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Amis juifs et chrétiens, le coran prédit notre avenir

Published on février 22, 2017 By Jean-Patrick Grumberg

beurk !

Les infidèles parmi les gens du Livre*, ainsi que les Associateurs* iront au feu de l’Enfer, pour y demeurer éternellement. De toute la création, ce sont eux les pires.

Sourate Al Bayyina « La preuve »
Verset 6

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Nous voilà rhabillés pour l’hiver.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

* Sont désignés par « gens du Livre » les juifs et les chrétiens, les « associateurs » sont les polythéistes adorateurs de statues, d’idoles ou d’éléments de la nature comme le feu, la lune ou le soleil, parmi les Arabes et les non-Arabes.

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Sermon de Malika Dif à la Grande Mosquée de Toul : « Pour les femmes Musulmanes, interdiction formelle d’épouser un non-Musulman »

Published on février 12, 2017 By islamineurope

Conséquence de l’immigration extra-européenne, les réseaux islamistes se sont fortement implantés depuis quelques années dans l’est de la France, et continuent de s’étendre, en particulier sous l’influence de Amine Nejdi, le président marocain du Conseil Régional du Culte Musulman (CRCM) de la région Lorraine.
La Mosquée de Toul, petite ville de 16 000 habitants près de Nancy, constitue un des maillons de ce réseau islamiste, tout comme les villes de Pont-à-Mousson, Behren-lès-Forbach, Tomblaine-Nancy, Metz, Mulhouse, Strasbourg, Haguenau, entre autres, déjà analysées sur « Islam mine l’Europe ».

–                                                 Sermon de Malika Dif à la Grande Mosquée de Toul :
–                                                                              Fidèles Musulmans de la Mosquée de Toul

Avant de devenir imam de la Mosquée de Tomblaine-Nancy, Amine Nejdi était le prédicateur de la Mosquée de Toul.

Amine Nejdi considère sur son site internet officiel, qu’une femme qui ne porte pas de voile islamique incite à la perversion, une saleté qui attire les mouches. Il explique également que le combat armé contre les mécréants, le Jihad Islamique, est une nécessité contre les personnes hostiles à l’Islam.

–                                                            832846MosqueToulAmineNejdi Alde Harmand dans religion

Amine Nejdi, imam de la Mosquée de Tomblaine-Nancy, conserve des liens étroits avec les responsables de la Mosquée de Toul. Le 28 janvier 2017, il y donnait une conférence.

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« Revenir aux pages de l’Histoire, pour voir ce que l’Islam a donné à la France et à un autre pays que la France. Allez voir au Moyen-âge, l’époque des Lumières, comment l’époque des Lumières a été construite. C’était bel et bien grâce à l’apport de la civilisation andalouse musulmane. Cette civilisation qui reste jusqu’à maintenant, l’une des meilleures civilisations qui a montré ce qu’est la vraie tolérance, ce que c’est que la vraie Fraternité, ce qu’est le respect des croyances religieuses.
L’Islam, le Christianisme, le Judaïsme ont vécu pendant sept siècles durant, dans la paix en Andalousie sous l’égide de la législation musulmane. Chacun trouvait son compte, chacun trouvait sa liberté, aucun lieu de culte n’a été profané des autres religions. Allez demander aux Juifs Arabes, aux Chrétiens Arabes, qui vivent parmi les Musulmans depuis des siècles, est-ce que leurs droits sont bafoués ? Est-ce que leurs temples sont profanés ? Est-ce que leur cimetières sont gammés ? Et ils vous répondront qu’ils se sentent chez eux, qu’ils se sentent en protection avec l’Islam, parce que l’Islam n’est que la continuité des autres religions monothéistes. »

[21:15]
Conférence de Amine Nejdi sur « l’islamophobie, une menace pour la république », à la Mosquée de Toul le 21 août 2009.

La prédication de Amine Nejdi est un classique de la propagande islamiste donnée devant les Fidèles. L’Occident persécuterait les Musulmans, alors que les occidentaux leurs seraient redevables d’avoir créé une civilisation universelle tolérante et fraternelle islamique ayant germé en Andalousie sous les califats arabo-musulmans, et imprégné ensuite toute l’Europe Occidentale en léguant généreusement un savoir philosophique et scientifique exceptionnel, favorisant le rayonnement culturel de l’Europe des Lumières.
Dans les pays musulmans, les Chrétiens et les Juifs vivraient harmonieusement sous la protection des lois islamiques depuis des siècles.

Amine Nejdi suggère et distille ainsi dans l’inconscient collectif des Musulmans, une forme de frustration, d’injustice. Les Musulmans seraient aujourd’hui opprimés et persécutés par ceux auxquels ils auraient transmis un immense héritage.
Cette légende répandue dans les milieux islamistes, ainsi que dans les universités françaises et européennes, est largement démentie par les faits historiques.

