ProRussia.tv ne diffusera plus d’émission à partir du 30 avril, minuit.

Mercredi 30 avril 2014. Nous savons désormais qu’aucune réponse ne pourra nous être apportée par Rossia Segodnya avant le début de l’automne prochain. Nous suspendons donc nos émissions à compter de ce jour. ProRussia.tv entre en sommeil.
Nous allons continuer nos démarches administratives afin de revenir plus nombreux, au sein d’une rédaction parisienne, avec une grille des programmes étoffée et 
quotidienne. 
Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, financièrement et moralement. C’est avec un peu de tristesse que nous vous laissons, mais « l’heure la plus sombre précède toujours l’aurore ». Nous reviendrons pour rendre possible ce qui est nécessaire et continuer notre combat pour la réinformation et l’amitié franco-russe.

À très bientôt, nous voulons le croire, et surtout gardez le contact via nos comptes Facebook  et Twitter (#ProRussia1).

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Journal hebdomadaire – 28 avril 2014 / Édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe (HD Partie 1)

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de ProRussia.tv. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation. Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par les médias dominants, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 28 avril 2014 :

édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe tenu ce jeudi 24 avril à l’Assemblée Nationale et organisé par l’Observatoire Franco-Russe, la Chambre de Commerce et d’industrie Franco-Russe, l’IRIs — l’Institut de relations Internationales et Stratégiques — et le Medef international.
Avec les interventions de 

  • Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS
  • Emmanuel Quidet, Président de la CCIFR
  • Yves-Thibault de Silguy, vice-président du Medef International
  • Jean-Pierre Chevènement, sénateur du territoire de Belfort
  • Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France
  • Boris Titov, médiateur auprès du Président russe
  • Andreï Kortounov, DG Conseil Russe des affaires internationales
  • Emin Iskenderov, PDG du Groupe Hermitage
  • Bruno Cotte, Directeur général international de Safran
  • Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris
Première partie, en HD.

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Journal hebdomadaire – 28 avril 2014 / Édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de ProRussia.tv. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation. Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par les médias dominants, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 28 avril 2014 :

édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe tenu ce jeudi 24 avril à l’Assemblée Nationale et organisé par l’Observatoire Franco-Russe, la Chambre de Commerce et d’industrie Franco-Russe, l’IRIs — l’Institut de relations Internationales et Stratégiques — et le Medef international.
Avec les interventions de 

  • Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS
  • Emmanuel Quidet, Président de la CCIFR
  • Yves-Thibault de Silguy, vice-président du Medef International
  • Jean-Pierre Chevènement, sénateur du territoire de Belfort
  • Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France
  • Boris Titov, médiateur auprès du Président russe
  • Andreï Kortounov, DG Conseil Russe des affaires internationales
  • Emin Iskenderov, PDG du Groupe Hermitage
  • Bruno Cotte, Directeur général international de Safran
  • Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris
  • Thierry Mariani, député de la 11e circ. des Français de l’Étranger
  • Vitaly Naoumkine, Directeur de IEO de Russie
  • Alain Marsaud, député de la 10e circ. des Français de l’Étranger
  • Evgueni Loukianov, Conseil de Sécurité Nationale de la Russie
  • Christophe de Margerie, PDG de Total
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Syrie : la Hollandie accueille ses journalistes enlevés par les amis de Laurent Fabius, pendant que Bachar-Al-Assad fête Pâques avec les Chrétiens libérés de Maaloula.

Les quatre journalistes français, retenus en otages en Syrie depuis juin 2013, ont été libérés en bonne santé, en dépit des conditions très éprouvantes de leur captivité. François Hollande a exprimé son « immense soulagement » et remercié « tous ceux qui ont permis l’heureux dénouement de cette épreuve ». Seulement dans cette effusion médiatique, le président de la république française n’a pas précisé à qui s’adressaient ses remerciements. Au ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius ? Aux services de renseignement français ? Ou bien aux autorités turques qui ont « retrouvé » les journalistes errants dans un territoire désert ? Et bien non, pas tout à fait.
Sans pouvoir l’avouer directement, à moins de confirmer la rumeur d’une rançon de près de vingt millions de dollars, François Hollande ne pouvait que remercier les autorités syriennes d’avoir œuvré à la libération des otages, en augmentant la pression militaire contre les terroristes le long de la frontière turque, les contraignant à relâcher leurs prisonniers. Vue la longueur de la barbes de ces derniers, ni les « amis de la Syrie », ni la pléthore de moyens de surveillance occidentaux, ni les services de renseignement français ou ceux du Quai d’Orsay, n’avaient visiblement réussi à obtenir le moindre résultat jusqu’à présent.
 
On le constate donc, les importantes opérations militaires, menées depuis plusieurs semaines par l’Armée nationale syrienne, portent leurs fruits. L’armée syrienne prévoit, d’ici la fin de l’année 2014, de reprendre le contrôle de la plupart des zones aujourd’hui contrôlées par les militants des factions opposées, comme à Alep et à Deraa.  Actuellement les unités de l’armée ont repris le contrôle de la zone de Kalmun dans le sud, à Homs ou à Maaloula, une commune chrétienne qui était occupée par des islamistes depuis des mois. On se souvient des religieuses qui y avaient été enlevées et des massacres perpétrés. Cependant les inquiétudes persistent sur le soutien appuyé de la Turquie. Notamment dans la prise de la ville de Kesab, contraignant sa population d’origine arménienne, à fuir. Une opération qui n’a pu être menée, comme l’avoue un militant de l’opposition, qu’avec le soutien direct de l’armée turque. Les populations chrétiennes sont particulièrement visées par les terroristes armés qui les privent de célébrer leurs fêtes ou d’entrer dans leurs églises dans le meilleur des cas, et qui dans le pire des cas procèdent à des crimes abjects et à des crucifixions.
 
