manchou et Stormisbrewing


Ce mardi, le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur l’embauche de ses deux filles à l’Assemblée nationale alors qu’elles étaient adolescentes. L’actuel ministre de l’Intérieur a pris la parole ce mardi à 18 heures depuis la préfecture de Seine-Saint-Denis. Il a annoncé sa démission.

Cette annonce intervient après la diffusion des révélations sur l’emploi de ses filles comme collaboratrices parlementaires. Selon les journalistes de l’émission, Bruno Le Roux avait fait signer 24 contrats de collaboratrices parlementaires à ses filles, dès l’âge de 15 ans, du temps où il était député de Seine-Saint-Denis. Des CDD qui, pour certains, se juxtaposaient avec un stage à l’étranger ou avec des cours en classe préparatoire. Ces informations ont été confirmées par le ministre et son cabinet.

Ce mardi à la mi-journée, le parquet national financier a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les faits dénoncés lundi.

bfmtv


maj 16h00
Bruno Le Roux n’a jamais déclaré l’emploi de ses filles à la Haute Autorité.
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maj 15h00
BFM TV évoque l’enquête ouverte par le Parquet National Financier (PNF) contre Bruno Le Roux qui employait ses filles adolescentes comme assistantes, dont l’une cumulait un stage.
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(Màj)

URGENT. Affaire Bruno #LeRoux : le parquet national financier ouvre une enquête préliminaire confiée à l’OCLCIFF pic.twitter.com/YKHbyIB21K

— Marc Leplongeon (@MarcLeplongeon) March 21, 2017

BREAKING : Bruno Le Roux reçu par Cazeneuve mardi après les révélations de @Qofficiel (Matignon #AFP)

— T Quinault Maupoil (@TristanQM) March 20, 2017

Quotidien révèle que le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, lorsqu’il était député, a employé ses deux filles comme collaboratrices parlementaires, alors qu’elles étaient lycéennes puis étudiantes.
Peut-on être collaborateur parlementaire à 16 ans, quand on est au lycée ? Selon le ministre de l’Intérieur, oui. Bruno Le Roux a employé ses deux filles en CDD à l’Assemblée nationale lorsqu’il était député, selon des informations obtenues par Quotidien et confirmées par le cabinet du ministre.

« Bien entendu, j’ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence », a répondu Bruno Le Roux à Quotidien en marge d’un déplacement dans le Gard le 10 mars. Alors que la question des emplois familiaux à l’Assemblée nationale et au Sénat est au cœur de l’actualité depuis l’affaire Fillon, Bruno Le Roux rejette tout procès en népotisme. « Moi je me souviens avoir pris aussi des gens qui m’étaient recommandés sur l’été, et donc je crois que c’est quelque chose qui se fait assez régulièrement, d’essayer de faire découvrir des choses, d’essayer de faire découvrir un travail », répond encore le ministre de l’Intérieur à Quotidien. (…)

Elles ont cumulé chacune 14 et 10 CDD, effectués pendant les vacances scolaires, entre 2009 et 2016. Toutes les dates de contrat dont nous disposons ont été confirmées par le cabinet du ministre. Chacune des filles commence à travailler à l’Assemblée nationale pendant ses années lycées, à l’âge de 16 ans. L’aînée effectue même son premier contrat à l’âge de 15 ans, un contrat de 12 jours à la fin de l’année scolaire de seconde. Le cabinet du ministre nous fait savoir que « tous les contrats ont bien évidemment été établis en respectant les âges permettant de travailler, en lien avec les services de l’Assemblée nationale (possibilité de travailler dès 14 ans pendant les congés scolaires). »

L’âge minimum légal pour travailler en France étant de 16 ans, la fille de Bruno Le Roux a donc bénéficié d’une exception : elle a pu travailler uniquement parce qu’elle était embauchée par un parent, son père. (…)

Source

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L’étrange engagement de Bruno Le Roux dans la lutte antitabac

Bruno Le Roux est soupçonné d’avoir rémunéré ses deux filles comme collaboratrices parlementaires alors qu’elles étaient prises par d’autres activités. Dans une enquête sur les cigarettiers, « l’Obs » avait aussi mis en évidence l’an dernier les liens étroits du même Bruno Le Roux avec la lobbyiste Pauline Delpech.