–                                                                   924812MosqueToullemytheduparadisandalous Amine Nejdi

Dans son ouvrage « Le mythe du paradis andalou » (livre en anglais), l’universitaire espagnol Darío Fernández-Morera, documents historiques à l’appui, démonte le mythe de l’existence d’une Espagne tolérante, fraternelle dans laquelle Musulmans, Chrétiens et Juifs auraient vécu pacifiquement pendant des siècles sous la bienveillance des lois islamiques.

Extrait de l’ouvrage de Darío Fernández-Morera afin de donner un aperçu de la « tolérance islamique » :
« Dans la jurisprudence malékite, une esclave sexuelle achetée sur une place de marché, ou capturée dans un raid guerrier, ayant des rapports sexuels avec son maître, devient son esclave sexuelle, une « jariya » (ou djariya, une concubine).
Sous la dynastie Omeyyades, Al-Andalous est devenu un centre de commerce et d’échanges d’esclaves : jeunes femmes esclaves sexuelles, même quelquefois âgée de 11 ans, enfants mâles castrés pour devenir des eunuques dans les harems, enfants mâles capturés et entrainés dans des campements pour devenir des esclaves guerriers, enfants utilisés comme jouets sexuels par les puissants (comme le calife Abd-Al-Rahman III qui était « amoureux » d’un enfant Chrétien capturé nommé Pelayo : refusant les avances sexuelles du Calife, Pelayo a alors été torturé, martyrisé et tué), hommes utilisés comme serviteurs ou travailleurs pour tout usage concevable, les êtres humains de tout âge et race étaient achetés et vendus.

Le prix d’un esclave dépendait de son âge, de son sexe, de sa race, et de ses capacités. Les esclaves blanches, en particulier les blondes, souvent capturées dans des raids menés sur les terres chrétiennes, étaient les plus recherchées. En 912, pendant le règne de l’âge d’or du Califat Omeyyades de Cordoue, le prix d’un esclave mâle noir était de 200 dirhams (pièces) d’argent. Une fille noire de Nubie étaient vendue pour 300 dinars d’or. Une femme blanche sans éducation coûtait 1 000 dinars d’or. Une femme blanche capable de chanter, valait 14 000 dinars.
La cour du Calife Abd-Al-Rahman III comptait 3 750 esclaves, un harem de 6 300 femmes, et son armée incluait 13 750 esclaves guerriers. »
Darío Fernández-Morera, « Le mythe du paradis andalou » p158-159

Les conquérants jihadistes Musulmans qui ont envahi l’Espagne de 711 à 1492, ont provoqué pendant des siècles guerres entre factions rivales pour la conquête du pouvoir, conflits ethniques et religieux, destruction de villages, d’Églises et de Synagogues, persécutions et réduction en esclavage des populations locales chrétiennes et juives.
A l’image de Al-Andalous, dans les pays musulmans, les Chrétiens et les Juifs subissent une extinction inexorable, par l’interdiction de construction de nouveaux lieux de culte, les brimades et les persécutions. Au Maroc, les Chrétiens ne représentent plus qu’une population de 8 000 personnes, et il n’y a plus que 4 000 Juifs. 99,9% de la population marocaine est musulmane, autant dire que la présence du Christianisme et du Judaïsme est maintenant anecdotique. Tout comme en Algérie, où la communauté chrétienne est devenue pratiquement inexistante (0,2% de la population algérienne), le simple fait de posséder une Bible peut être passible de poursuites judiciaires.

Nous sommes bien loin de la rhétorique déployée par Amine Nejdi décrivant un monde musulman pacifique et tolérant.

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« Les Juifs n’ont pas cru ni à ce qui leur a été révélé, ni au Prophète Mohammed, lorsqu’il ne leur restait plus aucun argument auquel ils puissent se tenir, ils ont voulu ruser et tromper le Prophète. Encore une fois, la méthode des Juifs a toujours été celle-là dans l’Histoire, lorsqu’ils sont au pied du mur, ils emploient la ruse. »
Sermon du prédicateur Farid Al Ansari.

–                                                                 129639MosqueTomblaineNancyFaridAlAnsari Anouar Kbibech

Le prédicateur antisémite marocain Farid Al Ansari (à gauche), invité par Amine Nejdi (à droite) à la Mosquée de Toul en mars 2007 (hard-copy)

–                                                 997207MosqueToulAmineNejdiAnouarKbibech antisémitisme

Le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) Anouar Kbibech (en cravate), invité par Amine Nejdi en janvier 2016 à la Mosquée de Tomblaine-Nancy. Deux des figures les plus emblématiques du réseau islamiste misogyne et antioccidental marocain en France.

 

–                                             165576MosqueToulHassanIquioussen antisionisme

Le prédicateur misogyne, antioccidental et antisioniste Hassan Iquioussen figure en vedette sur une pleine page du site officiel de la Mosquée de Toul. Il y a donné une conférence le 1er mai 2010 (hard-copy).