Toutes ces horreurs, qui ne visent depuis trois ans qu’à plonger le pays dans le chaos, afin de contraindre au départ le président Bachar Al Assad et son gouvernement, n’entament pas le moral des Syriens et de leur président. Pour Bachard al‑Assad, la crise syrienne en serait même arrivée à un tournant, en faveur des autorités de Damas, en s’appuyant sur les victoires de l’armée dans la guerre contre le terrorisme.
Malgré les attentats à la voiture piégée, qui ont fait plusieurs victimes ces derniers jours, la préparation de l’élection présidentielle se maintient dans ce contexte de guerre civile. Jusqu’à présent, Bachar al‑Assad, comme son père précédemment, avait été élu par référendum. La nouvelle Constitution, approuvée en 2012, donne pour la première fois la possibilité à plusieurs candidats de se présenter. Cependant, les conditions requises limitent fortement le nombre de candidats, car le Parlement syrien a approuvé le 14 mars, des clauses qui empêchent de facto les figures de l’opposition en exil de se présenter. Ces clauses stipulent en effet, que le futur président doit avoir vécu en Syrie de manière continue au cours des dix dernières années. Bachar al‑Assad, qui n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, avait affirmé en janvier, dans une interview à l’AFP, qu’il y avait « de fortes chances » qu’il se représente. Or, rien ne va plus entre les factions qui s’affrontent au sein même de la Coalition de l’opposition syrienne, soutenues par les monarchies arabes et les puissances occidentales.
Pire, selon de récentes études, réalisées par les ministères des affaires étrangères des autoproclamés « amis de la Syrie », aux prochaines élections présidentielles, Bachar Al Assad pourrait être plébiscité par la population syrienne. Un résultat impensable pour ces hérauts de la démocratie occidentale qui, comme à leur habitude, semblaient vouloir proclamer les résultats des élections, avant qu’elles n’aient lieu.
 
Devant un tel désastre annoncé pour la rébellion, on reprend les bonnes vieilles méthodes, comme pour le Golfe du Tonkin ou les armes de destructions massives en Irak, car plus un mensonge est gros et plus il a des chances d’être cru. Et voilà une nouvelle attaque chimique qui tombe à point nommé. Elle aurait fait deux morts et plus de cent blessés dans l’ouest de la Syrie. La Russie s’en inquiète et a demandé qu’une enquête soit menée sans délai. Elle s’étonne d’ailleurs du silence des autorités américaines et plus généralement de ses alliés-vassaux. Selon le ministère des Affaires étrangères russe, cette attaque ne vise qu’à saborder le processus de désarmement chimique en cours et ne peut être imputé qu’à des pays qui favorisent les terroristes.
 
Cette semaine un ancien chef du service de lutte contre le terrorisme, Alain Marsaud, a déclaré que c’était nos « amis djihadistes » qui avaient enlevés et gardés ces quatre otages. Il est aussi revenu sur le principe du gouvernement français de ne pas verser de rançons aux preneurs d’otages et s’est écrié, je cite :  » qu’on cesse de nous prendre pour des cons ! « . Il semble effectivement savoir de quoi il parle. 

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Prieuré de Lichine : un grand margaux… russe à ses origines.

Nous avions signalé l’an passé aux fidèles de Prorussia.tv, le travail de quelques vignerons français venus revaloriser le vignoble russe, principalement dans le Caucase du Nord et dans les régions bordant la mère noire. Des vignobles parfois millénaires, qui ont faillit disparaître après la désastreuse décision de Gorbatchev de les arracher, pour enrayer vainement l’alcoolisme. Aujourd’hui, nous avons souhaité vous parler de deux vignerons Russes, d’origine moscovite, très réputés et même mondialement célèbre : Alexis Lichine qui va jouer un rôle clef dans la promotion du vin français à l’étranger et dans l’étiquetage des variétés de vin en Amérique. Egalement Ecrivain, il est l’auteur de la célèbre Encyclopédie des vins et des alcools de tous les pays, éditée pour la première fois en 1980, chez Robert Laffont. Son fils Sacha, valorisera quant à lui, un vignoble de basse renommée pour en faire un des joyaux du vignoble français.
 
Alexis Lichine est né en 1913 à Moscou. Son père, un riche banquier doit s’enfuir en 1917 en Europe occidentale pour mettre sa famille à l’abri des persécutions criminelles des bolchevicks qui allaient bientôt transformer la Russie en enfer. Alexis quitte donc Moscou par le transsibérien, coincé entre sa sœur Irène et Natacha sa gouvernante. Grâce à quelques titres et à de l’or sauvegardé par son père, ils vont s’installer à Paris, avant de rejoindre les Etats-Unis en 1919, pour refaire fortune. Alexis entre à l’Université de Pennsylvanie, mais dès qu’il le peut, il devient journaliste. C’est ainsi qu’en 1932, le New York Herald Tribune le renvoie à Paris, avant de poursuivre dans les départements d’Algérie. En 1934, il démissionne de son journal et rentre à New York, bien décidé à profiter de la levée de la prohibition, qui a favorisé l’explosion du marché américain des vins et des spiritueux. Son but, devenir le représentant exclusif d’un certain nombre de négociants français, de vins haut de gamme. Il tente de créer sa propre entreprise mais échoue au bout d’un an. Il travaille alors chez d’importants négociants avec un tel succès qu’on le qualifia aux Etats-Unis de « pape du vin ».
 