French ecologist party EELV (Europe Ecologie Les Verts) candidate for the March 2014 mayoral election in the 17th arrondissement of Paris, Pauline Delpech poses in Paris on January 27, 2014. AFP PHOTO / JOEL SAGET / AFP PHOTO / JOEL SAGET

(…) Très actif à l’Assemblée, Le Roux se montre moins pressé quand il s’agit de nous rencontrer. Nous devons lui envoyer une liste de questions, notamment sur ses liens avec Pauline Delpech, pour qu’il nous reçoive sur le champ. Dans son bureau, le président du groupe PS fanfaronne : « Personne ne fait pression sur moi ! Pauline Delpech ne tient ni mes idées ni ma main. Elle ne m’a jamais demandé de faire quelque chose. » Il concède cependant connaître Trévilly et même, une fois, avoir « passé une tête » dans sa loge du Stade de France, où il dit se rendre régulièrement en tant que député de Seine-Saint-Denis.

« Trévilly est quelqu’un de sympathique. J’ai pu boire des verres avec lui de manière amicale, mais pas une seule fois il n’a cherché à me contacter sur la question de la traçabilité. »

Le 11 décembre 2015, l’article 569 du Code général des Impôts, qui organise le système actuel de traçabilité, est abrogé, comme le souhaitait Bruno Le Roux – et Sicpa –, ouvrant la voie au lancement d’un appel d’offres pour tracer les cigarettes vendues en France. « Ce n’est pas uniquement grâce à moi que Bruno a porté ce combat sur la traçabilité, mais en partie, oui », glisse avec un grand sourire Pauline Delpech.

L’Obs

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Politique : Les 24 contrats des filles de Bruno Le Roux à l’Assemblée (Màj: démission du ministre)

Ce mardi, le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur l’embauche de ses deux filles à l’Assemblée nationale alors qu’elles étaient adolescentes. L’actuel ministre de l’Intérieur a pris la parole ce mardi à 18 heures depuis la préfecture de Seine-Saint-Denis. Il a annoncé sa démission.

Cette annonce intervient après la diffusion des révélations sur l’emploi de ses filles comme collaboratrices parlementaires. Selon les journalistes de l’émission, Bruno Le Roux avait fait signer 24 contrats de collaboratrices parlementaires à ses filles, dès l’âge de 15 ans, du temps où il était député de Seine-Saint-Denis. Des CDD qui, pour certains, se juxtaposaient avec un stage à l’étranger ou avec des cours en classe préparatoire. Ces informations ont été confirmées par le ministre et son cabinet.

Ce mardi à la mi-journée, le parquet national financier a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les faits dénoncés lundi.

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maj 16h00
Bruno Le Roux n’a jamais déclaré l’emploi de ses filles à la Haute Autorité.
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maj 15h00
BFM TV évoque l’enquête ouverte par le Parquet National Financier (PNF) contre Bruno Le Roux qui employait ses filles adolescentes comme assistantes, dont l’une cumulait un stage.
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(Màj)

URGENT. Affaire Bruno #LeRoux : le parquet national financier ouvre une enquête préliminaire confiée à l’OCLCIFF pic.twitter.com/YKHbyIB21K

— Marc Leplongeon (@MarcLeplongeon) March 21, 2017

BREAKING : Bruno Le Roux reçu par Cazeneuve mardi après les révélations de @Qofficiel (Matignon #AFP)

— T Quinault Maupoil (@TristanQM) March 20, 2017

Quotidien révèle que le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, lorsqu’il était député, a employé ses deux filles comme collaboratrices parlementaires, alors qu’elles étaient lycéennes puis étudiantes.
Peut-on être collaborateur parlementaire à 16 ans, quand on est au lycée ? Selon le ministre de l’Intérieur, oui. Bruno Le Roux a employé ses deux filles en CDD à l’Assemblée nationale lorsqu’il était député, selon des informations obtenues par Quotidien et confirmées par le cabinet du ministre.

« Bien entendu, j’ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence », a répondu Bruno Le Roux à Quotidien en marge d’un déplacement dans le Gard le 10 mars. Alors que la question des emplois familiaux à l’Assemblée nationale et au Sénat est au cœur de l’actualité depuis l’affaire Fillon, Bruno Le Roux rejette tout procès en népotisme. « Moi je me souviens avoir pris aussi des gens qui m’étaient recommandés sur l’été, et donc je crois que c’est quelque chose qui se fait assez régulièrement, d’essayer de faire découvrir des choses, d’essayer de faire découvrir un travail », répond encore le ministre de l’Intérieur à Quotidien. (…)

Elles ont cumulé chacune 14 et 10 CDD, effectués pendant les vacances scolaires, entre 2009 et 2016. Toutes les dates de contrat dont nous disposons ont été confirmées par le cabinet du ministre. Chacune des filles commence à travailler à l’Assemblée nationale pendant ses années lycées, à l’âge de 16 ans. L’aînée effectue même son premier contrat à l’âge de 15 ans, un contrat de 12 jours à la fin de l’année scolaire de seconde. Le cabinet du ministre nous fait savoir que « tous les contrats ont bien évidemment été établis en respectant les âges permettant de travailler, en lien avec les services de l’Assemblée nationale (possibilité de travailler dès 14 ans pendant les congés scolaires). »