Hassan Iquioussen, a par le passé tenu des propos ouvertement antisémites. Il diffuse aux Fidèles Musulmans dans ses conférences données dans plusieurs Mosquées de France, une propagande politique antioccidentale, antisioniste et antiaméricaine. il refuse la mixité sociale homme/femme, et nie le génocide arménien, Hassan Iquioussen est une référence théologique pour les responsables de la Mosquée de Toul.

Les responsables de la Mosquée de Toul ont également des relations avec Malika Dif, une convertie à l’Islam qui arpente les associations islamiques depuis plus d’une trentaine d’années pour donner des conseils aux femmes Musulmanes afin de bien les éduquer. Ses fréquentations sont proches de la frange de l’Islam radical, de l’organisation politique des Frères Musulmans en particulier.

–                                                    984440MosqueToulMalikaDif2 charia

Malika Dif a donné une conférence à la Mosquée El Kaouthar de l’Union des Musulmans de Rouen (UMR) en 2010 (hard-copy). Ce lieu de culte a déjà reçu le prédicateur antisémite Hani Ramadan, ou encore l’imam Mahmoud Doua, deux pontes de l’organisation politique antioccidentale des Frères Musulmans en France (UOIF).
Hani Ramadan compare par exemple les Juifs à des « serpents, une race de vipères » dans une conférence donnée à Bruxelles le 1er mai 2004.
Malgré cela, le maire socialiste Yvon Robert est pourtant prêt à donner son accord pour l’agrandissement de la Mosquée El Kaouthar de Rouen.

Pour se faire une opinion de l’idéologie véhiculée par Malika Dif, extrait d’une de ses conférences donnée à la Mosquée de Toul le 5 juin 2011.

« L’homme Musulman peut épouser une femme qui n’est pas Musulmane, à condition qu’elle soit croyante, Chrétienne ou Juive. »
[…]
« Par contre, une femme Musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-Musulman, quel qu’il soit, croyant ou pas croyant. Interdiction formelle, c’est tout. Je n’entrerai pas dans les détails vous comprenez facilement pourquoi. Le mari est le chef de famille, la femme se trouve en état d’infériorité dans cette situation, et le mari va l’empêcher de pratiquer correctement, il va lui ramener à la maison de l’alcool dans son frigidaire, il va lui ramener des amis à lui avec qui il a été voir un match de foot ensuite ils vont boire quelques bières à la maison, et vont raconter des bêtises, ils ne vont pas forcément avoir du respect pour la femme, etc.
Problème de culture et de toute façon l’Islam a dit non, il y a un verset du Coran qui nous dit clairement les choses, et donc pour les femmes Musulmanes, interdiction formelle d’épouser un non-Musulman.

Et donc, les soeurs, faites comme si vous étiez en train de passer dans une avenue où il y a de belles toilettes dans les vitrines, et que vous n’avez pas un sou en poche. Et bien vous passez sans regarder. Je pense que vous avez compris ce que j’ai voulu dire. On ne s’attarde pas à regarder ce à quoi on n’a pas droit. »
[01:45:56]
« Quand on marche dans la rue, il y a les kiosques à journaux avec des femmes dénudées, il y a des publicités, il y a des personnes qui sont habillées de telle façon qu’elles en sont gênantes, etc… Baisser votre regard, cela veut dire que quand vous êtes dans un endroit, et que vous avez entrevu quelque chose de gênant, vous détournez le regard, et vous ne retournez pas pour regarder. Parce que le deuxième regard devient un péché, n’est-ce pas ? »
[01:49:56]
Sermon de Malika Dif à la Grande Mosquée de Toul sur « la place de la femme en Islam », le 5 juin 2011.

Malika Dif nous décrit une société islamique archaïque, légiférée par les lois coraniques. Le Musulman pratiquant peut épouser une femme Chrétienne ou Juive, mais la femme Musulmane ne peut pas épouser un Chrétien, ni un Juif !
En effet, la femme Musulmane est considérée comme plus faible et influençable, elle se doit de baisser les yeux devant les kiosques à journaux, et elle « n’a pas droit » aux belles toilettes.
Il s’agit là typiquement d’une propagande d’embrigadement des femmes Musulmanes qui se doivent de s’isoler dans la communauté musulmane et suivre ses principes, c’est-à-dire se couper du monde non-islamique, alors que le Musulman peut se permettre de fréquenter des femmes Juives ou Chrétiennes.

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Dominique Potier, député socialiste de Meurthe-et-Moselle, participe aux journées portes ouvertes de la Mosquée de Toul du 16 et 17 janvier 2016, offrant ainsi officiellement une légitimité aux islamistes fondamentalistes marocains du lieu de culte.

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Le maire socialiste Alde Harmand (au centre) en compagnie de l’imam de la Mosquée de Toul Nourddine Amzil (à droite) le 8 janvier 2015 après les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo. Les commémorations figurent en bonne place dans la stratégie des islamistes pour endormir les élus de la République et imposer progressivement les lois coraniques aux masses musulmanes.

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Le naufrage religieux : de la sainteté au massacre pour Allah

Published on janvier 31, 2017 By Dreuz Info

Comment des religieux épris de spiritualité, soucieux de s’élever vers le ciel, peuvent-ils chuter dans un intégrisme massacreur ?

