Wafa Sultan décrit la programmation mentale des musulmans

wafa-sultan-dreuz-info

La psychiatre syrienne Wafa Sultan a adopté le monde libre et ses valeurs. Elle autopsie dans un livre le lavage de cerveau que subissent ses ex-coreligionnaires et les carences morales. Elle parle islam et non islamisme…

Wafa Sultan est psychiatre, réfugiée syrienne aux Etats-Unis. Elle s’est fait connaître à un large public par un débat mémorable sur Al-Jazeera en 2006. Les éditions Riposte laïque viennent de traduire et de publier un bouquet de ses textes, «L’Islam : Fabrique de déséquilibrés ?*». Ils sont centrés sur la programmation que subissent les musulmans et ses conséquences. Son diagnostic est impitoyable.

Les écrits de Wafa Sultan paraissent sur des sites arabophones et sont destinés à ce monde arabo-musulman. Mais vu que le prophète et le Coran sont semblables et ont le même statut dans nos mosquées, le premier idolâtré, le second incréé et intouchable, les résonances avec l’Occident sont nombreuses.

L’auteure alterne les descriptions psychiatriques, ses expériences et l’autopsie de versets et hadiths. Elle ne souligne pas seulement leur immoralité, elle démontre comment s’opère «la destruction mentale» de ceux qui les défendent. Elle rappelle que la programmation est entamée dès la petite enfance par différents moyens, dont la répétition et la récitation, sans oublier «l’effet de la mélodie et l’intonation du texte». Une idée peut paraître de prime abord inadmissible, «mais à force d’être rabâchée, elle finit par s’infiltrer furtivement dans l’inconscient.» Même la formule prononcée après le nom du prophète, «littéralement: Allah a prié sur lui et l’a salué», lubrifie le passage du contenu vers l’inconscient.

Scaphandre doctrinal

Le musulman n’apprend pas à dialoguer, la critique ne suscite que colère et insultes

Un verset ordonne : «Vous couperez les mains du voleur et de la voleuse en punition de leurs crimes.» Ce châtiment prouve pour la psychiatre l’incapacité de ce monde à comprendre le crime et donc la justice… Versets et hadiths enferment leur victime dans un «scaphandre doctrinal». Et vu que «l’épée de l’islam est dégainée» au-dessus de sa tête, il lui est interdit de questionner. Le musulman n’apprend pas à dialoguer, la critique ne suscite que colère et insultes. L’islam est devenu un code héréditaire dont sont aussi victimes, observe l’auteure, les minorités qui vivent sous sa tyrannie.

La crainte poursuit le croyant et l’empêche d’être créatif. L’islam conduit aussi à des comportements absurdes. «Sa hantise de la vérité absolue lui enjoint l’ordre d’entrer dans la salle de bain avec le pied gauche et de ne manger qu’avec la main droite…» Ou l’amène à croire aujourd’hui encore, puisque Mahomet l’a dit, que l’urine de chameau est le meilleur des médicaments.

Ce processus d’identification au «Beau modèle», conduit à défendre, par exemple, le mariage du prophète avec Aïcha, âgée de six ans, ou avec Safiya, «une femme juive avec laquelle il a copulé sur le chemin de retour d’une razzia durant laquelle il avait tué le mari, le père et le frère».

Les mariages de fillettes se perpétuent depuis quatorze siècles. Pour l’auteure, il n’y aucune différence entre le viol d’Aïcha par Mahomet et le mariage d’une petite Yéménite de 10 ans, médiatisée il y a quelques années lorsqu’elle a obtenu le divorce. Mais toute remise en question de ces mœurs comporte un risque majeur : faire vaciller toute la doctrine.

Grâce à cette programmation, nombre de conduites n’ayant aucune valeur éthique ou humaine sont instillés :

«…nous faisons lire, réciter et répéter à nos enfants ces enseignements qui les programment, les empoisonnent et les nourrissent de haine et de xénophobie.»

Une immense privation affective

Pour Wafa Sultan, les enfants les premiers, vifs et curieux, pourraient poser des questions. Mais «dans le milieu islamique, l’enfant voit le jour dans la répression. Le processus pédagogique qu’on lui fait subir écrase chez lui, même au berceau, tout sens de curiosité. Chaque fois que l’enfant entreprend spontanément une initiative, il n’entend comme réaction que l’un de ces deux mots : «Ayb » (c’est honteux), ou «haram » (c’est un péché) (…) Chacun de ces deux types de ressentiments suffit pour détruire sa vie et briser sa personnalité.»