Rendu à la vie civile après la guerre, il reprend ses activités de négociant, parcourant inlassablement les Etats-Unis, pour y vendre des vins de Bourgogne et de Bordeaux, à la tête de sa propre société Alexis Lichine & Co. En 1949, il revient définitivement en France et s’installe à Margaux, pour mettre en place une société d’expédition de vins en Amérique. Il devient l’année suivante le responsable des exportations de Château Haut-Brion et pendant une vingtaine d’années, un grand exportateur de vins français de première qualité, outre Atlantique.
À partir du début des années soixante-dix, son influence commence à décliner et il met sa réputation au service de l’écriture. Il fait paraître en neuf langues une Encyclopédie des vins et spiritueux qui fait toujours autorité, ainsi qu’un Guide des vins et vignobles de France, publié en six langues. Devenu un des plus éminent dégustateur de Bordeaux, dès 1950 il est reconnu par ses pairs dégustateurs bordelais comme l’un des meilleurs d’entre eux. Il a également publié Vins de France, Guide de vins et vignobles de France et l’Encyclopédie d’Alexis Lichine des vins et spiritueux.
 
En 1951, il fait l’acquisition du Château Cantenac-Prieuré, un vignoble classé Margaux qu’il avait visité l’année précédente et auquel il joint une partie de celui du Château Lascombes, son voisin. En 1953, après avoir rebaptisé son principale domaine, en Château Lichine-Prieuré, il agrandit son patrimoine en acquérant en Bourgogne, les vignobles de Latricières à Gevrey-Chambertin, et Bonnes Mares, un autre grand cru de la Côte de Nuits, à Chambolle-Musigny.
En 1959, Alexis Lichine fait partie d’un comité qui essaye sans succès, de réviser la classification officielle des vins de Bordeaux qui date de 1855. Sans se décourager, il publie en 1962, son Classement des Grands Crus Rouges de Bordeaux, dont il fait plusieurs révisions au cours des années suivantes, tout en continuant sa campagne pour des mises à jour. Ce qui lui vaudra d’être surnommé «le doyen des compilateurs de classification non officielles».
Alexis Lichine meurt d’un cancer au Château Prieuré Lichine, le 1er juin 1989, à l’âge de 76 ans.
          
Son fils André Serge Alexiévitch Lichine, dit « Sacha » est né en 1960 à Margaux. Après des études au Etats-Unis, il succède à son père à l’âge de 27 ans. Il avait commencé par créer sa propre société de tourisme viticole de luxe : la Sacha Lichine Internationale, au sein de laquelle il organisait des visites des vignobles français, à destination de riches touristes américains. Après dix ans à la tête du vignoble paternel, il décide en août 1999 de le revendre, à la surprise générale, puisque de son propre aveu, je cite : « il n’y avait plus grand chose qu’il pouvait faire avec le Prieuré ». Nombreux sont ceux qui l’ont traité de fou. Mais lui avait un autre projet en tête, celui de racheter en 2006 le château d’Esclans, une magnifique demeure du style 18e, située à 20 km de Fréjus. Le château produit un rosé léger pour les estivants des plages voisines. Fort de son expérience bordelaise et bien secondé, Sacha Lichine va élaborer un rosé à la façon des grands crus. Avec la Cuvée Garrus, c’est un pari réussi. Son rosé est aujourd’hui le plus cher du monde, de l’Amérique à la Russie.

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Ukraine : Il n’y a plus d’état de droit à Kiev, la solution fédéraliste doit s’imposer très vite. C’était notre titre de la semaine dernière, ces 8 derniers jours ont encore donné raison à la diplomatie russe.

 
La tension monte encore d’un cran en Ukraine, où les milices de Pravy Secktor ont attaqué un poste de contrôle de Slaviansk. Recyclés en Garde Nationale par les putchistes de Kiev, devant le nombre important de militaires qui refusent de tirer sur leurs concitoyens, les miliciens de Pravy Secktor essaient de faire capoter les discussions imposées par Moscou sur la nécessaire fédéralisation de l’Ukraine. Devant la haine russophobe des politiciens qui ont pris le contrôle des institutions ukrainiennes après Maidan, les déclarations délirantes d’une Loulia Timochenko appelant à exterminer les russophones d’Ukraine, c’est désormais la seule garantie institutionnelle des droits de la majorité des habitants des régions de l’Ukraine de l’Est.
C’est aussi la seule solution pour ne pas voir l’Ukraine disparaître et pour qu’elle garde sa souveraineté. Il est évident que si les populations de tout l’Est de l’Ukraine, près de la moitié du pays, ne sont pas certains de vivre en paix, que leurs libertés et que leurs droits fondamentaux ne sont pas garantis par Kiev, alors ils se mettront sous la protection de la Fédération de Russie.
 
Il est paradoxal de voir les chancelleries occidentales, accuser la Russie de jeter de l’huile sur le feu dans les régions russophones, alors que l’instabilité vient de l’illégitimité du pouvoir à Kiev. Un pouvoir qui ne peut se reposer sur aucune force légale, que ce soit la police ou l’armée, et dès lors, qui est otage des milices les plus extrémistes qui ont fait le coup d’état de Kiev. Tant que ces milices ne seront pas désarmées et mises hors d’état de nuire, en incapacité de mener des raids mortels comme celui de Slaviansk, alors les habitants de Slaviansk, de Donetz ou d’Odessa, continueront de s’armer pour se protéger. Même si elles font preuve de retenue et d’une volonté de calmer le jeu, comme lorsqu’elles ont rendu les blindés, capturés sans morts, aux forces ukrainiennes.
 