Dans son essai, « Le naufrage des religieux : De la sainteté au massacre« *, l’auteur analyse les rouages théologiques de cette chute qu’il dénomme « l’escalier du malheur’’.

Tout commence par une certitude absolue, inscrite, lors de l’apparition d’une foi nouvelle, dans la théologie de la substitution : celui qui ose s’accrocher à la foi ancienne est frappé d’une altérité irréductible. Le processus se poursuit par la fossilisation d’un texte sacré, déclaré parfait et intangible ; elle débouche sur l’usurpation de l’identité divine : l’usurpateur croît désormais connaître la volonté de Dieu et s’estime investi de la mission de l’accomplir : le réfractaire sera « désaltérisé », dépouillé de sa qualité d’homme.

Le massacreur tire sa puissance de la confusion entre la foi et le politique, l’Eglise et l’Etat. La dérive n’est donc pas fortuite. Elle est inscrite dans la certitude initiale.

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En se fondant sur une analyse serrée de la Torah, écrite et orale, des Evangiles (et d’abord de celui de St Jean), et enfin du Coran, l’auteur examine comment les trois religions se sont inscrites (ou pas) dans cet escalier du malheur.

Existe-t-il des antidotes face à ce danger ? Le premier est l’association à la foi d’un minimum de questionnement et de doute.

Le naufrage des religieux : De la sainteté au massacre*, de Francis Weill, aux L’Harmattan, Paris, 2017.

* En achetant le livre avec ce lien, vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%. Cette information est fournie pour assurer une parfaite transparence des conséquences de votre action, conformément à la recommandation 16 CFR § 255.5 de la Federal Trade Commission.

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La culture d’honneur et de honte chez les Arabes musulmans

Published on janvier 29, 2017 By Magali Marc

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit ce fort long texte, un exposé magistral d’un grand ami de Dreuz, Richard Landes*, qui est à lire absolument et à faire lire à nos amis bien-intentionnés mais mal informés, gauchistes, pacifistes, pro-palestiniens, anti-islamophobes, pasdamalgamistes, si tant est qu’ils soient encore nos amis…

La victoire de l’Orientalisme
Par Richard Landes
(publié dans le Middle-East Quarterly du site Middle East Forum)
Hiver 2017

Que l’on considère l’impact d’Edward Saïd (1935-2003) sur le monde universitaire comme un grand triomphe ou comme une tragique catastrophe, peu de gens peuvent remettre en question l’étonnante portée et la pénétration de son magnum opus, L’Orientalisme.

En une génération, une transformation radicale a dominé les études du Moyen-Orient : une nouvelle catégorie d’universitaires «post-coloniaux», ayant une perspective libératrice et anti-impérialiste, a remplacé une génération d’érudits que Saïd a dénigrés en les traitant d’«Orientalistes».

Cette transformation ne se limitait pas aux études du Moyen-Orient : Saïd et son paradigme post-colonial réunissaient un large éventail d’acolytes dans de nombreux domaines des sciences sociales et humaines.

Pourtant, quand on examine les événements des deux dernières décennies, on peut dire que les héritiers académiques de Saïd se sont plantés de façon spectaculaire dans leurs analyses et prescriptions concernant la façon dont il fallait s’y prendre pour régler les problèmes du Moyen-Orient.

Nulle part cela n’a été aussi évident que dans la lecture erronée du désastreux «processus de paix» israélo-palestinien d’Oslo et des fameux «printemps arabes» qui se sont rapidement détériorés en vagues de guerres tribales et sectaires, créant des millions de réfugiés, dont beaucoup ont littéralement détruit les malheureux rivages de l’Europe.

Une grande partie de cet échec peut être attribuée aux restrictions imposées par la pensée postcoloniale sur la capacité de discuter de la dynamique sociale et politique du Moyen-Orient. Si les experts et les journalistes ont été hypnotisés par les perspectives de paix arabo-israélienne et le mirage d’une vague de démocratisation arabe, c’est en partie parce qu’ils avaient systématiquement sous-estimé le rôle de la culture d’honneur et de honte dans les sociétés arabes et musulmanes et son impact sur la religiosité islamique.

La dynamique «honneur-honte» dans les dimensions politique et religieuse

Les termes honneur-honte désignent des cultures où l’acquisition, l’entretien et la restauration de l’honneur public triomphent de toutes les autres préoccupations.

Alors que tout le monde se soucie de ce que les autres pensent et veut sauver la face même si cela signifie mentir, dans les cultures d’honneur et de honte, ces préoccupations dominent le discours public : il n’y a pas de prix trop élevé à payer– y compris la vie– pour préserver l’honneur.

Dans de telles cultures politiques, l’opinion publique accepte, attend, exige même que le sang soit versé pour l’honneur.

Dans de telles sociétés, quand les gens critiquent publiquement ceux qui sont au pouvoir– ceux qui ont l’honneur– ils attaquent leur être même. Si ces derniers ne répondaient pas– de préférence par la violence– ils perdraient la face.