Dans la doctrine, l’enfant n’a aucune valeur, c’est un ornement, une jouissance au même titre que les biens matériels.

«Je ne crois pas qu’il y ait une nation sur terre aussi totalement privée de sentiments que le monde islamique en général et arabo-islamique particulier.»

La psychiatre estime que les dogmes de cette religion, sa répression sentimentale et psychique produisent «une avidité affective inassouvie». Cette absence de sentiment s’exprime entre autres par les «crimes d’honneurs», encore fréquents dans le monde islamique. Ils ont été importés dans le nôtre, témoin l’exemple d’un père qui a tué sa fille au Canada, parce qu’elle refusait de porter le foulard.

«La force de la «parole» islamique est telle qu’elle peut faire faire les choses les plus abominables à ses prosélytes (…) Rien sur terre ne peut justifier qu’un homme se détache de ses sentiments à l’encontre de la chair de sa chair et la tue comme on tue une bête. (…) c’est la programmation mentale qui le transforme en fauve déchaîné (…) Voilà bien, hélas, la conséquence tragique et l’impact regrettable des enseignements attardés de l’islam !»

Fracture affective encore lorsque la doxa considère les femmes comme «trop sentimentales» pour apporter un témoignage fiable. Ce qui justifie qu’il ait la valeur de la moitié de celui d’un homme.

L’islam est aussi une culture de la mort qui dévalorise systématiquement la vie ici-bas. «Ce mépris s’est étendu jusqu’à englober sa propre vie elle-même.»

Des versets autorisent le meurtre avec préméditation :

«Ô vous qui croyez ! La loi du talion vous est prescrite en matière de meurtre : homme libre pour homme libre, esclave pour esclaves, femmes pour femmes. »

Et l’auteure de commenter: «Y a-t-il un esprit humain raisonnable qui puisse admettre que la grandeur de Dieu s’articule dans la préférence de l’homme libre sur l’esclave et dans l’aliénation de la femme par rapport à l’homme ?!»

Femmes déficientes

«Les enseignements de l’islam ont engendré, voire déterminé, la condition la plus humiliante et la plus dégradante pour la femme tout au long de notre histoire.»

A propos de la polygamie, la psychiatre calcule que si chaque homme épouse quatre femmes, seuls 25% des hommes trouveront des femmes.

Elle n’a aucun doute que ce qui mène aux attentats-suicides est la répression sexuelle. L’islam utilise le désir sexuel comme une stratégie, il le réprime afin d’attiser la volonté de combattre. Pour elle, c’est clair: «Le Coran incite au terrorisme».

Le mépris des femmes n’est pas étranger à la fêlure affective des musulmans, comme le montre ce hadith :

«Vous les femmes, vous constituez la majorité des habitants de l’enfer. Si on vous donne quelque chose, vous n’en remerciez pas. Si un malheur vous touche, vous ne prenez pas votre mal en patience. Si on vous prive de quelque chose, vous ne cessez de vous plaindre. »

«Depuis plus de 1400 ans, ce hadith trotte dans la conscience de l’homo islamicus.»

Le crime que constitue le viol n’est pas abordé par le Coran, observe Wafa Sultan, alors qu’il châtie l’adultère ou l’amour avant le mariage, des situations dans lesquelles les «coupables» sont consentants.

«Epousez (littéralement niquez) autant qu’il vous plaît de femmes ou ce que votre main droite possède ». Il n’existe pas de freins moraux qui atténue l’impact de ce verset. Si l’homo islamicus ne maîtrise pas ses instincts sexuels, poursuit la psychiatre, il ne maîtrisera pas non plus d’autres envies telles que «piller, tuer, s’énerver, faire du mal ou violer n’importe quelle règle relatives à la morale!»

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

La littérature islamique regorge de descriptions de la puissance sexuelle de Mahomet. Les jurisconsultes plongent inlassablement dans leurs textes pour en tirer des normes de comportement, jusqu’aux plus intimes. «Le chercheur qui fouille dans la littérature islamique à la recherche des enseignements relatifs au sexe aura vite la nausée.»

