Archive for novembre, 2011

Maroc: discussions et tensions pour la formation du prochain gouvernement

novembre 30, 2011

Nommé lundi premier ministre par le roi du Maroc, l’islamiste Abdelilah Benkirane, vainqueur des législatives du 25 novembre, s’attelle au difficile exercice des alliances pour former un gouvernement de coalition forcément hétéroclite.

« Nous sommes en pleines réunions pour la formation du prochain gouvernement », a déclaré mercredi à l’AFP Abdelilah Benkirane, le nouveau chef du gouvernement marocain et secrétaire général du Parti justice et développement (PJD) qui a remporté les législatives du 25 novembre avec 107 élus, soit 27% du parlement.

« Nous ne pouvons pas conduire seuls le gouvernement. Nous allons donc nous allier avec d’autres partis », précise M. Benkirane dans un entretien mercredi au quotidien marocain Al-Massae.

Aucun parti n’étant en mesure d’obtenir une majorité, à cause du système électoral, le parti du Premier ministre doit obligatoirement trouver des allliances avec d’autres formations.

C’est la première fois qu’un islamiste est chargé de former le gouvernement dans le royaume chérifien, où le souverain conserve une influence prépondérante dans le processus politique.

Dans ce contexte, la bataille des portefeuilles a bel et bien démarré dès mardi au sein des formations politiques prêtes à s’allier avec les islamistes, notamment l’Istiqlal, le parti du Premier ministre, et l’Union socialiste des forces populaires (USFP, coalition gouvernementale sortante).

Ces deux partis sont réunis dans la « Koutla » une coalition de trois partis et membres de l’actuel gouvernement.

M. Benkirane devrait s’allier à la « Koutla » pour gouverner, indique-t-on dans son entourage.

Mais les choses paraissent plus compliquées que prévu.

Multiples défis pour le prochain gouvernement

« J’ignore si on participera au gouvernement. Il y a une forte tension entre les jeunes, favorables, et les dinosaures qui ne veulent pas céder », a déclaré à l’AFP Hassan Tariq, l’un des jeunes loups de l’USFP.

« Notre conseil national va trancher sur la question de la participation lors de sa prochaine réunion samedi », selon M. Tariq.

A l’intérieur de l’Istiqlal, le parti le plus ancien du Maroc, les tensions étaient moins fortes mais de nombreuses voix ont également appelé à une non alliance avec islamistes dont le parti sortirait perdant.

Créée en 1992, la Koutla compte 117 députés, ce qui constitue un apport politique essentiel pour le PJD.

Le principal atout du parti islamiste réside dans son côté neuf, ce qui lui a attiré beaucoup de voix aux élections face à des rivaux usés par le pouvoir.

Le PJD « tire sa popularité de son appel à la moralisation de la vie publique et du fait qu’il se trouve non compromis, jusqu’à présent, par la gestion des affaires publiques », a indiqué le prince Moulay Hicham, cousin du roi, favorable à une réforme profonde de la monarchie, dans une interview à l’hebdomdaire français Le Nouvel Observateur.

Il n’empêche que de sérieux défis attendent le prochain gouvernement parmi lesquels le chômage très élevé parmi les jeunes, les inégalités et la corruption sur fond de grogne sociale.

M. Benkirane a d’ailleurs tendu la main au Mouvement de contestation du 20 février – qui maintient la pression à travers des manifestations dans plusieurs villes du pays – en adoptant un ton plus conciliant à son égard.

Le Mouvement regroupe des islamistes fondamentalistes (tolérés mais non reconnus) de l’association Al Adl Wal Ihsan (Justice et spirtualité), des jeunes indépendants et des petits partis de gauche.

« Nous invitons nos frères d’Al Adl Wal Ihsan à revoir leur position de rupture à la lumière de la large victoire du PJD » aux élections, a proposé M. Benkirane, dans un discours prononcé après la victoire de son parti. 

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Un Maghreb islamique ? Les démocraties occidentales applaudissent déjà

novembre 30, 2011

Par Mohand Aziri, Le 30 novembre 2011

Le revirement est spectaculaire. Après avoir longtemps joué la carte des «démocrates» arabes, des «forces progressistes», les démocraties occidentales changent leur fusil d’épaule et se montrent plus que jamais disposées à traiter, sans réserve ni complexe aucun, avec des gouvernements islamistes.