Les sociétés autoritaires permettent donc à leurs mâles dominants de supprimer violemment ceux dont les paroles les offensent.

Conséquemment, les cultures d’honneur et de honte ont une immense difficulté à tolérer la liberté d’expression, de religion, de la presse tout autant que de traiter avec les sociétés qui pratique cette tolérance.

Dans les cultures où les gens se font eux-mêmes justice, cette insistance sur l’honneur peut signifier tuer quelqu’un qui a tué un parent, et dans la culture japonaise, l’honneur peut signifier se suicider.

Cependant, dans certaines cultures d’honneur, cette préoccupation signifie tuer un membre de la famille pour sauver l’honneur de la famille. Le «jugement public», dont le verdict détermine le sort de la communauté demeure le vecteur qui motive le besoin de sauver la face, et définit les façons de faire. Le terme arabe pour «commérage» est kalam an-nas, (la parole du peuple), qui est souvent sévère dans son jugement des autres.

À ce sujet, le psychologue Talib Kafaji a écrit :

«La culture arabe est une culture de jugement, et tout ce qu’une personne fait est sujet au jugement… induisant de nombreuses peurs… avec de graves conséquences sur la vie individuelle. Éviter ce jugement peut être la préoccupation constante des gens, presque comme si toute la culture était paralysée par le kalam [an] –nas.»

Autrement dit, dans la société arabe, tous les individus sont les otages les unes des autres.

En dépit de sa résonnance «orientaliste», cette attention à un jugementalisme paralysant et omniprésent fournit des aperçus importants sur les dysfonctionnements du monde arabe d’aujourd’hui.

Les cultures d’honneur et de honte ont tendance à être à somme nulle : les hommes d’honneur gardent jalousement leur honneur et considèrent l’ascension des autres comme une menace pour eux-mêmes. Dans les cultures à somme nulle de «bien limité», l’honneur pour une personne signifie la honte pour les autres. Si l’autre gagne, vous perdez. Afin que vous ayez le dessus, l’autre doit perdre.

Ceux qui sont juste en dessous continuent de défier ceux qui sont juste au-dessus, et l’ascension n’est possible que par l’agression. Tu n’es pas un homme tant que tu n’as pas tué un autre homme. La prise des biens d’autrui –par le vol ou le pillage– est supérieure à la production. Domine ou soit dominé. Le visage noirci (de la honte) est lavé dans le sang (de l’honneur).

Cette même mentalité dite «à somme nulle», «gouverne-ou-soit-gouverné», qui domine la plupart des interactions dans la politique des cultures d’honneur et de honte, a son analogie dans la religiosité du triomphalisme, la croyance que la domination de sa religion sur les autres constitue la preuve de la vérité de cette religion.

De la même manière que les chrétiens ont pris la conversion de l’Empire romain au Christianisme comme un signe que leurs revendications sur les Juifs avaient triomphé ; les musulmans triomphalistes, dans une expression suprême de la religiosité inspirée par l’honneur, croient que l’islam est une religion de domination destinée à gouverner le monde.

Cette dynamique d’honneur et de honte explique en grande partie l’hostilité arabe et musulmane envers Israël, ainsi qu’envers l’Occident.

Israël, un État de Juifs libres (c’est-à-dire, des infidèles non-dhimmis), vivant à l’intérieur du Dar al-Islam historique (royaume de la soumission), constitue un blasphème vivant. La capacité d’Israël à survivre aux efforts répétés des Arabes pour le détruire constitue un état permanent de honte arabe devant toute la communauté mondiale. Cela fait de l’hostilité musulmane triomphaliste envers Israël un cas particulièrement grave d’une hostilité généralisée envers les infidèles et les musulmans «modérés».

Tout effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde arabe aujourd’hui doit tenir compte de cette dynamique religio-culturelle.

Pourtant, dans l’ensemble, cette dynamique n’est pas seulement ignorée, mais ceux qui en parlent sont réprimandés pour (prétendument) contribuer à aggraver le conflit plutôt que de le comprendre.

Une grande partie de cette ignorance (à la fois active et intransitive) remonte à Saïd, qui a fait de l’analyse «honneur-honte» un péché «orientaliste» particulièrement impardonnable.

Avant même que n’arrive la contribution de Saïd, l’anthropologie s’était éloignée de cette analyse. Lui en a fait un dogme. A tel point que, dans le dernier tiers du XXe siècle, il est devenu paradoxalement honteux– voire raciste– qu’un anthropologue discute de l’«honneur et de la honte» arabe ou musulmane.

La honte de Saïd et la désorientation de l’Occident

L’Orientalisme de Saïd a exploité une tendance occidentale à l’autocritique morale concernant l’analyse des autres cultures, dans le but de protéger son peuple de la honte. Pour lui, la critique des Arabes ou des musulmans reflète les préjugés ethnocentriques de l’Occident et de son projet culturel discriminatoire de domination impérialiste.