Il semble maintenant évident que les seuls à vouloir une désescalade, une normalisation en Ukraine soient les Russophones, appuyés par la diplomatie russe qui, dès le début, promeut une solution pacifique. Et c’est aussi pour cela que les sanctions prises par les chancelleries occidentales contre la Russie, commencent à se retourner contre elles. Les chancelleries occidentales sont restées avec un schéma de pensée totalement dépassée : comme l’a souligné Alexandre Artamonov, de la rédaction française de Rossya Segodnia, je cite : «  la Russie a su passer ses épreuves dans le domaine de la souveraineté industrielle. Ce n’est plus l’Etat moribond et gâteux qu’était l’URSS, mais un pays fort, aguerri, avec une économie militaire et civile bien développée, puisqu’il y a même des exportations massives de produits agroalimentaires, d’électricité, d’aluminium, et même de machines et outils, en direction de l’Asie, de l’Amérique Latine et des pays arabes. Il y a une autosuffisance de l’ensemble accouplé avec un pragmatisme monétaire à cent lieues de la politique insensée soviétique où il suffisait de se dire communiste pour avoir accès à des donations de matériel et de denrées de la part d’un Etat idéologiquement sous-développé. En outre, la Russie d’aujourd’hui possède encore un produit qui manque cruellement à sa voisine l’Europe : l’idéologie religieuse et les valeurs traditionnelles de la nation, de la Patrie, de la famille dont les Français sont si nostalgiques en leur for intérieur. Alors on verra bien qui pourra vivre sans qui et au prix de quelles pénuries et privations. » Fin de citation.
 
En France, c’est le Dialogue Franco-Russe qui se fait l’écho des inquiétudes des entrepreneurs, des élus et des diplomates français qui regardent avec étonnement et inquiétudes le suivisme de la diplomatie française à l’égard de Washington, un  suivisme qui se traduit généralement par une surenchère digne du  xxxx  .
Cette association, fondée en 2004 par les présidents Chirac et Poutine. Co-présidée depuis 2012 par Vladimir Iakounine, président des Chemins de fer russes (RZD), et Thierry Mariani, député et ancien ministre, l’Association est devenue aujourd’hui un instrument majeur de communication directe entre l’élite politique, économique et culturelle des deux pays. Elle est dirigée dans les faits par le Prince Troubetzkoï. Elle est un haut lieu de la diplomatie parallèle, la plus constructive entre nos deux pays.
À l’issue de son assemblée générale du 16 avril dernier, l’association a publié un communiqué faisant part, je cite de « leur profonde inquiétude vis-à-vis des événements dramatiques survenus en Ukraine, ainsi que des conséquences graves que ceux-ci pourraient avoir pour la coopération russo-française et l’ensemble des rapports entre la Russie et l’Union Européenne.
En effet, nous considérons qu’adopter de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie et de ses représentants va à l’encontre des intérêts fondamentaux des peuples de ces deux pays. Ces sanctions économiques contre la Russie pourraient entrainer en France la disparition d’emplois par la remise en cause de contrats importants, qui en ces temps de crise économique sont vitaux pour de nombreuses entreprises françaises. » Fin de citation.
Le communiqué du Dialogue Franco-Russe rappelle au passage que la France est le troisième investisseur étranger en Russie et que 1200 entreprises françaises y sont implantées.
Le communiqué se poursuit, en estimant, je cite que « l’introduction de nouvelles sanctions compromettrait l’espoir de voir le développement des investissements russes en France et nuirait à l’attractivité de la France auprès des touristes russes venant chaque année dans ce pays.
Enfin, ces sanctions auraient un impact non négligeable sur l’image de la France en Russie en portant atteinte à la volonté des citoyens russes qui souhaitent apprendre la langue française et entrainerait des conséquences négatives à long terme pour le développement des relations russo-françaises ». Fin de citation.
Fort de leur représentativité, rappelant que l’Association Dialogue Franco-Russe, qui rassemble en son sein les représentants des milieux d’affaires et de la société civile des deux pays, a été créée pour contribuer pleinement au développement des liens d’amitiés et de partenariats de ces deux Etats, alliés pendant les deux guerres mondiales, et partageant en tant que membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, une responsabilité particulière pour le destin de la paix et de la sécurité internationale, les membres du Dialogue Franco-Russe interpellent directement le gouvernement français.
Je cite encore : « les membres du Dialogue Franco-Russe  demandent au gouvernement français d’éviter une politique tendant à la confrontation avec la Russie, qui se révèlerait lourde de conséquences pour la paix internationale. Depuis la fin de la Guerre froide le monde ne s’est jamais trouvé si proche d’une nouvelle catastrophe.
Les membres du Dialogue Franco-Russe s’adressent à toutes les forces politiques d’Ukraine ainsi qu’au gouvernement actuel de ce pays, avec lequel la Russie et la France sont liés par des liens anciens et solides, pour qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires afin d’amorcer un dialogue national pour faire sortir le pays de la crise très profonde qu’il traverse en garantissant à toutes les régions et à tous les citoyens d’Ukraine, quel que soit leur origine, des droits équitables pour un développement paisible et harmonieux. »
À la fin du communiqué, les membres du Dialogue Franco-Russe s’adressent au gouvernement russe, pour que celui-ci œuvre afin de trouver une solution pacifique dans l’intérêt de tous.
Reste à savoir si le Gouvernement français saura entendre l’élite de l’économie française, alors qu’il a été sourd à son peuple, que ce soit lors de la Manif pour tous, des Bonnets rouges, des Jours de colère… ou tout simplement, lors du dernier scrutin électoral.

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Le Président Poutine en ligne directe avec la Russie : une 12e édition, toujours sans langue de bois

 
La situation en Ukraine, le rattachement de la Crimée, les sanctions occidentales, les relations avec l’Europe et les Etats-Unis, tels sont les sujets évoqués jeudi par le président russe, Vladimir Poutine, lors de sa 12e séance annuelle de questions-réponses.
En près de quatre heures, le chef de l’Etat russe a répondu à 81 questions, dont 35 ont porté sur la crise politique en Ukraine et l’entrée de la Crimée dans la Fédération de Russie. Un exercice de style auquel se soumet Vladimir Poutine depuis 2001, qu’il soit président ou Premier ministre, hors période électorale.
 