Et qu’importe que ces derniers soient composés d’éléments djihadistes – comme en Libye – ou d’islamistes «light» – comme en Tunisie et au Maroc. A Bruxelles comme à Washington, l’heure est décidément au grand écart. Les superpuissances américaine et européenne, contraintes – sous l’effet prodigieux des «révolutions arabes» ou guidées par une approche somme toute pragmatique – adaptent leur discours aux réalités changeantes d’un monde arabo-musulman tombant peu à peu dans la gouvernance islamiste. Les mouvements et partis islamistes – dont certains étaient jusque-là classés sur la black-list des organisations terroristes – sont considérés désormais comme des «partenaires» politiques à part entière et voient leurs victoires électorales prestement saluées.

Quid de la «menace» islamiste, ce «mal absolu» guettant aux portes de l’empire ? Oubliée à l’heure des petits calculs géopolitiques. Pas droit de cité à l’ère des révoltes arabes. Le ton est désormais tout autre : à l’acceptation du fait et de la victoire islamiste.
En Libye, ni les déclarations de Moustapha Abdeljali, président du Conseil de transition (CNT) sur l’application de la charia ni le poids de djihadistes au sein du Conseil de transition n’ont sonné le tocsin chez les dirigeants de l’UE et des USA, pourtant réputés défenseurs zélés de «l’idéal» démocratique. L’absence de réaction, lourde de sens, est synonyme d’approbation, de compromission même.

Au lendemain de la victoire électorale des islamistes d’Ennahda en Tunisie, la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, s’est empressée de saluer le «modèle» tunisien. Pendant des années, a-t-elle ajouté, les dictateurs ont dit à leurs peuples qu’ils devaient «accepter des autocrates pour éviter des extrémistes. Trop souvent, nous acceptions nous-mêmes ce raisonnement (…). Nous reconnaissons aujourd’hui que le véritable choix est entre la réforme et les troubles», a-t-elle déclaré. «Les Etats-Unis sont prêts, a ajouté la secrétaire d’Etat, à coopérer avec les islamistes vainqueurs» des élections tunisiennes. Mme Clinton estime que «les islamistes ne sont pas tous les mêmes» et trouve «l’idée selon laquelle des musulmans pratiquants ne peuvent s’épanouir dans une démocratie insultante, dangereuse et fausse».

Même son de cloche côté européen. En félicitant Ennahda pour sa victoire, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, et Stefan Füle, le commissaire en charge des relations avec les pays voisins de l’UE, confirment le changement de cap de la politique étrangère de l’Union européenne sur la question de la prise du pouvoir par les islamistes : «L’UE se réjouit à la perspective de collaborer étroitement avec la nouvelle Assemblée et les autorités et institutions tunisiennes pour répondre aux aspirations des Tunisiens à la démocratie, à la liberté, à la justice sociale et à la dignité», déclarent-ils dans un communiqué conjoint.

Mohand Aziri

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Egypte: les islamistes en tête au premier tour des législatives

novembre 24, 2011

Les islamistes égyptiens, réprimés sous le régime de Hosni Moubarak, semblaient se diriger mercredi vers une victoire lors la première phase des législatives marquant le coup d’envoi de la transition vers la démocratie dans le pays arabe le plus peuplé.

Les résultats officiels du vote, qui a connu une mobilisation inédite, ne seront pas annoncés avant jeudi soir, mais les Frères musulmans, citant les chiffres préliminaires obtenus dans les centres de dépouillement, se targuent d’ores et déjà d’une victoire.

Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) émanant de la confrérie a en effet annoncé que ses listes avaient obtenu plus de 40% des voix lors du vote qui s’est déroulé lundi et mardi.

« Les premiers résultats obtenus à l’issue du dépouillement dans la majorité des bureaux montrent que les listes du Parti de la liberté et de la justice arrivent en tête avec plus de 40% des voix », a assuré le PLJ dans un communiqué.

Le PLJ est suivi du parti Al-Nour (salafiste) et du Bloc égyptien (coalition libérale), selon le texte.

Si cette tendance se confirme lors des prochaines étapes du scrutin, les Frères musulmans deviendront la première force politique en Egypte, après avoir été bannis et réprimés pendant des décennies sous le président déchu Hosni Moubarak.