Ce n’était pas ce que les orientalistes croyaient faire, eux pensaient qu’ils offraient des observations précises concernant les caractéristiques et les conditions d’une autre culture et de son histoire.

Pour Saïd, au contraire, tout contraste entre les cultures de l’Occident démocratique et celles des Arabes et des musulmans– certainement ceux qui montraient ces derniers sous une lumière peu flatteuse– étaient des exemples lamentables de xénophobie hostile dirigée contre des «inférieurs», et ne pouvaient pas constituer une réflexion sur une réalité sociale.

À propos du dix-neuvième siècle, Saïd a écrit : «Tout Européen qui parlait de l’Orient était raciste, impérialiste et presque totalement ethnocentrique».

Saïd a lancé un plaidoyer en faveur d’une alternative : il fallait à tout prix éviter d’orientaliser l’Orient, encore et encore.

Sans l’«Orient» il y aurait des érudits, des critiques, des intellectuels, des êtres humains pour lesquels les distinctions raciales, ethniques et nationales seraient moins importantes que l’entreprise commune dans la promotion de la communauté humaine.

Bien compris, cet appel demande aux chercheurs de ne pas parler de différences ethniques, raciales ou religieuses, alors que la plupart des moyen-orientaux vous diront que ce sont des questions culturelles très importantes pour eux.

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Ainsi, dans la nouvelle édition d’«Orientalisme» publiée en 1994, SaÏd se plaignait-il de la focalisation croissante de l’Occident sur le danger que représente l’islam : «les médias électroniques et imprimés ont été inondés par des stéréotypes dégradants qui amalgament l’islam et le terrorisme, les Arabes et la

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Sermon du cheikh Bourchachene Abdessamad, imam antichrétien de la Mosquée de Fumel : « Dans la religion chrétienne et juive, la femme on la considère comme un être qui comporte le mal pur »

Published on janvier 15, 2017 By islamineurope

Fumel est une petite commune de 5 000 habitants du sud-ouest de la France, maillon du réseau islamiste aquitain regroupant plusieurs lieux de culte musulman, entre autres sur les villes de Bordeaux, Périgueux, Pessac, Agen, Libourne.
L’association musulmane locale a reçu l’appui du maire LR (UMP) de la ville Jean-Louis Costes pour la construction d’une Mosquée. Le lieu de Culte a été inauguré en juin 2005, par l’Association des Musulmans Fumélois, en présence du consul du Maroc à Bordeaux et du maire de Fumel.
Le bâtiment de 600 m2 compte une entrée, une pièce pour faire le thé, une grande salle de cours coranique, un logement pour héberger un imam si nécessaire et deux salles de culte : une pour les hommes et une pour les femmes, équipée d’un système vidéo pour la retransmission des prêches que donne l’imam dans la salle principale (hard-copy).

–                                        Sermon du cheikh Bourchachene Abdessamad, imam antichrétien de la Mosquée de Fumel :

–                                           Fidèles Musulmans de la Mosquée de Fumel en prière

Pour montrer la bienveillance du projet, Abdelkrim Jarjini, le responsable de l’association islamique de Fumel utilise les moyens classiques habituels pour infiltrer les quartiers et obtenir la complaisance des élus : montrer patte blanche en organisant une journée portes ouvertes afin de faire connaître aux habitants quelque peu inquiets et réticents face à l’implantation d’un culte islamique au coeur de leur quartier, les bienfaits de la religion de « Paix et Tolérance », en associant également à cette journée une aide humanitaire aux Restos du Coeur.

–                                                                     402389MosqueFumelportesouvertes Abdelkrim Jarjini dans religion

–                                        866095MosqueFumelJeanLouisCostesJarjini antisémitisme
Abdelkrim Jarjini (au centre), accueillait le sous-préfet et député-maire Jean-Louis Costes (à gauche), Daniel Borie, conseiller départemental (à droite), lors de la journée portes ouvertes de la Mosquée de Fumel le 9 avril 2016

Une fois les « Mécréants » partis, l’envers du décor est plus sombre, les prédications édulcorées de Bourchachene Abdessamad, l’imam de la Mosquée de Fumel  devant les habitants de la ville prennent une autre tournure lorsqu’ils sont tenus devant les Fidèles Musulmans de la Mosquée.

Étude de quelques extraits de sermons donnés par l’imam, qui permettent d’analyser l’idéologie enseignée à la communauté musulmane de Fumel, même si la majeure partie des prèches du prédicateur est donnée en langue arabe :

–                                         761757MosqueFumelIslam Aquitaine

Le prédicateur Musulman antichrétien Bourchachene Abdessamad, imam de la Mosquée de Fumel

« Et le combat, c’est parmi le Jihad dans l’Islam. Le combat, c’est parmi des milliers de choses dans l’Islam. Pourquoi on est juste figé sur ce point, et on délaisse beaucoup de chemins de bien ? »
[33:04]
Sermon du cheikh Abdessamad à la Mosquée de Fumel le 4 mars 2016, sur « l’universalité de l’Islam » (hard-copy)

Le prédicateur admet également que le jihad islamique, combat armé contre les infidèles, est une des prescriptons parmi d’autres du dogme islamique, même s’il ne l’encourage pas. Il est donc parfaitement possible de justifier la lutte armée contre les ennemis de l’Islam.

