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ProRussia.tv ne diffusera plus d’émission à partir du 30 avril, minuit.

Published on avril 30, 2014 By ProRussia.tv
Mercredi 30 avril 2014. Nous savons désormais qu’aucune réponse ne pourra nous être apportée par Rossia Segodnya avant le début de l’automne prochain. Nous suspendons donc nos émissions à compter de ce jour. ProRussia.tv entre en sommeil.
Nous allons continuer nos démarches administratives afin de revenir plus nombreux, au sein d’une rédaction parisienne, avec une grille des programmes étoffée et 
quotidienne. 
Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, financièrement et moralement. C’est avec un peu de tristesse que nous vous laissons, mais « l’heure la plus sombre précède toujours l’aurore ». Nous reviendrons pour rendre possible ce qui est nécessaire et continuer notre combat pour la réinformation et l’amitié franco-russe.

À très bientôt, nous voulons le croire, et surtout gardez le contact via nos comptes Facebook  et Twitter (#ProRussia1).

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Journal hebdomadaire – 28 avril 2014 / Édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe (HD Partie 1)

Published on avril 28, 2014 By ProRussia.tv

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de ProRussia.tv. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation. Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par les médias dominants, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 28 avril 2014 :

édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe tenu ce jeudi 24 avril à l’Assemblée Nationale et organisé par l’Observatoire Franco-Russe, la Chambre de Commerce et d’industrie Franco-Russe, l’IRIs — l’Institut de relations Internationales et Stratégiques — et le Medef international.
Avec les interventions de 

  • Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS
  • Emmanuel Quidet, Président de la CCIFR
  • Yves-Thibault de Silguy, vice-président du Medef International
  • Jean-Pierre Chevènement, sénateur du territoire de Belfort
  • Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France
  • Boris Titov, médiateur auprès du Président russe
  • Andreï Kortounov, DG Conseil Russe des affaires internationales
  • Emin Iskenderov, PDG du Groupe Hermitage
  • Bruno Cotte, Directeur général international de Safran
  • Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris
Première partie, en HD.

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Journal hebdomadaire – 28 avril 2014 / Édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe

Published on avril 28, 2014 By ProRussia.tv

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de ProRussia.tv. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation. Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par les médias dominants, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 28 avril 2014 :

édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe tenu ce jeudi 24 avril à l’Assemblée Nationale et organisé par l’Observatoire Franco-Russe, la Chambre de Commerce et d’industrie Franco-Russe, l’IRIs — l’Institut de relations Internationales et Stratégiques — et le Medef international.
Avec les interventions de 

  • Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS
  • Emmanuel Quidet, Président de la CCIFR
  • Yves-Thibault de Silguy, vice-président du Medef International
  • Jean-Pierre Chevènement, sénateur du territoire de Belfort
  • Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France
  • Boris Titov, médiateur auprès du Président russe
  • Andreï Kortounov, DG Conseil Russe des affaires internationales
  • Emin Iskenderov, PDG du Groupe Hermitage
  • Bruno Cotte, Directeur général international de Safran
  • Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris
  • Thierry Mariani, député de la 11e circ. des Français de l’Étranger
  • Vitaly Naoumkine, Directeur de IEO de Russie
  • Alain Marsaud, député de la 10e circ. des Français de l’Étranger
  • Evgueni Loukianov, Conseil de Sécurité Nationale de la Russie
  • Christophe de Margerie, PDG de Total
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Prieuré de Lichine : un grand margaux… russe à ses origines.