Et l’on reste pétrifié qu’au XXe siècle, Khomeiny ait pu décréter :

«Il n’est pas licite de copuler avec la femme n’ayant pas atteint l’âge de neuf ans, que le mariage soit permanent ou intermittent. Quant aux autres jouissances, comme l’attouchement, l’étreinte et le cuissage, elles sont licites, même avec le nourrisson.»

L’auteure souligne «la sauvagerie» des enseignements et la violence de la  langue : «Combattez… Tuez… Coupez les mains et les pieds… Coupez les têtes… Frappez-les au cou… Frappez sur tous les bouts des doigts… Serrez… Enchaînez-les solidement…»

«…ce discours a creusé durant plus de 14 siècles, des fossés profonds, des gouffres, des abîmes dans l’inconscient de l’homo islamicus. Un chaos de perdition s’y est installé.»

Haine de l’Occident

Du jour au lendemain, le pétrole a réveillé les nomades du Moyen orient. «Ils ont été contraints d’adopter un style de vie étrange autant qu’incompatible avec sa charia et ses lois obsolètes.» La technologie moderne dont il jouit, mais à laquelle il n’a aucune part, suscite haine et rancune à l’égard de l’Occident.

Nombre d’adorateurs d’Allah vont vivre avec des populations qu’ils ont appris à détester et qui sont majoritaires.

«Combien de fois nous a-t-on fait lire et répéter, lorsque nous étions petits, le verset coranique suivant : «Uzaïr est fils de Dieu. Les chrétiens disent : le Messie est fils de Dieu. Telles sont les paroles de leur bouche. Ils répètent ce que les impies disaient avant eux. Que Dieu les écrase ! Ils marchent à reculons.»

Et de s’interroger : «Comment voulez-vous donc, devenant adulte et entrant dans la vie active, que nous puissions respecter les juifs et les chrétiens et vivre en paix avec eux ?»

Au Moyen-Orient, l’actualité donne la réponse tous les jours.

La psychiatre met souvent en valeur la capacité d’adaptation des chrétiens et des juifs par rapport à leurs textes. Nourrie durant son enfance et sa jeunesse en Syrie de la haine féroce des juifs, elle les a découverts en Occident et les oppose souvent aux disciples du prophète.

«Les juifs ont pu dépasser la conception du contenu de leurs livres saints. Ils ont montré au monde entier leur capacité d’adaptation en tout temps comme en tout lieu, alors que les musulmans sont restés un cadavre froid, enveloppé dans le manteau de leur prophète.»

Un livre incompréhensible

Le Coran est incompréhensibles pour 90% des musulmans, affirme Wafa Sultan, et pas parce que la grande majorité ne connaissent pas l’arabe.

«La nébulosité intellectuelle qui se dégage de cet amphigouri linguistique a fait du musulman son otage permanent muselé.» Où se trouve, questionne-t-elle, la clarté dans un livre que Wafa Sultan elle-même ne peut comprendre ? «Où se manifeste le miracle dans ce livre qui regorge d’erreurs linguistiques, historiques mais surtout d’aberrations morales ?»

Cette réalité donne un grand pouvoir aux docteurs de la loi :

«La seule solution qui nous reste, c’est de séquestrer ces charlatans, ces imposteurs et ces prestidigitateurs, afin de pouvoir libérer les jeunes esprits de l’hégémonie mentale qu’exercent ces discours aveuglants, aberrants. Si nous ne sommes pas en mesure de les enfermer, il faudra sensibiliser les jeunes et les conscientiser : écouter avec beaucoup d’attention le délire hallucinant de ces illusionnistes, et empêcher leurs palabres de s’infiltrer furtivement dans l’inconscient de toutes les générations futures.»

Et de lancer cet appel :

Internet permettra la «désintégration mentale» de la programmation islamique

«Musulmans du monde entier ! Ayez un peu de pudeur ! Ne vantez plus dorénavant la beauté de votre religion avant d’en extirper tout ce qui s’y révèle immonde et abominable !»

Optimiste pourtant, elle pense qu’Internet permettra la «désintégration mentale» de la programmation islamique. Que Dieu l’entende !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.

* En achetant le livre avec ce lien, vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%. Cette information est fournie pour assurer une parfaite transparence des conséquences de votre action, conformément à la recommandation 16 CFR § 255.5 de la Federal Trade Commission.