Le cheikh Abdessamad est viscéralement antichrétien, extraits d’un de ses sermons :

« Imaginez ceux qui ont dit que Allah c’est le Messie, ceux qui ont dit que Allah c’est le troisième des trois, ceux qui croient à la Trinité. […] Est-ce qu’ils ne vont pas se repentir auprès d’Allah, et implorer son Pardon ? »
Sermon du cheikh Abdessamad à la Mosquée de Fumel le 27 mai 2016, sur « les piliers du repentir » (hard-copy)

« La femme dans d’autres religions, comme la religion chrétienne et juive, la femme on la considère comme un être qui comporte le mal. Le mal pur, c’est la femme, dans leur idéologie, dans leur vision. Parce que c’est elle la cause de la chasse ou de la sortie de Adam du Paradis. Leur religion, leur histoire, c’est que Sheïtan a pénétré dans awa (leur Esprit) et que c’est lui qui à travers l’awa qui a fait en sorte que Adam a mangé de l’arbre.
Ils considèrent depuis le Moyen-âge jusqu’au XIXème siècle, ils étaient en divergence par rapport à la femme, est-ce que c’est un être comme les autres, ou est-ce que c’est un être qui n’a la constitution, qui n’est pas fait comme les êtres humains. »

[07:03]
Sermon du cheikh Abdessamad à la Mosquée de Fumel le 18 mars 2016, sur « la femme dans Islam » (hard-copy)


Le cheikh Abdessamad décrédibilise et méprise le Christianisme et les Chrétiens devant les Musulmans de Fumel, semant ainsi la division entre les communautés.

Les Chrétiens, qui croient au Dieu Trinitaire, Père, Fils et Saint-Esprit, doivent se repentir s’ils veulent être pardonnés.
Est-ce là un message de respect des religions, du vivre-ensemble et de tolérance ?

D’après l’imam, la femme dans le Christianisme serait source du mal.
L’imam avance des allégations mensongères sur la condition de la femme dans le Christianisme : elle ne serait pas considérée comme un être humain, mais comme une créature du Diable, le « mal pur ».
Si c’était le cas, pourquoi des milliers d’Églises et de Basiliques érigées en France et en Europe depuis des siècles portent-elles des nom de femmes ? (Notre-Dame de Paris, Églises sainte-Marie, sainte-Geneviève, sainte-Blandine, sainte-Thérèse, Basilique sainte-Clotilde, cathédrale sainte-Cécile, …)
Dans l’Europe chrétienne avant la vague anticléricale lancée par la révolution française, si les femmes étaient considérées comme le « mal pur » comme le prétend le cheikh Abdessamad, comment se fait-il qu’elles aient été autorisées à gouverner des pays chrétiens, à l’image d’Aliénor d’Aquitaine, de Blanche de Castille, d’Elisabeth 1er, de Catherine de Médicis, de Marie de Médicis, de Marie Thérèse d’Autriche ou encore de Catherine II de Russie ?
Par comparaison, dans combien de califats islamiques les femmes ont-elles été aux commandes du pouvoir ?

–                                       688034MosqueFumelbasiliquesaintethrsedeLisieux Bourchachene Abdessamad

La Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux aurait-elle été érigée pour vouer un culte au « mal pur », d’après l’imam Abdessamad de la Mosquée de Fumel ?

Rappelons au passage la condition féminine dans l’Islam, exprimée dans la sourate du Coran an-nisa (les femmes), distribuée en millions d’exemplaires dans toutes grandes surfaces commerciales et librairies françaises :
« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah.
Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! »

Le Coran – An-nisa (les femmes) 4:34

Le cheikh oublie par ailleurs dans son sermon de rapporter que dans la sunnah (faits et gestes rapportés du Prophète Mohamed), le Messager d’Allah, pendant son voyage nocturne miraculeux, a visité l’Enfer, et a constaté que la majorité de ses habitants sont des femmes, prouvant ainsi qu’elles sont sources de perversion dans la Foi musulmane. C’est pour cela qu’elles doivent se couvrir d’un voile, afin de ne pas inciter l’homme à la débauche :

« L’imam Al-Bukhari (1/583) a dit : « […] Usamah rapporte du Prophète -sal Allahou ‘alayhi wa salam- qu’il a dit : « Je me suis posté à la porte du Paradis et j’ai vu que la majorité de ceux qui y entraient étaient des pauvres. Quant aux personnes opulentes, elles furent empêchées d’entre [et devaient attendre que tous les pauvres s’y introduisent]. Lorsque les gens de l’enfer furent jetés dans le feu, je vis que la majorité d’entre eux étaient des femmes. » Rapporté aussi par Muslim (4/2236) »

–                                  179621MosqueFumelMohamedBarry2 charia

Le réseau islamiste se tisse lentement avec les Mosquées de la région. Il est inquiétant de constater que l‘imam radical de la Mosquée de Pessac, Mohamed Barry (à gauche), pour qui le voile islamique est obligatoire, est venu précher dans la Mosquée de Fumel du cheikh Bourchachene Abdessamad (à droite) le 3 décembre 2016 (hard-copy)

La graine de la radicalisation islamique antichrétienne et antioccidentale de la population musulmane est maintenant plantée dans la petite commune de Fumel, avec la collaboration pleine et entière du maire LR (UMP) Jean-Louis Costes.