Published on avril 22, 2014 By ProRussia.tv
Nous avions signalé l’an passé aux fidèles de Prorussia.tv, le travail de quelques vignerons français venus revaloriser le vignoble russe, principalement dans le Caucase du Nord et dans les régions bordant la mère noire. Des vignobles parfois millénaires, qui ont faillit disparaître après la désastreuse décision de Gorbatchev de les arracher, pour enrayer vainement l’alcoolisme. Aujourd’hui, nous avons souhaité vous parler de deux vignerons Russes, d’origine moscovite, très réputés et même mondialement célèbre : Alexis Lichine qui va jouer un rôle clef dans la promotion du vin français à l’étranger et dans l’étiquetage des variétés de vin en Amérique. Egalement Ecrivain, il est l’auteur de la célèbre Encyclopédie des vins et des alcools de tous les pays, éditée pour la première fois en 1980, chez Robert Laffont. Son fils Sacha, valorisera quant à lui, un vignoble de basse renommée pour en faire un des joyaux du vignoble français.
 
Alexis Lichine est né en 1913 à Moscou. Son père, un riche banquier doit s’enfuir en 1917 en Europe occidentale pour mettre sa famille à l’abri des persécutions criminelles des bolchevicks qui allaient bientôt transformer la Russie en enfer. Alexis quitte donc Moscou par le transsibérien, coincé entre sa sœur Irène et Natacha sa gouvernante. Grâce à quelques titres et à de l’or sauvegardé par son père, ils vont s’installer à Paris, avant de rejoindre les Etats-Unis en 1919, pour refaire fortune. Alexis entre à l’Université de Pennsylvanie, mais dès qu’il le peut, il devient journaliste. C’est ainsi qu’en 1932, le New York Herald Tribune le renvoie à Paris, avant de poursuivre dans les départements d’Algérie. En 1934, il démissionne de son journal et rentre à New York, bien décidé à profiter de la levée de la prohibition, qui a favorisé l’explosion du marché américain des vins et des spiritueux. Son but, devenir le représentant exclusif d’un certain nombre de négociants français, de vins haut de gamme. Il tente de créer sa propre entreprise mais échoue au bout d’un an. Il travaille alors chez d’importants négociants avec un tel succès qu’on le qualifia aux Etats-Unis de « pape du vin ».
 
Rendu à la vie civile après la guerre, il reprend ses activités de négociant, parcourant inlassablement les Etats-Unis, pour y vendre des vins de Bourgogne et de Bordeaux, à la tête de sa propre société Alexis Lichine & Co. En 1949, il revient définitivement en France et s’installe à Margaux, pour mettre en place une société d’expédition de vins en Amérique. Il devient l’année suivante le responsable des exportations de Château Haut-Brion et pendant une vingtaine d’années, un grand exportateur de vins français de première qualité, outre Atlantique.
À partir du début des années soixante-dix, son influence commence à décliner et il met sa réputation au service de l’écriture. Il fait paraître en neuf langues une Encyclopédie des vins et spiritueux qui fait toujours autorité, ainsi qu’un Guide des vins et vignobles de France, publié en six langues. Devenu un des plus éminent dégustateur de Bordeaux, dès 1950 il est reconnu par ses pairs dégustateurs bordelais comme l’un des meilleurs d’entre eux. Il a également publié Vins de France, Guide de vins et vignobles de France et l’Encyclopédie d’Alexis Lichine des vins et spiritueux.
 
En 1951, il fait l’acquisition du Château Cantenac-Prieuré, un vignoble classé Margaux qu’il avait visité l’année précédente et auquel il joint une partie de celui du Château Lascombes, son voisin. En 1953, après avoir rebaptisé son principale domaine, en Château Lichine-Prieuré, il agrandit son patrimoine en acquérant en Bourgogne, les vignobles de Latricières à Gevrey-Chambertin, et Bonnes Mares, un autre grand cru de la Côte de Nuits, à Chambolle-Musigny.
En 1959, Alexis Lichine fait partie d’un comité qui essaye sans succès, de réviser la classification officielle des vins de Bordeaux qui date de 1855. Sans se décourager, il publie en 1962, son Classement des Grands Crus Rouges de Bordeaux, dont il fait plusieurs révisions au cours des années suivantes, tout en continuant sa campagne pour des mises à jour. Ce qui lui vaudra d’être surnommé «le doyen des compilateurs de classification non officielles».
Alexis Lichine meurt d’un cancer au Château Prieuré Lichine, le 1er juin 1989, à l’âge de 76 ans.
          