  • Imprimer/Email

    0

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Un écrivain algérien : « Les Arabes sont arriérés et pas adaptés à la civilisation »

Fustigeant le monde arabe, l’écrivain algérien et ancien observateur de la Ligue arabe en Syrie Anouar Malek, exilé en France, a déclaré dans l’émission phare d’Al-Jazeera « La direction opposée » : « En toute honnêteté, les Arabes sont tellement arriérés, qu’ils ne sont pas du tout adaptés à la civilisation ! »

Lorsque l’animateur de l’émission demande ce qu’un grand pays arabe comme l’Égypte a à offrir, Malek répond : « l’Égypte n’a que des fèves, et je le dis avec toute l’ironie du monde. (…) Elle vit de l’aide américaine. Sans elle, les Égyptiens mourraient de faim. » L’émission de débat a été diffusée sur la chaîne panarabe Al-Jazeera le 3 mars 2009.

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Posted in Islamistes by admin. No Comments

Cru, mais tout est juste …

Le Chameau ( « #PasD’amalgames »!)

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Posted in Islamistes by admin. No Comments

Harcèlement Sexuel

Une jeune chrétienne égyptienne du Caire se fait déshabiller et harceler pour la forcer à se convertir à l’islam …

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Posted in Islamistes by admin. No Comments

Des migrants forcent une Suédoise à des fellations

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Posted in Islamistes by admin. No Comments

Bienvenue chez les … islamistes


NO COMMENT


Réveillez-vous, l’ennemi est infiltré parmi nous !
Bataclan, Nice, ça ne fait que commencer …

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Posted in Islamistes by admin. No Comments

Nous sommes en guerre …


Du bon sens, rien que du bon sens :

(si vous n’avez pas le temps de lire, mettez sur pause)


PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Posted in Islamistes by admin. No Comments

Suivez-nous !

Combattre l’ISLAMISATION de l’Europe,

Pour le respect de NOS VALEURS.

NON à la charia anti-démocratique …

STOP ISLAMISME !

Recevez les articles dans votre lecteur RSS,
cliquez sur cette icône :RSS Islamisme

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Posted in Islamistes by admin. Commentaires fermés sur Suivez-nous !

Pologne : Natalité en hausse, meilleur taux depuis sept ans

La Pologne connaît un baby-boom, avec des estimations prévoyant que jusqu’à 400.000 enfants seront nés d’ici la fin de 2017, a déclaré le quotidien Dziennik Gazeta Prawna.

Selon le journal, le nombre de bébés nés a été en constante augmentation depuis Octobre l’année dernière, atteignant un sommet de sept ans en Janvier.

Le quotidien ajoute que la raison du boom pourrait être le programme «500+» du gouvernement, qui fournit à toutes les familles de deux enfants ou plus une somme de 500 PLN (124 USD, 115 EUR) par mois par enfant.

L’article indique également que le dynamisme du marché du travail polonais est un facteur important dans la croissance du nombre de naissances.

thenews.pl

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Islington (Londres) : une voiture folle fonce sur des piétons, 4 blessés

[unable to retrieve full-text content]

BREAKING: At least four injured as car ploughs through pedestrians in #Islington, London https://t.co/FUVPnVwXpX pic.twitter.com/YDcp2zx2KT — Daily Express (@Daily_Express) March 26, 2017

Cet article Islington (Londres) : une voiture folle fonce sur des piétons, 4 blessés est apparu en premier sur Fdesouche.

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

ENA : le jury du concours pointe les lacunes des candidats mais refuse les «considérations déclinistes»

Le rapport de jury du dernier concours de l’Ecole nationale d’administration pointe les lacunes des candidats, tout en se refusant à des « considérations déclinistes ».

« La lecture et la compréhension du sujet posent encore problème à de trop nombreux candidats », déplore le jury du concours 2016 de l’Ecole nationale d’administration (ENA) dans son rapport, publié mi-mars.

[…] C’est aux épreuves écrites d’admissibilité que de nombreuses lacunes sont pointées par le président du jury, Thierry Bert, énarque et inspecteur général des finances. Il réfute néanmoins les «considérations déclinistes»sur les compétences des candidats : le niveau de formation initiale reste « très élevé » et «ils parlent souvent plusieurs langues. Ils ont effectué de nombreux séjours à l’étranger». […]

Dès les premières pages du rapport, le président du jury rappelle la méthodologie pour apprécier ce cru 2016. Pour les épreuves écrites, les grilles de notation ont pris en compte à la fois la forme (clarté et plan) et le fond, tout en relativisant l’importance de l’orthographe. «On n’écrit plus comme Montaigne ou Richelieu, pourtant fondateur de l’Académie. Nous savons aussi qu’il [l’orthographe] s’agit souvent d’un marqueur social, et qu’il faut donc relativiser son importance si l’on veut pratiquer des recrutements innovants» , admet M. Bert.