Le parti a en outre annoncé que plusieurs de ses candidats, qui se présentaient au scrutin uninominal, avaient été élus mais que d’autres auraient à disputer le second tour prévu lundi et mardi prochains.

Deux tiers des 498 sièges de l’Assemblée du peuple sont pourvus à la proportionnelle de listes et le tiers restant via un scrutin uninominal à deux tours.

La confrérie exige, si elle obtient la majorité parlementaire, d’être chargée de former le prochain gouvernement du pays, toujours dirigé par l’armée depuis la chute de M. Moubarak en février.

« C’est la majorité parlementaire qui formera le gouvernement et ce sera un gouvernement de coalition », a déclaré mercredi le président du PLJ, Mohammad Moursi, cité par le site du parti.

Les Frères musulmans ne réclament pas ouvertement un « Etat islamique » mais leur ascension politique inquiète les milieux laïcs et coptes (chrétiens d’Egypte).

Dans la foulée du Printemps arabe, les islamistes ont été les grands vainqueurs des élections qui se sont tenues récemment en Tunisie et au Maroc.

Pour les législatives, chaque phase du vote se déroule sur deux tours dans un tiers des 27 gouvernorats. Le premier tour s’est ainsi tenu dans neuf gouvernorats, dont les deux plus grandes villes du pays, Le Caire et Alexandrie.

La dernière phase des législatives doit s’achever le 11 janvier. Elle sera suivie d’élections pour la Choura (Chambre haute consultative), elles-mêmes étalées jusqu’au 11 mars.

Le premier tour, salué par la presse comme un « test de la démocratie » réussi, s’est achevé sans accroc après dix jours de manifestations massives hostiles aux officiers au pouvoir depuis la révolte populaire qui a renversé M. Moubarak en février.

Ces manifestations avaient été émaillées de violences qui ont fait 42 morts et plus de 3.000 blessés.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton a félicité mercredi l’Egypte pour « le début pacifique et réussi de son processus électoral » et a demandé « la poursuite d’une transition vers la démocratie juste, transparente et ouverte » dans le pays.

« Les Egyptiens ont raison d’être fiers », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Si la mobilisation, en particulier sur l’emblématique place Tahrir au Caire, s’est tassée lors du scrutin, elle devrait rependre avec de nouveaux appels lancés pour deux manifestations rivales vendredi, l’une favorable, l’autre hostile au pouvoir militaire.

Les « comités populaires pour la défense de la révolution égyptienne » ont appelé à un rassemblement place Tahrir pour rendre hommage « aux martyrs » tués dans les récentes violences.

Et « l’Union des mouvements de la majorité silencieuse », favorable à l’armée, a appelé pour sa part à manifester sur la place d’Abbassiyah, à quelques kilomètres de la place Tahrir, sous le slogan « le vendredi du soutien à la légitimité ».

Sous la pression de la rue, le chef de l’armée, le maréchal Hussein Tantaoui, avait annoncé une date butoir -juin 2012- pour la tenue de l’élection présidentielle après laquelle le pouvoir serait transféré à une autorité civile.

Le futur Parlement devra nommer une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution, une étape décisive dans la transition du pays vers la démocratie promise.

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Canada – Arabie saoudite : Deux exemples de situations qui rendent inappropriée la participation du Dr. Philippe Couillard à la surveillance du SCRS

novembre 23, 2011

couillard montage carrCet article fait suite à la publication récente par le National Post d’un papier de Kathryn Blaze Carlson qui rapportait le double-emploi de l’ancien ministre québécois Philippe Couillard, d’abord comme membre du comité fédéral responsable de superviser les activités d’espionnage du SCRS, puis comme conseiller du gouvernement de l’Arabie saoudite. Point de Bascule a traduit les principaux éléments de l’article du Post dans un article précédent.