Son fils André Serge Alexiévitch Lichine, dit « Sacha » est né en 1960 à Margaux. Après des études au Etats-Unis, il succède à son père à l’âge de 27 ans. Il avait commencé par créer sa propre société de tourisme viticole de luxe : la Sacha Lichine Internationale, au sein de laquelle il organisait des visites des vignobles français, à destination de riches touristes américains. Après dix ans à la tête du vignoble paternel, il décide en août 1999 de le revendre, à la surprise générale, puisque de son propre aveu, je cite : « il n’y avait plus grand chose qu’il pouvait faire avec le Prieuré ». Nombreux sont ceux qui l’ont traité de fou. Mais lui avait un autre projet en tête, celui de racheter en 2006 le château d’Esclans, une magnifique demeure du style 18e, située à 20 km de Fréjus. Le château produit un rosé léger pour les estivants des plages voisines. Fort de son expérience bordelaise et bien secondé, Sacha Lichine va élaborer un rosé à la façon des grands crus. Avec la Cuvée Garrus, c’est un pari réussi. Son rosé est aujourd’hui le plus cher du monde, de l’Amérique à la Russie.

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Syrie : la Hollandie accueille ses journalistes enlevés par les amis de Laurent Fabius, pendant que Bachar-Al-Assad fête Pâques avec les Chrétiens libérés de Maaloula.

Published on avril 22, 2014 By ProRussia.tv
Les quatre journalistes français, retenus en otages en Syrie depuis juin 2013, ont été libérés en bonne santé, en dépit des conditions très éprouvantes de leur captivité. François Hollande a exprimé son « immense soulagement » et remercié « tous ceux qui ont permis l’heureux dénouement de cette épreuve ». Seulement dans cette effusion médiatique, le président de la république française n’a pas précisé à qui s’adressaient ses remerciements. Au ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius ? Aux services de renseignement français ? Ou bien aux autorités turques qui ont « retrouvé » les journalistes errants dans un territoire désert ? Et bien non, pas tout à fait.
Sans pouvoir l’avouer directement, à moins de confirmer la rumeur d’une rançon de près de vingt millions de dollars, François Hollande ne pouvait que remercier les autorités syriennes d’avoir œuvré à la libération des otages, en augmentant la pression militaire contre les terroristes le long de la frontière turque, les contraignant à relâcher leurs prisonniers. Vue la longueur de la barbes de ces derniers, ni les « amis de la Syrie », ni la pléthore de moyens de surveillance occidentaux, ni les services de renseignement français ou ceux du Quai d’Orsay, n’avaient visiblement réussi à obtenir le moindre résultat jusqu’à présent.
 
On le constate donc, les importantes opérations militaires, menées depuis plusieurs semaines par l’Armée nationale syrienne, portent leurs fruits. L’armée syrienne prévoit, d’ici la fin de l’année 2014, de reprendre le contrôle de la plupart des zones aujourd’hui contrôlées par les militants des factions opposées, comme à Alep et à Deraa.  Actuellement les unités de l’armée ont repris le contrôle de la zone de Kalmun dans le sud, à Homs ou à Maaloula, une commune chrétienne qui était occupée par des islamistes depuis des mois. On se souvient des religieuses qui y avaient été enlevées et des massacres perpétrés. Cependant les inquiétudes persistent sur le soutien appuyé de la Turquie. Notamment dans la prise de la ville de Kesab, contraignant sa population d’origine arménienne, à fuir. Une opération qui n’a pu être menée, comme l’avoue un militant de l’opposition, qu’avec le soutien direct de l’armée turque. Les populations chrétiennes sont particulièrement visées par les terroristes armés qui les privent de célébrer leurs fêtes ou d’entrer dans leurs églises dans le meilleur des cas, et qui dans le pire des cas procèdent à des crimes abjects et à des crucifixions.
 