[…] Une fois les écrits passés, les candidats ont été jugés à l’oral. Le président tient à signaler que, dans leur grande majorité, «les candidats admissibles aux épreuves orales sont apparus très divers, vifs, intelligents, souvent engagés dans des activités associatives ».
[…]

Le Monde

Merci à Lilib

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Diplomatie : « Je servirai Marine Le Pen si elle est élue »

Sous le pseudonyme de Victor Juin, un ancien ambassadeur de France à Tokyo répond à Thierry Dana, ambassadeur de France au Japon, qui a publié une tribune dans Le Monde affirmant qu’il « refuserait de servir » Mme Le Pen si elle était élue présidente de la République.

En République française, tous les candidats ont droit au respect du devoir de réserve de la part des hauts fonctionnaires, fussent-ils ambassadeurs de France. Mme Le Pen comprise.

Je ne peux penser que sa démarche avait pour but de se pousser du col alors que la saison des transferts bat son plein au ministère et que chacun est à la recherche d’un nouveau poste. C’est donc nécessairement un sens moral et éthique élevé qui a poussé Thierry Dana à rendre publique l’aversion profonde que lui inspire la candidate frontiste. Diplomate soucieux de grands principes, mon collègue aurait pu se poser également – et en préalable – la question du devoir de réserve avant de s’en prendre publiquement et avec autant de violence à une candidate à l’élection présidentielle. Devoir de réserve que le ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé à tous les agents dans un message bienvenu. Mais Thierry Dana a manifestement considéré que, dans le cas de Mme Le Pen, le devoir de réserve ne s’appliquait pas. C’est précisément cela qui est insupportable.

Je ne suis pas lepéniste ; d’ailleurs peu importent mes options politiques. Comme Thierry Dana et Gérard Araud, notre ambassadeur-tweeter en poste à Washington qui n’a pu s’empêcher de soutenir la tribune de Thierry Dana d’un gazouillis électronique, j’ai été membre d’un cabinet ministériel, ambassadeur bilatéral et ai représenté la France dans les grandes instances internationales. Tout au long de ma carrière, j’ai servi des gouvernements de toute nature et accueilli des ministres dont je ne partageais pas nécessairement les idées. J’ai plus d’une fois serré les dents et mis un mouchoir sur mon opinion personnelle afin de défendre une ligne politique au rebours de ce que je croyais bon pour le pays. Je l’ai fait sans faillir pour une raison implacable : cette ligne politique émanait d’un gouvernement élu démocratiquement par le peuple français, et il ne revenait pas à un fonctionnaire qualifié de « haut », mais en réalité lilliputien au regard du suffrage universel, de remettre en cause le choix démocratique du peuple. […]

C’est également une marque insupportable de mépris pour les millions de Français qui ont l’intention de voter pour Marine Le Pen. Le mépris, ils y sont habitués me direz-vous. Cela fait des années, des décennies pour les plus anciens convertis, que les électeurs du Front national s’entendent dire qu’ils sont au choix, des racistes, des fascistes, des malades mentaux et, dans tous les cas, de sombres abrutis.

[…] Il serait bon d’ouvrir les yeux. Est-ce la « faute » du peuple français s’il n’apprécie guère que la Commission européenne prenne des décisions qui impactent son existence sans qu’elle le consulte ? Est-ce la faute de nos compatriotes s’ils ne parviennent pas à percevoir la forte croissance économique et le plein-emploi que la création de l’euro était censée leur apporter ? […]

A part le – très gros – morceau de la déconstruction de l’Union européenne, le reste de la politique étrangère de Mme Le Pen ne casserait pas trois pattes à un canard. Pas d’isolationnisme nord-coréen ou albanais ; une relation proche avec la Russie, grand classique de la diplomatie française ; une volonté d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis ; une sortie probable de l’OTAN ; une politique favorisant la relation entre nations plutôt qu’entre blocs. Rien de révolutionnaire. Pour paraphraser une célèbre réplique du film OSS 117, on pourrait même dire : « c’est la France du général de Gaulle, madame. » […]

Causeur

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

Fiasco du meeting de Macron à La Réunion : « Les spectateurs partent par grappes »

Emmanuel Macron a fait monter un enfant de six ans qui a demandé au candidat comment il fallait faire « pour devenir président de la République ». Une séquence inédite qui cachait un certain malaise. Cette nouvelle forme de meeting, totalement improvisée, n’a pas séduit les participants qui ont quitté la salle par vague tout au long du rendez-vous. (source)

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments

La crise du mariage en islam fait-elle avancer l’égalité ?