Cette année, les habitants de la péninsule récemment rattachée à la Russie ont participé pour la première fois à l’émission. Parmi ceux qui ont posé des questions au chef de l’Etat russe figurait également l’ex-agent des services secrets américains, Edward Snowden, qui a demandé à Vladimir Poutine si la Russie pratiquait une surveillance électronique totale.
 
Evoquant les origines de la crise ukrainienne, Vladimir Poutine a rappelé que le président Viktor Ianoukovitch avait accepté de tenir des élections législatives anticipées et de rétablir la constitution de 2004 qui accordait des pouvoirs supplémentaires au premier ministre au détriment de ceux du président. Comme l’a affirmé le président russe, je cite : « Il a accepté d’organiser une présidentielle anticipée en décembre prochain. Si on lui avait demandé, il aurait, à mon avis, accepté au bout du compte de tenir ce scrutin dans un délai d’un ou d’un mois et demi. Mais dès qu’il a rappelé la police de la capitale, un coup d’Etat a été perpétré »,fin de citation. Il a également rappelé que Viktor Ianoukovitch « avait signé l’accord du 21 février avec l’opposition, en présence des chefs de diplomatie allemande, française et polonaise » et qu’il « considérait que cet accord serait respecté ». Cet aspect de la crise ukrainienne, sciemment passée sous silence par les médias occidentaux, en dit long sur la valeur de la parole donnée ou des accords signés par les chancelleries européennes. Force est de constater qu’il n’y a pas beaucoup d’honneur dans la caste des Fabius et Cie.
 
Selon M. Poutine, la volonté de brouiller la Russie et l’Ukraine s’observe depuis longtemps dans la politique internationale. Comme il l’a indiqué, je cite : « Telle est la politique contemporaine de division, de séparation, d’affaiblissement de l’une et de l’autre composante de ce même et seul peuple. Cette politique se poursuit toujours ». fin de citation.
Evoquant la situation prévalant dans l’Est de l’Ukraine, le chef du Kremlin a qualifié de « criminelle » la décision des nouvelles autorités de Kiev d’utiliser des chars et des avions pour réprimer les protestations populaires. Il a estimé, je cite qu’« Au lieu de prendre conscience du fait que quelque chose n’allait pas bien en Ukraine et d’engager un dialogue, ils sont allés jusqu’à envoyer des chars et des avions contre la population civile. Il s’agit d’un nouveau crime très grave des dirigeants actuels de Kiev ». fin de citation.
Répondant aux pays occidentaux qui reprochent à Moscou d’avoir envoyé des troupes dans l’Est de l’Ukraine, le président russe a déclaré: « C’est du n’importe quoi. Il n’y pas d’unités russes dans l’est de l’Ukraine. Il n’y a pas de services spéciaux, ni d’instructeurs. Ce sont uniquement les citoyens locaux ». Fin de citation. On ne peut d’ailleurs pas en dire autant des pays occidentaux, puisque l’on sait désormais que la CIA y est présente, que des mercenaires des agences de sécurité privées américaines sont sur place et que certains activistes de Maïdan ont été formés par les services spéciaux polonais.
 
De nombreuses questions posées au chef de l’Etat russe ont porté sur la Crimée. Tout en reconnaissant que des militaires russes avaient épaulé les forces d’autodéfense de la péninsule, lors de la préparation du referendum, Vladimir Poutine a souligné que « la Russie avait réuni des conditions pour le libre choix des personnes vivant en Crimée ».« Quant à la décision de se rattacher, les gens l’ont prise eux-mêmes »,
Il a dans le même temps indiqué que la Russie n’avait jamais envisagé d’annexer la Crimée. Mais il a ajouté, je cite : « Cependant, nous avons toujours espéré voir les ressortissants russes et les Ukrainiens russophones vivre dans des conditions confortables, sans être discriminés ».
Le chef du Kremlin a également fait savoir que la Russie s’apprêtait à adopter un décret sur la réhabilitation des Tatars de Crimée, des Arméniens, des Allemands, des Grecs et d’autres peuples victimes des répressions staliniennes, en indiquant, je cite : « Nous devons tout faire pour que l’adhésion à la Fédération de Russie soit associée avec le rétablissement des droits et des intérêts légitimes des Tatars de Crimée »
 
Les autorités russes envisagent en outre de stimuler l’industrie et l’agriculture en Crimée, ainsi que de moderniser les infrastructures balnéaires de la péninsule. Car comme l’a affirmé le président russe « Force est de constater qu’en 2013, la production agricole en Crimée a chuté de 60% par rapport à 1990 »
Les infrastructures balnéaires criméennes connaîtront un développement intense elles aussi. Comme l’a constaté Vladimir Poutine  « La base matérielle et technique des centres de vacances, des sanatoriums et des stations balnéaires, s’est considérablement dégradée (…) Vu les normes sanitaires et épidémiologiques russes, certains de ces établissements ne peuvent pas être utilisés pour héberger les gens ». C’est donc un immense chantier de modernisation de toutes les infrastructures de Crimée qui devra être lancé ces prochaines années.
 
D’autres questions ont porté plus largement sur l’international et la place de la Russie dans le concert des nations. La force armée n’étant pas un facteur déterminant en géopolitique, la Russie choisit la voie du renforcement du droit international. C’est ce qu’a déclaré Vladimir Poutine. Evoquant les relations entre Moscou et les capitales européennes, le président a fait remarquer que « la Russie ne cherchait pas à compromettre ses relations avec l’Europe ». Il a dans le même temps espéré que les partenaires européens de la Russie « ne le voulaient pas non plus ». L’attitude de matamore d’un Fabius, chef de la diplomatie française, ne doit cependant pas être de nature à rassurer la diplomatie russe…
Interrogé sur l’élargissement de l’Otan, Vladimir Poutine a fait remarquer que cette tendance ne faisait pas peur à Moscou, je cite « Nous n’avons pas peur. Mais nous devons nous baser sur les réalités et évaluer sobrement la situation ».
 