Kathryn Blaze Carlson (National Post) : Watching the spywatchers (Surveiller ceux qui surveillent les espions)

Point de Bascule : Philippe Couillard : conseiller de l’Arabie saoudite et membre du comité de surveillance du SCRS

Les organismes canadiens qui embauchent les personnes qui veilleront à la sécurité du Canada dans quelque rôle que ce soit ont la responsabilité de tout faire pour s’assurer que les candidats qu’ils interviewent ne soient pas sous influence étrangère et qu’ils ne le deviendront pas dans le futur.

couillardCitant des analystes qui œuvrent dans le domaine du renseignement au Canada, la journaliste du National Post avait conclu son article en déclarant qu’en ces matières, «les enjeux sont si élevés que la seule apparence d’irrégularité (ou la possibilité accrue qu’elle survienne) est intolérable».

Si cette règle doit s’appliquer aux petits pays sans moyens, que dire quand il s’agit de pays aux moyens considérables et aux intérêts diversifiés comme l’Arabie saoudite.

Dans les années récentes, les intérêts du Canada et de l’Arabie saoudite ont été aux antipodes dans au moins deux dossiers cruciaux pour la sécurité du Canada :

  1. Le financement et la promotion de l’islam radical;
  2. L’approvisionnement des États-Unis en pétrole.

Il est vraisemblable que, dans les deux dossiers, le SCRS se soit intéressé et s’intéresse au rôle joué par des agents de l’Arabie saoudite qui opèrent au Canada. Si le Dr. Couillard devait être informé de données confidentielles en ces matières, où irait sa loyauté?

On n’a pas à faire la preuve que le Dr. Couillard ait utilisé sa position à mauvais escient pour juger sa participation au comité de surveillance du SCRS inappropriée. On n’a qu’à faire la preuve qu’il puisse se retrouver dans une situation de conflit de loyauté. L’importance des enjeux l’exige.

Le financement et la promotion de l’islam radical

Dans une entrevue récente (vidéo) accordée à la CBC, le premier ministre Stephen Harper a rappelé que l’islam radical (il utilisa le néologisme Islamicism en anglais) représente la principale menace à la sécurité du Canada à l’heure actuelle.

L’Arabie saoudite est l’un des principaux financiers de cette menace à travers le monde. Comme le rappelait l’expert en sécurité intérieure, Steven Emerson, dans un témoignage qu’il présenta devant un comité du Sénat américain en 2005, la menace de l’islam radical ne se limite pas au financement d’organisations terroristes comme le Hamas. Elle passe également par la promotion, notamment par l’Arabie saoudite, d’une idéologie de haine en Occident. Les terroristes islamistes ne se développent pas en vase clos. C’est l’endoctrinement de jeunes tout au long de leurs études, à la mosquée et ailleurs qui les transforment en terroristes.

Le rapport Ten Years On (C’était il y a dix ans) publié récemment par le Hudson Institute donna plusieurs exemples de passages haineux qu’on retrouve dans les manuels scolaires saoudiens exportés aux quatre coins du monde : les juifs y sont décrits comme des singes, les chrétiens comme des cochons. Un manuel de géographie de 8e année déclare que «les minorités musulmanes dans plusieurs pays du monde sont menacées de génocide et de christianisation». Ailleurs, on demande d’«énumérer les défauts des juifs», on présente la Grèce comme un territoire islamique «occupés», etc.

Le blogue de Joseph Facal : La haine pure

Point de Bascule : Un rapport confirme que l’Arabie saoudite continue d’exporter à travers le monde ses manuels scolaires hostiles aux non-musulmans

Dans le Coran Hilali-Khan imprimé en Arabie saoudite et distribué à travers le monde anglophone, on a pris la peine d’ajouter un commentaire au verset 2:190 pour préciser que l’expansion de l’islam passe par le jihad armé.

(Traduction PdeB) «Le jihad, le saint combat, pour la cause d’Allah avec des effectifs complets et de l’armement jouit d’un statut de la plus haute importance dans l’islam ; il en constitue l’un des piliers. C’est par le jihad que l’islam est établi, que la parole d’Allah est amenée à dominer (…) et que sa religion est propagée.»

The Noble Qur’an, Riyadh, Darussalam Publishers, 1985, p. 50

Voilà ce qu’on lit dans plusieurs mosquées du Canada. Le SCRS aura inévitablement un rôle à jouer quand il s’agira de stopper de jeunes endoctrinés qui voudront passer de la théorie à la pratique. Philippe Couillard ne devrait pas être en position de savoir ce que planifie le SCRS pour contrer leurs actions.