Les divorces se multiplient dans les communautés musulmanes. Des prédicateurs radicaux témoignent d’une étonnante ouverture. D’autres rappellent la pure doctrine des textes.

«La meilleure des communautés» découvre qu’elle n’échappe pas au sort commun : mariages tardifs, divorces et célibat sont en hausse. Désormais, imams, formateurs et thérapeutes hantent les centres islamiques afin de tenter de limiter les dégâts.

J’ai remarqué cette préoccupation en faisant une recherche sur le très radical Nabil Ennasri. Le visionnement de vidéos d’autres de ces faiseurs d’opinions, très suivis et que l’on connaît surtout par des discours destinés à susciter la révolte de leurs troupes contre nos sociétés, m’a fait découvrir des discours étonnants.

Certains de ces radicaux prônent une (presque) parfaite égalité entre hommes et femmes.

Droits, devoirs, virginité (de moins en moins obligatoire), infidélité (de moins en moins grave), droit égal aux études et à l’emploi, etc. Pas de blâme de la conjointe sans préciser que l’exemple vaut aussi pour le conjoint. La répudiation s’est définitivement muée en «divorce» et il est accessible aux deux sexes. La doctrine classique est oubliée. Les orateurs justifient néanmoins leur nouvelle approche en puisant dans la grande bassine à hadiths qui permet de dire tout et son contraire, voire d’inventer ici ou là.

L’adultère et les relations sexuelles avant le mariage, punis du fouet et de la lapidation dans les textes, deviennent banalement «haram» et s’effacent facilement moyennant le retour sur la bonne voie. Nulle mention de la polygamie, rarement de la dot. Et pas d’injonction à utiliser sa femme comme un champ de labour.

Reste l’obligation majeure : le sexe doit être pratiqué dans une relation licite, le mariage. Et désormais LES mariages.

Le divorce ? Une occasion de faire la fête !

Dans «Divorce et famille recomposée», le formateur Hassan Iquioussen est d’une modernité époustouflante ! Il se lance dans un plaidoyer pour le divorce et même à un moment donné pour des relations hors mariages (il est remis à l’ordre par une vigilante auditrice). On a pourtant souvent entendu que ces séparations sont très peu goûtées par Mahomet. Iquioussen change d’optique. «Les compagnons du prophète divorçaient, et même à tire-larigot ! Ils divorçaient pour un oui ou pour un non. Ils se prenaient pas la tête : “Ça va pas ? Salut, on arrête les hostilités, rentre chez ton père (sic !). Hassan, le petit-fils du prophète, il paraît qu’il a eu 80 femmes dans sa vie. Divorce, mariage, divorce…” Et si son public est choqué, il a bien tort, suggère-t-il. Après tout, “c’est pas la fin du monde, un divorce”, il doit même “être une occasion de faire la fête.”

L’égalité a ses limites. Dans un enregistrement audio, Iquioussen s’indigne que seuls des hommes assistent à sa conférence, d’autant qu’il y a plein de places à l’arrière. Et d’expliquer : “Le prophète a dit : le meilleur des rangs pour les hommes, c’est le premier. Le pire c’est le dernier. Le meilleur des rangs pour les femmes, c’est le dernier, le pire c’est le premier.” Il a publié une autre intervention avertissant des “dangers de la mixité”.

Ali Habibbi, “psycho praticien, thérapeute de couple, sexologue et addictologue” (aux drogues comme au porno), chasse le client dans des mosquées radicales. L’égalité dans le couple est un credo. “Des femmes ont eu des rapports avant le mariage. La réaction de certains frères et des hommes en général, c’est qu’elle est forcément une mauvaise femme. (…) Ça ne les empêche pas eux d’avoir vécu la même chose. Mais quand un homme a eu des rapports avant le mariage c’est super ! (…) L’acte est blâmable pour les deux. Vous n’avez pas à juger.”