Il a dans le même temps mis en garde les Etats-Unis contre le déploiement de leur système de défense antimissile en Europe, en déclarant, je cite : « Si l’on déploie ces éléments en Europe, nous serons bien obligés d’y répondre, et nous l’avons indiqué à plusieurs reprises. C’est un re-déclenchement de la course aux armements. A quoi bon ? Il vaut mieux aborder ce problème autrement, et s’il y a des menaces balistiques, résoudre ces questions en commun » fin de citation.
Il a également souligné que la Russie n’avait pas l’intention de créer une alliance militaire et politique avec la Chine, en déclarant, je cite « Nous n’envisageons pas de créer une alliance militaire et politique [avec la Chine]. A mon avis, la conception du monde divisé en blocs est dépassée ». Il a néanmoins précisé que « les relations russo-chinoises resteraient un facteur décisif de la politique mondiale et influeraient sur l’architecture moderne des relations internationales ».
 
Plusieurs problématiques internes à la Russie ont été également abordées, lors de cette séance annuelle de questions-réponse avec la population. L’une d’entre-elles a obligé le président russe à parler un peu de lui, pourtant peu coutumier du fait, notamment lorsqu’il a présenté sa façon de prendre les décisions. L’essentiel, selon lui, est de prêter l’oreille aux différents avis formulés par ses collègues. « Je prête toujours une oreille attentive aux opinions de mes collègues (…). Même si je ne suis pas d’accord avec eux, je leur donne néanmoins la possibilité de s’exprimer ». Il a également précisé 
« Avant de prendre une décision, je reviens encore une fois sur le problème examiné en citant nécessairement un avis qui diffère de l’opinion exprimée par la majorité ».
Il estime que cette technique de prise de décisions convient le plus, à un responsable d’Etat. C’est même la traduction politique de notre devise à ProRussia.tv, « la vérité n’est jamais toute entière du même côté ».

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Algérie : et de 4 pour Bouteflika, réélu par les Algériens qui lui font confiance pour ne pas être les prochains sur la liste, après l’Irak, la Libye et la Syrie…

Les Algériens étaient appelés à élire un nouveau président parmi six candidats, dans un climat de tension palpable. En effet, plusieurs incidents ont été constatés durant la journée, dans plusieurs villes du pays, lorsque des groupes de jeunes Algériens ont saccagé des bureaux de vote, notamment au sud‑est d’Alger. Des affrontements violents, faisant quelques blessés, ont même eu lieu avec les forces de l’ordre. Ces troubles, liés aux élections, se sont également exportés en France, où vivent plus de cinq millions d’Algériens, selon l’Association internationale de la diaspora algérienne. Des heurts ont éclaté la semaine dernière à Barbès entre partisans de Bouteflika et musulmans intégristes.
 
A 77 ans, le chef de l’Etat algérien sortant, Abdelaziz Bouteflika, a donc remporté son quatrième mandat présidentiel avec près de 81,53%. Soit 8 332 598 voix, pour un taux de participation relativement faible de 51,7%. Un résultat presque comparable à celui de Jacques Chirac en 2002, qui avait obtenu 82,21%. Le challenger de Bouteflika, Ali Benflis, favori des chaînes de télévision française, a cependant refusé de reconnaître cette victoire, parlant même de fraude massive sans en apporter toutefois la moindre preuve. Malheureusement pour lui, les observateurs occidentaux, dépêchés sur place, ont validé et reconnu une tenue des élections impeccables, ne souffrant d’aucune contestation possible. Visiblement en Algérie, avoir le soutient de l’étranger ne suffit donc pas comme en France, à remporter les élections. Et cela malgré que l’image du vieil homme allant voter en fauteuil roulant, ait fait le tour des télévisions occidentales.
Certains Algériens interrogés par la presse française ont déclaré que s’ils reconnaissaient, que comme dans la plupart des pays, la situation était loin d’être parfaite, la réalité était cependant aux antipodes des images véhiculées en Europe. Face aux critiques et aux suspicions de corruptions, d’autres Algériens reconnaissent qu’à choisir entre les intégristes musulmans et l’actuel président, il vaut mieux que ce soit ce dernier, même à moitié impotent. Mais contrairement aux mythes largement répandus, à dessein, dans les médias occidentaux, la majorité d’entre eux déclarent se sentir libres. Libre de critiquer, de travailler (enfin quand il y a du travail), d’entreprendre ou d’aller où ils veulent. D’autres enfin ont choisi l’abstention qui, comme en France, devient d’ailleurs le principal moyen d’opposition lors des élections.
 
Pour la Russie, la récente élection présidentielle en Algérie a démontré la stabilité du système politique du pays. Cette victoire du chef d’état sortant garantit la continuation des relations mutuellement avantageuses entre les deux pays. Dans une grande mesure, l’Algérie a réussi à éviter les conséquences néfastes du pseudo «printemps arabe», qui comme on le sait maintenant, a été orchestré par l’Occident et a surtout contribué à déstabiliser ses voisins arabes, la région au sud du Sahara et le Moyen-Orient. Les enseignements de la guerre civile de 1992-1999 ont visiblement été retenus par les dirigeants de l’Algérie qui ont su s’appuyer sur des forces d’autodéfenses et sur une société civile responsable afin d’éviter que ne se répètent, des crises politiques meurtrières ne menant qu’au chaos. A la différence de ses voisins, pendant la guerre civile en Algérie, les pertes des islamistes étaient colossales et n’ont pas permis à ces derniers d’agir pendant la période du «printemps arabe».
 