La compétition Canada-Arabie saoudite pour l’approvisionnement des États-Unis en pétrole

National Post – 20 octobre 2011 : (Traduction PdeB) «Il n’y a pas si longtemps, les Saoudiens minimisaient le rôle du Canada dans le secteur pétrolier en raison du grand écart qui existe entre les coûts de production dans les deux pays.»

«Ce faisant, les Saoudiens ont sous-estimé la détermination du Canada d’accroître sa part de marché aux États-Unis, essentiellement à leurs dépens. Cela entraîna une diminution de l’influence de l’Arabie saoudite aux États-Unis, un pays sur lequel elle compte militairement et politiquement.»

«De plus importante source d’approvisionnement des États-Unis en pétrole qu’elle était encore récemment, l’Arabie saoudite est tombée au quatrième rang, derrière le Canada, le Mexique et le Venezuela. Le Canada, seul pays à ne pas faire partie de l’OPEP parmi les cinq principaux producteurs mondiaux, fournit presque deux fois plus de barils aux États-Unis que ne le fait l’Arabie saoudite (environ 2 millions de barils par jour vs 1 million). Ce volume devrait augmenter encore davantage si le pipeline Keystone XL qui doit aller de l’Alberta jusqu’au sud des États-Unis est construit.»

En novembre 2008, lors d’une réunion de l’OPEP, le ministre du Pétrole saoudien ne s’est pas gêné pour faire valoir aux investisseurs internationaux que le pétrole saoudien représentait un meilleur investissement que le canadien en raison de son coût inférieur de production.

Arab News : Oil Scene: A Drab Debate Becomes Interesting (Secteur pétrolier : un débat ennuyeux s’anime)

Quand, en 2011, l’organisation canadienne, Ethical Oil, voulut présenter l’autre côté de la médaille aux investisseurs, l’Arabie saoudite mobilisa ses avocats pour faire cesser le débat. C’est qu’Ethical Oil venait de diffuser une pub de 30 secondes qui rappelait qu’en Arabie saoudite, les femmes y sont sans droits et que ceux qui travaillent dans le secteur pétrolier sont des étrangers au statut précaire.

L’Arabie saoudite menaça de poursuites judiciaires les réseaux de TV canadiens qui reprendraient la pub sur leurs ondes. CTV capitula et retira la pub de sa programmation.

Point de Bascule : Jihad juridique: l’Arabie saoudite menace de poursuivre les réseaux de TV canadiens qui diffusent une pub critiquant le sort des femmes saoudiennes

C’est une pratique courante de l’Arabie saoudite que de tenter de réduire au silence ses critiques.

Si, dans le futur, le SCRS devait enquêter sur des allégations de corruption impliquant l’Arabie saoudite et des politiciens canadiens affectés au dossier pétrolier, croyez-vous que le Dr. Couillard devrait en être informé ? Nous, non plus.

Londres – 2008 : Les dirigeants saoudiens menacent de faciliter des attentats terroristes si on ne fait pas cesser des enquêtes à leur sujet

The Guardian (15 février 2008) : «Selon des documents qui ont été dévoilés en cour hier, il appert que les dirigeants de l’Arabie saoudite ont menacé de faciliter des attaques terroristes contre Londres si les autorités britanniques ne mettaient pas fin à des enquêtes sur des ventes d’armes les impliquant.»

«Des documents qui étaient secrets jusqu’à ce que leur contenu ne soit dévoilé en cour mentionnent que les enquêteurs dans une affaire de ventes d’armes se sont fait dire que la Grande-Bretagne pourrait être victime d’un attentat comparable à celui du 7 juillet 2005 et qu’il y aurait « des pertes de vies britanniques dans les rues britanniques » s’ils persistaient à poursuivre leur enquête.»

«Le prince Bandar, chef du Conseil saoudien de la sécurité nationale, a été identifié en cour comme celui qui avait menacé de ne pas dévoiler les informations qu’il détenait au sujet de militants prêts à mener des attentats-suicide.»

Si une situation semblable devait survenir au Canada, le SCRS serait appelé à intervenir. Il est inconcevable qu’un conseiller de l’Arabie saoudite comme le Dr. Couillard puisse être informé de ce que préparerait le SCRS dans de telles circonstances.

couillard july 7 2005

La mise en garde du directeur du SCRS, Richard Fadden

Dans une entrevue qu’il accordait à la CBC le 23 juin 2010, le directeur du SCRS, Richard Fadden s’inquiéta de l’attachement que des politiciens et des fonctionnaires avaient développé envers des puissances étrangères.