Ces experts ont enfin découvert qu’“on ne peut prouver la virginité ni d’une femme ni d’un homme”. L’obligation d’afficher un drap taché le lendemain de la noce, dit Habibbi, n’est que “barbarie”, étrangère à l’islam. Mais –c’est moi qui souligne– pratiquée par l’islam depuis des siècles, elle a fait des dizaines de milliers de victimes, répudiées par ignorance.

Sur la virginité, Habibbi va loin. L’obligation de virginité est un phénomène culturel, pas religieux. Ce ne sont plus les relations avant le mariage qui posent problème, c’est le mensonge. Dire qu’on est vierge ou puceau à son promis ou sa promise, alors que ce n’est pas vrai, c’est “un motif d’annulation du mariage”.

Rachid Haddad est au diapason. Il observe que des jeunes hommes (l’orateur utilise l’intéressante expression “musulmans de souche”) découvrent les joies de la chair avant le mariage. Et certains de ces dévergondés “voudraient que celle qu’ils épousent soit vierge. Incroyable ! (…) Et des jeunes ne savent pas comment fonctionne une fille… Des filles aussi se dévergondent. Je leur dis : stop ! stop ! Le minimum est de se nettoyer…” Haddad nous apprend aussi que des musulmanes ne veulent pas épouser des Arabes, “car ils sont violents”.

Mahomet est vraiment très fort. Il a tout prévu, tout vécu. Par exemple, lors de sa première nuit avec une nouvelle épouse, il mettait la main sur son front et faisait une prière. Ensuite il consommait “avec des préliminaires. Le prophète a fortement recommandé les préliminaires !”

En islam comme ailleurs… et plus qu’ailleurs

L’ami du Qatar Nabil Ennasri pose un diagnostic “dans le cadre islamique”, en réalité dans le cadre le plus mécréant qui soit. Il affirme en ouverture qu’il va vulgariser ce que disent le Conseil européen de la fatwa et sa cinquantaine d’oulémas, de même que l’institut de formation d’imams de Château-Chinon, deux organismes de Frères musulmans liés au fanatique Al-Qaradawi dont il est un grand admirateur. Mais après avoir fait sa révérence aux extrémistes, il les oublie au profit de sociologues et démographes contemporains, Emmanuel Todd, Youssef Courbage, François de Singly.

Ennasri a découvert que le taux de fécondité, “et c’est universel”, diminue parallèlement au taux d’éducation et à la maîtrise de la procréation. Or, chez les musulmans aussi, et peut-être davantage encore que chez les infidèles, de nombreuses femmes sont plus diplômées que les hommes. “Le taux de femmes d’origine maghrébine qui entrent à l’uni est de 20 points supérieur à celui des hommes”. Les filles considèrent l’éducation comme “une planche de salut. Elles peuvent s’éduquer, s’émanciper, et sortir d’une forme de carcan.”

Le phénomène n’est pas sans conséquence : “L’homme a peur d’une femme plus éduquée que lui. Il la veut d’un niveau social inférieur au sien (…) et c’est encore plus vrai pour les hommes d’origine arabo-africaine (…) Les hommes se tournent vers des femmes moins diplômées, qui correspondent à la femme-mère”, celle qui accepte d’avoir pour unique horizon l’essor du peuple des croyants. Ou alors, précise Ennasri, ces hommes épousent des non-musulmanes ou encore vont chercher chaussure à leur pied “au bled”. Si l’on ajoute qu’une longue formation conduit de nombreuses musulmanes à rester célibataires et aux deux sexes à ne rejoindre le marché matrimonial que vers 27-28 ans, l’offre décline.

D’autres fléaux similaires à ceux qui frappent les incrédules s’ajoutent à ce paysage, cités par Ali Habibbi : “La plupart des parents ont complètement démissionné”, et même s’ils sont à la hauteur, bien des enfants “ne les écoutent plus”.

Quels antidotes à ces maux ? Dur-dur ! Soigner le casting du promis ou de la promise, demander l’avis des parents, voire des “grands savants”, ne pas fuir au premier conflit. Et pour Habibbi, se marier jeune, même sans ressources. Avec cet argument imparable : “Ne pas oublier que ce ne sont pas vos clients, ce n’est pas votre patron qui vous donne de l’argent, c’est Allah ! Si vous voulez vous marier à 20 ans, il ne vous abandonnera pas. On peut très bien étudier et être marié.”