L’âge minimum légal pour travailler en France étant de 16 ans, la fille de Bruno Le Roux a donc bénéficié d’une exception : elle a pu travailler uniquement parce qu’elle était embauchée par un parent, son père. (…)

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France : les autorités se préparent à un nouvel afflux de migrants

Hebergeur d'image

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a visité ce mardi 14 mars le centre de premier accueil des migrants de la Porte de la Chapelle au nord de Paris, ouvert en novembre, qui propose un hébergement pendant 5 à 10 jours. Le centre frôle la saturation. Chaque matin entre 150 et 200 personnes se bousculent à l’entrée. Le ministre a promis qu’assez de places seraient ouvertes pour assurer la « fluidité » du centre parisien d’accueil des migrants, qui frôle la saturation alors que la pression migratoire risque de se maintenir au printemps. (…)

Plus de 20 000 migrants accueillis en 18 mois

A l’extérieur les tickets ont été supprimés pour éviter les trafics. Des associations offrent une boisson chaude à ceux qui patientent : « On a écoulé au moins 300 gobelets ». Trois cents gobelets pour 150 à 200 personnes qui attendent chaque jour devant les grilles. En visite, Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, estime que « l’objectif c’est d’éviter des campements sauvages sur lesquels les migrants sont à la prise de tous les trafics, de tous les trafiquants ». (…)

Le ministre promet des places supplémentaires si nécessaire. Depuis dix-huit mois, le centre du 18e arrondissement de Paris a vu passer plus de 20 000 migrants.

« C’est un enjeu particulièrement important. La pression ne se relâche pas. Quand je regarde aujourd’hui la pression qu’il y a sur l’Italie, la pression qu’il y a à la frontière italo-française, la pression qu’il y a à la frontière allemande avec ces déboutés du droit d’asile et en majorité Afghans, qui cherchent à retrouver une perspective dans notre pays, je n’imagine pas que le printemps génère moins de tensions migrations et de flux que n’en ont connu l’hiver ou l’automne dernier (…) Il va falloir trouver des places supplémentaires et c’est la mobilisation à laquelle j’appelle les services de l’Etat et les associations », déclare Bruno Le Roux. (…)

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Lille (59) : Bruno Le Roux parraine le statut de réfugié à 60 ex-migrants de la « Jungle »

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a parrainé mardi à Lille la remise du statut de réfugiés à 60 anciens migrants de la « Jungle » de Calais, voyant dans cette cérémonie « un symbole » des valeurs de la France.

Ces ex-migrants, majoritairement Soudanais, Érythréens et Éthiopiens, avaient été dirigés dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) à la suite du démantèlement de la « Jungle » en octobre. Leur nouveau statut officiel de réfugié leur a été donné « en un temps record », a-t-il souligné.

(…)

Le Point

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Les protestants français combattent ouvertement le Front national

Lors d’une cérémonie des voeux en présence du premier ministre Bernard Cazeneuve, mercredi soir à Paris, le président de la Fédération Protestante de France, François Clavairoly, a estimé qu’une victoire du FN lors de la prochaine élection présidentielle serait une «honte» pour la France.

Hebergeur d'image

Il est rare qu’un responsable religieux se mouille explicitement en France sur une question aussi politique que l’élection présidentielle. Mercredi soir à Paris, François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, n’a pas hésité à mettre en garde les Français contre un vote en faveur du Front national.

À la Cité du Refuge, construit par Le Corbusier et tenue pour les pauvres, par l’Armée du Salut, il présentait alors ses voeux annuels, en présence du premier ministre, Bernard Cazeneuve et du ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux. Une occasion de lancer également en France l’année de commémoration des 500 ans de la réforme luthérienne.

«J’espère que les discours et les ricanements des parleurs du Front national, a déclaré François Clavairoly, n’auront pas l’écho que certains observateurs lui prédisent et que nous n’aurons pas honte de nos choix lors de la présidentielle qui s’annonce. Je forme le vœu que l’on ne dira jamais en une forme d’analyse prédictive que l’extrême droite sera bientôt le premier courant de pensée dans notre pays.» (…)

Source

Merci à Pythéas

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Marseille : tribune de 150 personnalités pour une « légalisation contrôlée » du cannabis (MàJ : Bruno Le Roux s’y oppose)

09/01/2016

A Marseille, cent cinquante personnalités parmi les politiques, médecins, enseignants ou encore policiers dénoncent l’échec de la prohibition du cannabis. Les signataires de la pétition appellent à une vente encadrée par L’État et à une taxe pour en finir avec cette économie dissimulée. Avec 1,4 millions de fumeurs de joints réguliers, les Français figure parmi les plus gros consommateurs de cannabis en Europe.