(Traduction PdeB) «Éventuellement, ces individus se trouvent dans une position où ils peuvent prendre des décisions qui affecteront le pays, leur province ou leur ville. Au lieu de prendre des décisions favorables au bien public, ils les prennent pour satisfaire les besoins d’un autre pays.»

Fadden ajouta que souvent les politiciens et les fonctionnaires impliqués ne réalisent pas qu’ils se font manipuler.

Le 23 juin 2010, Richard Fadden mentionna à la CBC son intention d’informer le Bureau du Conseil Privé qui conseille le premier ministre canadien de situations préoccupantes impliquant des politiciens et des fonctionnaires en relation avec des puissances étrangères.

Deux jours plus tôt, le 21 juin 2010, le Dr. Philippe Couillard avait été assermenté comme membre du même Conseil Privé.

Les activités professionnelles du Dr. Philippe Couillard

Le Dr. Couillard est impliqué dans les organisations suivantes :

Comité canadien de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS)

Organisme de surveillance du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) qui rend des comptes au Parlement canadien

Rôle du Dr. Couillard : Membre (nommé le 24 juin 2010)

Bureau du Conseil privé de la Reine pour le Canada

Organisme qui sert à conseiller le premier ministre du Canada et son cabinet

Rôle du Dr. Couillard : Membre (assermenté le 21 juin 2010)

Ministère de la Santé de l’Arabie saoudite

Rôle du Dr. Couillard : Conseiller

Université McGill (Facultés de médecine et de droit)

Rôle du Dr. Couillard : Chercheur principal en Droit de la Santé (depuis le 1er janvier 2009).

SECOR

Le plus important cabinet-conseil indépendant en stratégie et organisation au Canada

Rôle du Dr. Couillard : Conseiller des clients de l’entreprise qui œuvre dans le secteur de la Santé et des sciences de la vie (depuis le 15 janvier 2011)

Persistence Capital Partners

Fonds d’investissement en santé

Rôle du Dr. Couillard : Partenaire (depuis octobre 2008)

Amorfix Life Sciences

Entreprise pharmaceutique

Rôle du Dr. Couillard : Membre du conseil d’administration (depuis le 1er octobre 2009)

Thallion Pharmaceuticals

Entreprise pharmaceutique

Rôle du Dr. Couillard : Membre du conseil d’administration

Canadian Royalties

Entreprise minière

Rôle du Dr. Couillard : Membre du conseil d’administration (depuis le 11 juin 2009)

Au moment de la nomination du Dr. Couillard chez Canadian Royalties, le député Amir Khadir l’accusa de vouloir utiliser les contacts privilégiés qu’il avait développés avec les membres du cabinet Charest pour exercer un trafic d’influence. Le président de Canadian Royalties, Glenn Mullan, expliqua à l’époque que le rôle de Couillard ne consisterait pas à faire du démarchage auprès du gouvernement québécois mais plutôt à rechercher du financement pour son entreprise. M. Mullan décrivit le Dr. Couillard comme «quelqu’un de très bon pour ses contacts financiers» en rappelant les années qu’il avait passé en Arabie saoudite. (Le Soleil – 18 juin 2009)

Références supplémentaires

Franchement Martineau : Éric Duhaime commente le double-emploi de Philippe Couillard (vidéo 04:00)

Martine Turenne (L’actualitén° Vol: 28 No: 16 15 octobre 2003): Philippe Couillard – Quitte ou double

Point de Bascule : Des élites canadiennes et le « chant des sirènes étrangères »

Journal de Québec : Mourani se défend d’être sous influence étrangère tout en admettant être à l’écoute d’ambassadeurs étrangers…

CBC : Teacher witnessed transformation of some bomb-plot suspects (Un enseignant assiste à la transformation de plusieurs suspects en islamikazes)

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Philippe Couillard : conseiller de l’Arabie saoudite et membre du comité de surveillance du SCRS

novembre 21, 2011

couillardDans son édition du 19 novembre, le National Post s’intéresse au double-emploi de l’ancien ministre québécois Philippe Couillard d’abord comme membre du comité fédéral responsable de superviser les activités d’espionnage du SCRS, puis comme conseiller du gouvernement de l’Arabie saoudite. L’article de Kathryn Blaze Carlson intitulé Watching the spywatchers (Surveiller ceux qui surveillent les espions) mentionne que le Dr. Couillard a joint le Comité canadien de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) le 24 juin 2010 et qu’il développa ses contacts en Arabie saoudite lorsqu’il y fonda un service de neurochirurgie en 1992.