Toutes ces horreurs, qui ne visent depuis trois ans qu’à plonger le pays dans le chaos, afin de contraindre au départ le président Bachar Al Assad et son gouvernement, n’entament pas le moral des Syriens et de leur président. Pour Bachard al‑Assad, la crise syrienne en serait même arrivée à un tournant, en faveur des autorités de Damas, en s’appuyant sur les victoires de l’armée dans la guerre contre le terrorisme.
Malgré les attentats à la voiture piégée, qui ont fait plusieurs victimes ces derniers jours, la préparation de l’élection présidentielle se maintient dans ce contexte de guerre civile. Jusqu’à présent, Bachar al‑Assad, comme son père précédemment, avait été élu par référendum. La nouvelle Constitution, approuvée en 2012, donne pour la première fois la possibilité à plusieurs candidats de se présenter. Cependant, les conditions requises limitent fortement le nombre de candidats, car le Parlement syrien a approuvé le 14 mars, des clauses qui empêchent de facto les figures de l’opposition en exil de se présenter. Ces clauses stipulent en effet, que le futur président doit avoir vécu en Syrie de manière continue au cours des dix dernières années. Bachar al‑Assad, qui n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, avait affirmé en janvier, dans une interview à l’AFP, qu’il y avait « de fortes chances » qu’il se représente. Or, rien ne va plus entre les factions qui s’affrontent au sein même de la Coalition de l’opposition syrienne, soutenues par les monarchies arabes et les puissances occidentales.
Pire, selon de récentes études, réalisées par les ministères des affaires étrangères des autoproclamés « amis de la Syrie », aux prochaines élections présidentielles, Bachar Al Assad pourrait être plébiscité par la population syrienne. Un résultat impensable pour ces hérauts de la démocratie occidentale qui, comme à leur habitude, semblaient vouloir proclamer les résultats des élections, avant qu’elles n’aient lieu.
 
Devant un tel désastre annoncé pour la rébellion, on reprend les bonnes vieilles méthodes, comme pour le Golfe du Tonkin ou les armes de destructions massives en Irak, car plus un mensonge est gros et plus il a des chances d’être cru. Et voilà une nouvelle attaque chimique qui tombe à point nommé. Elle aurait fait deux morts et plus de cent blessés dans l’ouest de la Syrie. La Russie s’en inquiète et a demandé qu’une enquête soit menée sans délai. Elle s’étonne d’ailleurs du silence des autorités américaines et plus généralement de ses alliés-vassaux. Selon le ministère des Affaires étrangères russe, cette attaque ne vise qu’à saborder le processus de désarmement chimique en cours et ne peut être imputé qu’à des pays qui favorisent les terroristes.
 
Cette semaine un ancien chef du service de lutte contre le terrorisme, Alain Marsaud, a déclaré que c’était nos « amis djihadistes » qui avaient enlevés et gardés ces quatre otages. Il est aussi revenu sur le principe du gouvernement français de ne pas verser de rançons aux preneurs d’otages et s’est écrié, je cite :  » qu’on cesse de nous prendre pour des cons ! « . Il semble effectivement savoir de quoi il parle. 

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Réforme territoriale : quand Valls découvre les vertus des patries charnelles, 40 ans après les régionalistes. Didier Patte, président du Mouvement Normand sera notre invité en duplex des studios de TVNormandyChannel.

Published on avril 22, 2014 By ProRussia.tv
 
Ce n’était pas la partie la plus emblématique du discours d’investiture d’Emmanuel Valls, tant les préoccupations des Français sont ailleurs. La réforme du fameux mille-feuille territorial est sans aucun doute en bas du tableau des urgences du quidam moyen, derrière l’emploi, l’insécurité, l’immigration ou encore la santé.
Pourtant ce mille-feuille illustre, à lui tout seul, le mal français. En multipliant les strates, on dilue les responsabilités, on multiplie les financements croisés, les emplois territoriaux et donc la masse des fonctionnaires à la charge des contribuables, sans pour autant diminuer les impôts nationaux ou la masse de la fonction publique d’état. C’est une course en avant, vers l’inefficacité, la corruption et le gaspillage.
Commune, communauté de commune, intercommunalité, commune-canton, canton, pays, arrondissement, département, agglomération, région… La majorité de ces strates ne sont pas élues, mais désignées. Rares sont celles qui représentent des bassins de vie, des communautés ou des identités réelles.
 