Le pouvoir algérien a compris qu’il avait échappé de peu, au jeu de dupes occidental. Mais il n’a obtenu qu’un répit inespéré car selon les plans de reconfiguration régionale, mis en branle par Washington et ses alliés, l’Algérie n’a pas vocation à demeurer le seul îlot de stabilité dans la région. Le changement de régime devait s’opérer de la même manière et permettre une transition rapide sous le giron occidental ou la partition du pays.
L’opération française au Mali et l’établissement d’une base militaire américaine en Tunisie, à proximité de la frontière, rappellent au pouvoir algérien que la souveraineté nationale, dépend plus de l’équilibre des rapports de force, que du respect du Droit international ou des règles diplomatiques. Surtout avec des nations qui ne s’en servent que pour tenter de légitimer leurs politiques néo-colonialistes.
Alors si la France en a assez de payer son gaz trop cher, pourquoi ne se cherche-t-elle pas d’autres partenaires ? Et pourquoi pas un partenaire russe ?
 
La reconduction du pouvoir sortant, en Algérie, garantit donc la stabilité du pays dans un environnement chaotique.
Elle a aussi consolidé la poursuite des relations interétatiques, qui existent entre l’Algérie et la Russie, notamment du point de vue économique et commercial.
Ce rapprochement avec la Russie, dont la politique indépendante remporte de plus en plus de respect en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, est sans doute l’une des principales raisons pour laquelle les autorités algériennes sont depuis quelques années, de plus en plus mal considérées, par les capitales occidentales.
 
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Réforme territoriale : quand Valls découvre les vertus des patries charnelles, 40 ans après les régionalistes. Didier Patte, président du Mouvement Normand sera notre invité en duplex des studios de TVNormandyChannel.

 
Ce n’était pas la partie la plus emblématique du discours d’investiture d’Emmanuel Valls, tant les préoccupations des Français sont ailleurs. La réforme du fameux mille-feuille territorial est sans aucun doute en bas du tableau des urgences du quidam moyen, derrière l’emploi, l’insécurité, l’immigration ou encore la santé.
Pourtant ce mille-feuille illustre, à lui tout seul, le mal français. En multipliant les strates, on dilue les responsabilités, on multiplie les financements croisés, les emplois territoriaux et donc la masse des fonctionnaires à la charge des contribuables, sans pour autant diminuer les impôts nationaux ou la masse de la fonction publique d’état. C’est une course en avant, vers l’inefficacité, la corruption et le gaspillage.
Commune, communauté de commune, intercommunalité, commune-canton, canton, pays, arrondissement, département, agglomération, région… La majorité de ces strates ne sont pas élues, mais désignées. Rares sont celles qui représentent des bassins de vie, des communautés ou des identités réelles.
 
Si les communes et les départements français sont inscrits dans l’histoire de France depuis plus de 200 ans, les autres sont des créations d’une république en perte de vitesse et de légitimité. Même les régions répondent à un schéma technocratique, et rares sont celles qui représentent une communauté identitaire clairement identifiée. La Corse, l’Alsace, la Picardie peuvent répondre à des identités identifiées.
Mais quid, par exemple, de la Normandie ou de la Bretagne ?
 
La Bretagne a été amputée du département de la Loire-Atlantique dans les années 40. Depuis, les Bretons n’ont eu de cesse de réclamer, plus ou moins calmement, l’intégrité de la Bretagne. Et c’est encore ce qu’ils ont fait, ce samedi 19 avril, dans les rues de Nantes, avec une très forte mobilisation. Une quinzaine de milliers de manifestants, toutes couleurs politiques confondues, drapeaux bretons et bonnets rouges fièrement portés pour pouvoir « vivre, travailler et décider au pays ». Une affirmation d’identité bretonne, que la France ne semble plus en mesure de leur permettre. Pour Christian Troadec, figure de proue des Bonnets rouges et maire DVG de Carhaix, l’ordre du jour est clair : « Aujourd’hui, la France est l’Etat le plus centralisé d’Europe. Il est temps qu’on puisse, nous en Bretagne avec 4 millions et demi d’habitants, […] se retrouver au même niveau que les régions européennes comme les Länder allemands, comme les grandes provinces espagnoles, l’Ecosse, le Pays-de-Galles« .
Longtemps mise au point mort par des potentats locaux, frileux de perdre des postes de président avec moins de conseils à présider, la réforme territoriale est toujours contestée par les ténors locaux, mais elle a désormais un allié de poids, avec un état central qui n’a plus les moyens d’entretenir un telle cours.
 
Autre quête d’identité, la Normandie. Elle a été divisée en deux demi-régions, la Haute et la Basse Normandie, pour faire deux fiefs sur mesure, à des potentats locaux des années 70 : Jean Lecanuet à Rouen et Michel d’Ornano à Caen. Des régions sans poids administratif, ni économique, au 17 et 18e rang sur 22, dans le classement des régions. Alors que réunie, la Normandie serait  la 5e région de France, d’un poids proche des landers allemands. Face à cette division purement administrative et négationiste, une organisation régionaliste a vu le jour et réclame depuis 40 ans non seulement la réunification de la Normandie, mais une plus grande régionalisation et une simplification du mille-feuilles administratif. Nous sommes en ligne avec son président-fondateur, Didier Patte.
 
Monsieur Patte, bonjour
 
Merci de nous accueillir sur vos plateaux de TVNormanChannel, votre chaine de télévision normande. En tant que président d’un mouvement régionaliste normand, présent sur la scène politique depuis 1969, quel regard portez-vous sur la réforme territoriale que vient de proposer Manuels Valls ?
 