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Turquie : ce guide conseille aux maris de battre leur femme si elle n’obéit pas

Published on janvier 12, 2017 By Gaia - Dreuz

En Turquie, la colère gronde depuis la découverte d’un guide offert aux jeunes mariés dans l’Ouest du pays. L’auteur y vante les mérites de la polygamie, du mariage précoce et conseille aux hommes de battre leur épouse si elle ne leur obéit pas.

Dans la ville de Kütahya, à l’ouest de la Turquie, les futurs mariés avaient pour habitude de recevoir un cadeau controversé de la part de la municipalité : un guide conjugal qui dispense des conseils d’un autre âge. Repéré par la BBC en décembre dernier, cet ouvrage de 394 pages et intitulé Mariage et vie de famille vante auprès des jeunes époux les vertus de la polygamie, justifie l’asservissement des femmes à la volonté de leur époux ainsi que les violences conjugales.

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Une femme asservie à la volonté de son mari

Rédigé par un certain Hasan Çaliskan, un ancien employé de l’Office des affaires religieuses, le guide semble s’être inspiré de l’époque médiévale. Il y dispense notamment le « droit d’obéissance sexuelle » de la femme à son mari lors de la nuit de noces et conseille le mariage dès l’âge de dix ans.

« Une femme qui ne se fait pas belle pour son mari et ne respecte pas son autorité peut être battue. Cela lui rappellera les règles en vigueur dans le foyer », peut-on aussi lire. « Si une femme voit un homme plus beau que son mari, elle pourrait tomber amoureuse de lui, elle doit donc rester à la maison », affirme l’auteur du manuel, qui soutient mordicus que la vie professionnelle « détourne la femme de son devoir sexuel envers son mari ».

Autres conseils à suivre selon le guide : éviter de se rendre au théâtre qui est le « repaire des démons » mais aussi se taire pendant les relations sexuelles sous peine de voir son futur enfant bégayer.

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« Nous n’avons jamais eu de plainte »

Édité par la mairie de Kütahya, Mariage et vie de famille est aussi distribué gratuitement par le conseil municipal de Pamukkale, une localité au sud-ouest de la Turquie. Au grand dam de l’opposition locale, qui a dénoncé le contenu rétrograde et violent de l’ouvrage. Au Parlement, Fatma Kaplan Hurriyet, une élue membre du parti laïc a ainsi pris ouvertement position contre le livre qui « représente les femmes comme des citoyennes de seconde zone et les définit comme des esclaves sexuelles ». Elle a aussi appelé à ce que les deux maires qui distribuent Mariage et vie familiale soient poursuivis. Les deux élus sont membres de l’AKP, le parti conservateur dont fait partie le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Face à l’ampleur de la polémique, le ministre de l’Éducation turc a qualifié l’ouvrage de « primitif et non-scientifique ». Ce qui n’empêche pas le maire de Kütahya de camper sur ses positions. « Nous le donnons aux jeunes mariés depuis 2014 et nous n’avons jamais essuyé aucune plainte », a-t-il affirmé.

Des droits des femmes de plus en plus menacés

Depuis l’arrivée de Recep Tayyip Erdogan à la présidence de la Turquie, les associations ne cessent de s’alarmer de la régression des droits des femmes dans le pays. Accusé d’encourager les violences conjugales par ses prises de position ouvertement conservatrices à l’égard des femmes, le président turc a à plusieurs reprises été épinglé pour ses sorties misogynes. Ainsi, il n’a pas hésité en novembre 2014 à s’appuyer sur la lecture du Coran pour justifier la supériorité des hommes sur les femmes. « Je sais qu’il y en aura encore qui en seront gênés, mais pour moi la femme est avant tout une mère », avait-il ajouté. S’en prenant régulièrement aux mouvements féministes qu’il réprime, il avait aussi déclaré le 8 mars dernier que « les deux sexes ne pouvaient pas être traités de la même façon parce que c’est contre la nature humaine ». En août 2014, il avait aussi tenté limiter le droit à l’avortement.
En novembre 2016, le gouvernement d’Erdogan avait tenté d’adopter une loi visant à dépénaliser les agressions sexuelles sur mineur si l’accusé épouse sa victime. Face au tollé suscité en Turquie et à sa condamnation par la communauté internationale, il avait finalement suspendu le projet de loi.

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Source : Terrafemina

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