Si les communes et les départements français sont inscrits dans l’histoire de France depuis plus de 200 ans, les autres sont des créations d’une république en perte de vitesse et de légitimité. Même les régions répondent à un schéma technocratique, et rares sont celles qui représentent une communauté identitaire clairement identifiée. La Corse, l’Alsace, la Picardie peuvent répondre à des identités identifiées.
Mais quid, par exemple, de la Normandie ou de la Bretagne ?
 
La Bretagne a été amputée du département de la Loire-Atlantique dans les années 40. Depuis, les Bretons n’ont eu de cesse de réclamer, plus ou moins calmement, l’intégrité de la Bretagne. Et c’est encore ce qu’ils ont fait, ce samedi 19 avril, dans les rues de Nantes, avec une très forte mobilisation. Une quinzaine de milliers de manifestants, toutes couleurs politiques confondues, drapeaux bretons et bonnets rouges fièrement portés pour pouvoir « vivre, travailler et décider au pays ». Une affirmation d’identité bretonne, que la France ne semble plus en mesure de leur permettre. Pour Christian Troadec, figure de proue des Bonnets rouges et maire DVG de Carhaix, l’ordre du jour est clair : « Aujourd’hui, la France est l’Etat le plus centralisé d’Europe. Il est temps qu’on puisse, nous en Bretagne avec 4 millions et demi d’habitants, […] se retrouver au même niveau que les régions européennes comme les Länder allemands, comme les grandes provinces espagnoles, l’Ecosse, le Pays-de-Galles« .
Longtemps mise au point mort par des potentats locaux, frileux de perdre des postes de président avec moins de conseils à présider, la réforme territoriale est toujours contestée par les ténors locaux, mais elle a désormais un allié de poids, avec un état central qui n’a plus les moyens d’entretenir un telle cours.
 
Autre quête d’identité, la Normandie. Elle a été divisée en deux demi-régions, la Haute et la Basse Normandie, pour faire deux fiefs sur mesure, à des potentats locaux des années 70 : Jean Lecanuet à Rouen et Michel d’Ornano à Caen. Des régions sans poids administratif, ni économique, au 17 et 18e rang sur 22, dans le classement des régions. Alors que réunie, la Normandie serait  la 5e région de France, d’un poids proche des landers allemands. Face à cette division purement administrative et négationiste, une organisation régionaliste a vu le jour et réclame depuis 40 ans non seulement la réunification de la Normandie, mais une plus grande régionalisation et une simplification du mille-feuilles administratif. Nous sommes en ligne avec son président-fondateur, Didier Patte.
 
Monsieur Patte, bonjour
 
Merci de nous accueillir sur vos plateaux de TVNormanChannel, votre chaine de télévision normande. En tant que président d’un mouvement régionaliste normand, présent sur la scène politique depuis 1969, quel regard portez-vous sur la réforme territoriale que vient de proposer Manuels Valls ?
 
RÉPONSE
 
Le découpage qui est proposé vous satisfait-il ? Est-ce que pour vous il répond à la nécessité de réduire le mille-feuille administratif français ? Et autre question êtes-vous pour la suppression des départements ?
 
RÉPONSE
 
Certains présidents de régions socialistes renâclent déjà à la proposition, et proposent des fusions étonnantes, comme le rattachement de la Picardie à la Haute-Normandie par exemple. Pourquoi selon vous, cette volonté de nier l’histoire, voir même de nier les identités qui composent la France ?
 
RÉPONSE
 
Alors d’autres, pour ne pas faire cette réunification normande, soulèvent un problème qui semble secondaire, celui de la capitale de la Grande Normandie. Alors, Rouen ou Caen ?
 
RÉPONSE
 
Monsieur Patte, merci.
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