RÉPONSE
 
Le découpage qui est proposé vous satisfait-il ? Est-ce que pour vous il répond à la nécessité de réduire le mille-feuille administratif français ? Et autre question êtes-vous pour la suppression des départements ?
 
RÉPONSE
 
Certains présidents de régions socialistes renâclent déjà à la proposition, et proposent des fusions étonnantes, comme le rattachement de la Picardie à la Haute-Normandie par exemple. Pourquoi selon vous, cette volonté de nier l’histoire, voir même de nier les identités qui composent la France ?
 
RÉPONSE
 
Alors d’autres, pour ne pas faire cette réunification normande, soulèvent un problème qui semble secondaire, celui de la capitale de la Grande Normandie. Alors, Rouen ou Caen ?
 
RÉPONSE
 
Monsieur Patte, merci.
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Une conférence internationale à Paris, sous l’égide de l’Unesco, de l’Agence Tass et du Dialogue Franco-Russe, sur le thème de « la première Guerre Mondiale : culture et mémoire ». La diplomatie européenne devrait parfois s’inspirer de son passé presti

Malgré les menaces de sanctions proférées contre la fédération de Russie, le président de la Douma d’Etat, Sergueï Narychkine était cette semaine à Paris pour présider une table ronde internationale ayant pour thème « La première guerre mondiale : Culture et Mémoire ». Accompagné de nombreuses personnalités russes, élus, journalistes et scientifiques, il a animé des débats entre spécialistes du premier conflit mondial sur les nécessités de préserver intacte le patrimoine historique et les leçons à tirer du premier conflit mondial. Surtout en cette année de centenaire commémorant un événement aussi marquant pour l’humanité et qui préfigurera le second conflit mondial qui devait modeler le monde moderne que nous connaissons, tout en signant le retrait temporaire de l’Europe comme puissance dominante, puis sa soumission au profit des Etats-Unis.
Cette journée de rencontre organisée par l’Unesco, la Société historique de Russie, l’Ambassade de la fédération de Russie, le centre de Russie pour la Science et la Culture, l’Agence TASS et avec la participation du dialogue franco-russe, a permis à des universitaires internationaux, responsables de recherches historiques et acteurs oeuvrant au développement de liens d’amitiés entre la France et la Russie, d’échanger durant une journée. La Fédération de Russie a d’ailleurs fêté ses 60 ans d’adhésion et de collaboration avec l’organisme international que représente l’Unesco, véritable Croix-Rouge de la culture et du patrimoine de l’humanité.
 
La première Guerre mondiale a ceci de singulier pour l’Europe qu’elle signe le début de la guerre industrielle, ravalant l’homme après la technique. Chaque nation y ayant participé a une perception différente de la tragédie, en fonction de la sensibilité et de la souffrance endurée. Elle a été l’évènement marquant du début du vingtième siècle. Vue son ampleur internationale ainsi que les millions de morts qu’elle provoqua, elle a traumatisé des générations entières d’européens qui espéraient que plus jamais ils n’auraient eux-mêmes ou leurs enfants, à subir une telle tragédie. On sait malheureusement ce qu’il advint quelques années plus tard, en raison des conditions imposées par les vainqueurs et des politiques menées contre les vaincus.
 
L’Europe de par son histoire tragique en la matière, est normalement vaccinée de toute volonté de nouvelle guerre mondiale et se doit de préserver la paix. L’enseignement de l’histoire est primordial pour apprendre du passé afin de comprendre le présent et de prévoir l’avenir. Comme l’ont fait remarquer M. Guenaddi Ziagounov (chef du parti communiste) ainsi que M. Iakounine (co-président de l’association dialogue franco-russe et président des chemins de fer russes), il est troublant de constater la similarité des raisons qui ont naguère poussé malgré elles, les nations à se faire la guerre, avec la situation actuelle. Les mêmes oligarchies ont utilisé des forces visant à créer artificiellement des tensions. Le conflit militaire devant être l’aboutissement de la guerre économique que livraient les puissances thalassocratiques et marchandes contre les nations continentales et industrielles.
 
Car pour certains les guerres sont en réalité des sorties de crises qui ne bénéficient qu’à un nombre restreint d’oligarques mondiaux. Comme l’écrivait Henri Barbusse : la décisions de faire la guerre devrait être prise par ceux qui meurent sur un champ de bataille. Les ressemblances entre 1914 et 2014 ne manquent pas. Comme l’immense effort de propagande nécessaire pour créer une mythologie justifiant le déclenchement de la guerre. La russophobie caricaturale, en cours dans les médias occidentaux et la désinformation permanente ne laissent aucun doute. Même cent ans après et malgré le recul, on ressort même en Allemagne la thèse selon laquelle c’est l’impérialisme russe et le nationalisme serbe qui furent à l’origine du premier conflit. La guerre économique menée par l’Angleterre et les Etats-Unis contre toute nation européenne capable de leur disputer leur hégémonie militaire ou commerciale étant bien évidemment sciemment ignorée.
 
Que cela soit pour le Premier ou le second conflit mondial, la France et la Russie ont toujours été alliées. 2014 sera certes l’occasion de se rappeler les liens historiques entre les deux nations lors du premier conflit mondial mais aussi de commémorer les 70 ans de l’escadrille Normandie-Niemen. De nombreuses activités historiques et culturelles seront organisées à l’initiative de la Russie et auront lieu en France. Comme actuellement dans la ville de Kaliningrad où les sacrifices des troupes russes à la bataille de Gumbinnen ont abouti au transfert d’une partie des troupes allemandes du front Ouest au front Est, influençant le déroulement de la guerre. Les pages communes de l’histoire de la Russie et de la France seront présentées à l’occasion du centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Gageons que la population française fière de ses racines et consciente de son patrimoine, assurera la réussite de ces rencontres.
 
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