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08/01/2016

Le gouvernement n’entend pas légaliser le cannabis, a répondu dimanche le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux aux 150 personnalités marseillaises, dont des élus, qui réclament la fin de la prohibition dans cette ville.

« Le gouvernement n’envisage pas, ni sur injonction d’une tribune, ni sur proposition de sa part, de modifier la loi et de légaliser le cannabis« , a dit Bruno Le Roux au « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI.

yahoo


Dans une tribune parue dans « Le JDD », cent cinquante Marseillais, dont les députés socialistes Patrick Mennucci et Marie-Arlette Carlotti, insistent sur les ravages causés par le trafic dans une ville meurtrie par les règlements de comptes : politiques, médecins, enseignants, magistrats et policiers. A leurs yeux, l’interdiction est un «échec». Ils plaident pour une «légalisation contrôlée» du cannabis.

Parmi eux le député PS Patrick Mennucci qui dénonce la dangerosité « sans commune mesure » du tabac et de l’alcool « qui sont elles des drogues licites« .

« Marseille souffre des dommages causés par la prohibition du cannabis. Nous voulons porter le changement et appeler à une politique plus efficace et plus humaine. C’est pourquoi nous lançons de Marseille cet appel à la France, pour que, dans la période électorale qui arrive, le débat sur la légalisation du cannabis soit ouvert. »
«Elle est directement responsable [dans la cité phocéenne] de réseaux, de trafics très organisés, qui brassent des sommes considérables et gangrènent de nombreux quartiers. Les règlements de comptes (…) sont très majoritairement liés au trafic. »

En 2016, les règlements de compte liés au narcobanditisme dans les Bouches-du-Rhône ont fait 27 morts par balle, contre 19 en 2015. Ce bilan atteignait les 30 morts au milieu des années 1980.


Le Monde

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La Provence

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Nouvel An : comment Bruno Le Roux a minimisé la forte hausse du nombre de voitures brûlées

Le nouveau ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, s’est félicité, dimanche 1er janvier, du bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre qui « s’est déroulée sans incident majeur ». Un indicateur habituel – et controversé – est celui du nombre de véhicules brûlés. Pour éviter l’effet supposé de concours entre les quartiers, les ministres de l’intérieur de Nicolas Sarkozy avaient cessé en 2010 de donner ce chiffre au lendemain du réveillon.

«Cette année encore, le bilan des véhicules brûlés démontre qu’aussi intolérable soit-il, le phénomène est contenu par rapport à 2016, avec 650 mises à feu directes, là où elles étaient 602 l’an passé. Sur les cinq dernières années, le nombre de véhicules brûlés a diminué de 20 %.»

On peut déjà noter que, selon les chiffres donnés par le ministre, les « mises à feu directes » ont augmenté de 8 % par rapport à la précédente nuit du Nouvel An, ce qui ne peut pas forcément être qualifié de « phénomène contenu ».

Mais surtout, M. Le Roux évoque donc les « mises à feu directes », c’est-à-dire les départs de feu, et non pas le nombre de véhicules brûlés – y compris ceux qui se sont enflammés par propagation. Or, depuis 2013, MM. Valls et Cazeneuve s’intéressaient, eux, au nombre total de véhicules brûlés (par ailleurs, leurs prédécesseurs ont toujours fait de même quand ils publiaient encore leur bilan).

M. Le Roux a brusquement changé de thermomètre. Non parce qu’il ignore le nombre total de véhicules détruits : il parle dans le communiqué de son évolution positive, – 20 %, mais « sur les cinq dernières années ».

Pourquoi ce changement d’indicateur ? Considérons les quatre derniers réveillons : 804 voitures avaient brûlé l’année dernière, 940 en 2015, 1 067 en 2014 et 1 193 en 2013. Suivons ensuite le ministre, et appliquons une baisse de – 20 % par rapport aux 1 193 véhicules brûlés du 1er janvier 2013.

Le nombre total de véhicules brûlés doit avoir tourné, cette fois-ci, autour de 954 : la tendance continue à la baisse depuis plusieurs années s’est donc interrompue brutalement. Et nous pouvons désormais mesurer l’évolution annuelle : le nombre de véhicules incendiés a en fait connu une forte augmentation de 19 % par rapport à l’année dernière.

Encore plus difficile, dès lors, de parler de « phénomène contenu ».

Le Monde

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