Le célibat, proscrit en islam, est vivement combattu au prétexte que la personne souffre terriblement. “Les tentations sont majeures. Nous vivons dans une société hypersexualisée (…) Tout est fait pour vous provoquer, vous pousser soit à la perversion, soit au déclin de votre âme. Les célibataires subissent cela toute la journée. Il faut résister ensemble, seul c’est très difficile. La tentation est si puissante, c’est difficile de résister même pour les personnes mariées.” Quelles solutions ? Les orateurs sont à la peine.

Aucun ne remet en question la ségrégation sexuelle des mosquées, pourtant assez peu efficace si l’on en croit ce qui précède. Et le foulard reste pour tous une obligation religieuse. Il faut bien que la conquête culturelle se manifeste quelque part.

Reste une impression positive, celle que sur ce coup-là, beaucoup de filles formées à l’égalité occidentale n’ingurgitent plus si facilement le traditionnel sexisme. Et pouvoir divorcer facilement séduit aussi les hommes. Entre études longues, volonté d’occuper des emplois rémunérateurs et pensions alimentaires, la fécondité musulmane pourrait bien être freinée. L’envie de profiter davantage des biens de ce monde qu’avec les aides sociales affleure souvent.

Leur religion devance la science depuis 1400 ans

Dans ce domaine des mœurs, il existe encore des orateurs camés aux textes, qui atteignent des scores de visites stratosphériques. Le salafiste Naber Abou Anas en est un.

Dans une de ses interventions (300 000 visiteurs), il prône tout plein de gentillesses à l’égard de l’épouse. Mais ses autres vidéos le montrent en pleine marinade sexiste. “J’ai entendu de mes propres oreilles un jeune dire qu’il avait des rapports avec sa femme durant ses menstrues.” C’est l’occasion pour l’imam de conforter l’interdit par les “preuves scientifiques” apportées aujourd’hui : des transmissions d’infections sexuelles et des blessures du pénis. Et de conclure : “Notre religion, elle a devancé leurs découvertes, elle a devancé la médecine depuis 1400 ans ! On n’a rien à apprendre de chez eux, on a tout à leur enseigner !” Il sous-titre son site “Une étincelle de Science sur le net”.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Comment des centaines de milliers de musulmans éduqués dans nos sociétés, peuvent-ils avaler cette ratatouille ? Et s’ils l’avalent, pourquoi ne goberaient-ils pas aussi l’appel au rejet des non-musulmans, la nostalgie de l’esclavage, la nécessité de répandre cette religion sur la planète… le djihad ? La radicalisation ne commence-t-elle pas là ? Comment se fait-il que des Nadas, Rachid Abou Houdeyfa ou Mehdi Kabir et bien d’autres puissent librement radicaliser les musulmans ? Voir une imposante brochette d’entre eux ici.

Allez, un dernier verre de misogynie. La “législation sublime et complète” de sa religion enseigne à Adas ce que doit être “Le vêtement de la femme” (115 000 vues).

“Ma sœur en islam, tu es un trésor, tu es un bijou… Mais tu n’as pas à vivre comme tu le veux, mais comme Allah le veut.” Haro sur les habits serrés, courts, colorés, sur le maquillage et le brushing. Pour sortir, elle doit être moche. “Par tes vêtements, tu peux attirer les hommes et on sait très bien que les hommes sont très fragiles… La femme ne doit pas être attirante.” L’homme fragile est néanmoins le chef de famille, rappelle-t-il, et son épouse doit le servir et lui obéir.

“Ma sœur, tu dois porter le hijab (…) Le cou, les cheveux, les oreilles, on ne doit rien voir (…) Le hijab c’est l’ensemble du vêtement et il doit être ample. … Le prophète il a dit qu’il a vu en enfer des femmes mi-nues, mi-vêtues.”

Le parfum fait d’elle “une fornicatrice”. Il attire les hommes, ce qui est aussi très fâcheux. “Toi tu es simple, humble, précieuse, discrète. Sinon tu seras la cause d’un péché.”

Dans la même veine, j’ai lu ailleurs cette énigmatique déclaration du prophète : “Quatre sont des traditions des Messagers : le henné, le parfum, le cure-dent et le mariage.”

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.

  • Imprimer/Email

    0

PARTAGEZ ! ...

Comments

comments