 Le CSARS définit ainsi sa mission sur son site internet :

(Le CSARS) exerce de l’extérieur, au nom du Parlement et du public canadien, une surveillance sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Le CSARS enquête en outre sur les plaintes qu’il reçoit au sujet du SCRS et il examine les rapports que lui présentent les ministres à l’égard de la sécurité nationale du Canada.»

L’article sur ce qu’un ancien responsable du SCRS, David Harris, qualifie de relation «complètement inappropriée» de Philippe Couillard avec l’Arabie saoudite est publié quelques jours seulement après que le président du CSARS, Arthur Porter, ait démissionné en raison de relations d’affaire douteuses avec un consultant de Montréal et de ses liens privilégiés avec le président du Sierra Leone.

National Post : Canada’s top spy watchdog resigns following National Post revelations (Le premier contrôleur du SCRS démissionne à la suite des révélations du National Post)

Le Dr. Couillard considère son travail au service de l’Arabie saoudite comme une partie «importante» de sa vie professionnelle. Il est payé par le gouvernement saoudien pour rencontrer au moins une fois par année dix autres consultants et le ministre de la Santé du pays pour discuter de possibles réformes.

Site saoudien d’une conférence sur l’assurance-santé (2011) : Annonces des présentations de Philippe Couillard

L’ancien ministre de la Santé du Québec n’a jamais caché son rôle de consultant. C’est mentionné à la dernière ligne de sa biographie disponible sur le site du CSARS. Le Dr. Couillard a déclaré en avoir informé les autorités canadiennes au moment où sa candidature a été évaluée.

Dans l’article du National Post, l’auteure rappelle que Philippe Couillard et les autres membres du comité de surveillance du SCRS ont accès à des informations hautement confidentielles. C’est pourquoi des analystes œuvrant dans le milieu du renseignement soutiennent que les enjeux sont si élevés que la seule apparence d’irrégularité (ou la possibilité accrue qu’elle survienne) est intolérable.

Le Dr. Couillard refuse de commenter sur les blessures prescrites par la charia

En 2010, un juge saoudien a contacté plusieurs hôpitaux pour leur demander s’ils accepteraient d’endommager la moelle épinière d’un homme pour le punir d’avoir paralysé un autre homme en l’attaquant. Selon le National Post, au moins un hôpital accepta. La journaliste du Post contacta le Dr. Couillard pour lui demander de commenter au sujet de l’implication alléguée du ministère de la Santé d’Arabie saoudite pour lequel il travaille. Le Dr. Couillard refusa de commenter au sujet de ce châtiment prescrit par la charia.

The Guardian : Saudi Arabian judge asks hospitals to paralyse man (Un juge saoudien demande à des hôpitaux s’ils accepteraient de paralyser un homme)

L’histoire du Post ne dit pas si le Dr. Couillard, qui est un neurologue réputé, pourrait être consulté par les autorités saoudiennes si un tribunal de charia saoudien en venait à imposer comme châtiment une commotion cérébrale, voire une paralysie cérébrale à un condamné…

Référence supplémentaire

Point de Bascuile : Canada – Arabie saoudite : Deux exemples de situations qui rendent inappropriée la participation du Dr. Philippe Couillard à la surveillance du SCRS

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Union de Défense des Citoyens et Contribuables : Qui sommes-nous ?

novembre 4, 2011

Qui sommes-nous ? Nous sommes des citoyens et contribuables qui, indépendamment de tout parti politique, avons décidé de dénoncer et d’agir publiquement contre les abus de certains élus qui, en transgressant les limites que leur imposent les lois de la République, menacent les intérêts, la sécurité, les droits et les libertés de leurs administrés. Notre but est aussi d’empêcher …

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